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Interview  (Paris)  27 avril 2006

La nouvelle petite sensation du rock indépendant américain, The Spinto Band, est à Paris. Certes, pour le moment ils ne sont pas aussi connus que leurs compatriotes de Clap Your hands Say Yeah, mais leur premier album, le justement titré Nice And Nicely Done, devrait leur apporter pareil destin.

Ce succès ne serait pas usurpé, tant ce premier album déborde de pop ensoleillée.

Entretien avec Jeff Hobson, Sam Hugues, Thomas Hugues ( rien à voir avec le roi du brushing de TF1…), histoire d'en savoir un peu plus sur ces jeunots (20 ans de moyenne d'age) qui semblent tout droit débarqués du brevet des collèges !!

D'où venez-vous ?

Spinto Band : Nous venons de Wilmington, dans l'état du Delaware.

Vous avez l'air tout jeune, vous avez formé le groupe au lycée ?

Spinto Band : En fait, on se connaît depuis plus longtemps que ça, nos parents sont amis depuis des années. Quand on était gamins, nos parents nous laissaient jouer ensemble, on a quasiment grandis ensemble.

Et quand avez-vous décidé de jouer de la musique ?

Spinto Band : Au fur et à mesure, on nous a offert des instruments de musique (pour Noël). Il y a peu près huit ans. Le beau- père de Sam et le père de Thomas jouent dans un groupe, et il nous ont 'légué' leur vieux matériel.

Quel genre de musique jouent vos pères ?

Spinto Band : Du vieux rock, de la country, ils nous ont beaucoup aidé pour enregistrer, pour nos premiers concerts. Ils sont connus dans la ville d'où nous venons, mais c'est tout.

Votre succès va peut être leur permettre de se faire connaître?

Spinto Band : On aimerait bien !

D'où vient le nom de votre groupe ?

Spinto Band : C'est en hommage au grand-père de Nick (Krill, du groupe)

Une scène "post Strokes" semble se dessiner aux Etats-Unis. Il y a quelques mois, on voyait les Clap Your Hands Say Yeah partout. Vous sentez-vous proches de ce genre de groupe, de faire partie d'une nouvelle scène émergente en Amérique ?

Spinto Band : On ne les connaît pas, donc ce n'est pas facile à dire. Je connais la musique du groupe et je ne vois pas le lien, la connexion. Le seul point commun que nous avons avec eux, c'est qu'ils sont partis de rien, ils ont construit leur réputation sur le bouche à oreille…

Aussi beaucoup grâce à Internet. Qu'en est-il pour vous ?

Spinto Band : Oui, Internet a joué un rôle dans l'essor du groupe. Il y a de plus en plus de blogs qui parlent de musique. Mais nous n'avions pas comme objectif de devenir connus par l'Internet. On a juste créé un site pour notre groupe, c'est ce que fait n'importe quelle personne qui monte un groupe… Après, nous avons eu de la chance, c'est pour cette raison qu'Internet est un bon outil. Après, il y a un gros facteur chance : nos parents étaient dans un groupe, et les gens parlaient de nous sur leur blog…

Ca fait combien temps que vous tournez ?

Spinto Band : A peu près un mois entre le Royaume-Uni et ici, avant, nous avions joué quelques dates aux Etats-Unis avec les Arctic Monkeys.

Ca fait quoi de tourner avec la grosse sensation rock de ce début d'année ?

Spinto Band : C'était de la folie, tous les concerts se jouaient à guichets fermés. Mais bon, on avait un contingent de fans qui venaient nous voir jouer, donc c'était plutôt cool. Mais les gens qui venaient voir les Arctic Monkeys étaient cool. Il y a avait beaucoup de jeunes, qui venaient avec leurs parents, ils étaient contents de venir écouter notre musique, qui n'est pas si éloignée de ce que font les Arctic Monkeys.

Un nouveau groupe peut parfois en cacher d'autre… Le Delaware cache-t-il une nuée de groupe comme cela l'était le cas à Seattle ou Olympia ?

Spinto Band : Le problème est qu'il n'y a quasiment aucune salle pour jouer, donc où mettrait-on cette "scène" ?. En général, on est obligé de se diriger vers d'autres villes pour pouvoir faire des concerts… C'est pour ça que New York est pas mal… Mais bon, il y a vingt ans le Delaware a apporté sa pierre au rock américain, avec le groupe Television (ndlr : de Tom Verlaine). On pourrait essayer de lancer une nouvelle scène, mais il faudrait qu'on trouve une salle potable pour venir faire jouer nos potes… D'où on vient il n'y a guère que des groupes de reprises, c'est ce que les gens veulent voir donc…

Malgré votre jeune âge, votre album reflète une large palette d'influences… Q'avez-vous écouté pendant votre adolescence ?

Spinto Band : On beaucoup écouté le groupe de nos parents !!!! Les Beatles, Donovan,

Qu'en est-il des groupes plus récents : Sonic Youth, Pavement ?? Les groupes des années 90 ?

Spinto Band : On a jamais vraiment écouté Sonic Youth… On a écouté les premiers trucs des Flaming Lips, mais c'est a peu près tout… Ween, The Residents… On a eu notre période Nirvana aussi… On a des goûts différents… Sam écoute beaucoup de Hip-Hop…

La composition est-elle un processus démocratique ou y a-t-il des compositeurs attitrés dans le groupe ?

Spinto Band : Nick et Tom s'occupent des paroles. Pour la musique, c'est un travail plus collectif. Chacun amène son truc, et nous essayons de l'intégrer.

Vous êtes toujours à la fac ?

Spinto Band : Sam : J'ai fait deux ans à la fac, mais je prends un repos sabbatique.

Vous pensez que c'est sérieux de plaquer la fac pour se consacrer à un groupe de rock ?

Spinto Band : Avant on jouait ensemble mais ça ne donnait rien de très concret. Maintenant que nous avons la garantie de faire des tournées, nous voyons les choses différemment, on en profite. C'est un boulot a part entière.

Ce n'est pas un peu difficile de tourner avec un seul album ? Les concerts ne sont pas trop lassants à la fin ?

Spinto Band : Non, et puis si besoin est, nous disposons de vieux morceaux, mais les gens ne sont pas intéressés par des trucs qu'ils n'ont jamais entendu.

Vous êtes à l'affiche de gros festivals cet été ?

Spinto Band : Oui, des gros festivals en Angleterre, en Hollande, en Espagne, et on joue au Fuji Rock au japon, c'est dément, on est super excité à l'idée de jouer là-bas.

Ce soir c'est donc votre premier concert en France ?

Spinto Band : Oui, même si nous avons déjà participé à une émission de télé en France.

Ah Bon ?

Spinto Band : Ouais, un drôle de truc qui doit passer sur le câble, c'était notre première apparition en France, mais le concert de ce soir est une première, et demain nous jouons au Printemps de Bourges.

Pour finir, pourriez-vous résumer votre musique en trois mots ?

Spinto Band : Tomates, fraîches, dandy.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Nice and Nicely done de The Spinto Band
La chronique de l'album Cool Cocoon de The Spinto Band
The Spinto Band en concert à La Maroquinerie (27 avril 2006)
The Spinto Band en concert au Festival La Route du Rock 2006 (dimanche)
The Spinto Band en concert au Festival Les Inrocks 2006
La conférence de presse de The Spinto Band (13 août 2006)

Crédits photos : David (plus de photos sur Taste of indie)


Julien P.         
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# 22 septembre 2019 : Fin d'été

Fin d'été c'est le titre du nouvel album de Samir Barris, on vous en parle en ces premiers jours d'automne, tout comme les autres sorties musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques et muséales qui ont retenu notre attention cette semaine. C'est parti !

Du côté de la musique :

"Corpse flower" de Mike Patton & Jean Claude Vannier
Rencontre avec Joseph Fisher autour de "Chemin Vert", assortie d'une session acoustique à découvrir ici
"Prokofiev : Visions fugitives" de Florian Noack
"The basement tapes" de Mister Moonlight
"The uncompleted works volume 1, 2 & 3" de Nantucket Nurse
"Là-Haut" de Gérald Genty
"Ilel" de Hildebrandt
"Buxton palace hotel" de Studio Electrophonique
"Vian" par Debout sur le Zinc
"Impressions d'Afrique" de Quatuor Béia & Moriba Koita
"Fin d'été" de Samir Barris
et toujours :
"Schlagenheim" de Black Midi
"Tokyo dreams" de Dpt Store
"Terry Riley : Sun rising" de Kronos Quartet
"Diabolique" de l'Epée
"Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières" de Marie-Nicole Lemieux
"Like in 1968" de Moddi
"Voodoo queen" de One Rusty Band
"Moon" de Violet Arnold

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"L'Autre monde ou les Etats et Empires de la Lune" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Le Misanthrope" à l'Espace Cardin
"L'Animal imaginaire" au Théâtre de la Colline
"Data Mossoul" au Théâtre de la Colline
"Danser à la Lughnasa" au Théâtre 13/Jardin
"Le Frigo" au Théâtre de la Tempête
"A deux heures du matin" au Théâtre L'Atalante
"La Veuve Champagne" au Théâtre de la Huchette
"Le Square" au Lavoir Moderne Parisien
"Jo" au Théâtre du Gymnase
"Jean-Marie Galey - Ma Comédie française" au Lavoir Moderne Parisien
"Ah ! Félix" à l'Eglise Sainte-Eustache
"Le Voyage musical des Soeurs Papilles" à la Comédie des 3 Bornes
"Lucie Carbone - Badaboum" à la Comédie des 3 Bornes
"Casse-toi diva" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Nora Hamzawi" au Théâtre du Rond-Point
des reprises
"Letzlove - Portrait(s) Foucault" aux Plateaux Sauvages
"One night with Holly Woodlawn" aux Plateaux Sauvages
"Diva sur Divan" à la Comédie Bastille
"La Liste de mes envies" au Théâtre Lepic
et la chronique des spectacles à l'affiche en septembre

Expositions avec :

"Mondrian figuratif" au Musée Marmottan-Monet
"L'Age d'or de la peinture anglaise - De Reynolds à Turner" au Musée du Luxembourg

Cinéma avec :

"Ne croyez surtout pas que je hurle" de Franck Beauvais
Oldies but Goodies avec "Marie pour mémoire" de Philippe Garrel

et la chronique des films à l'affiche en septembre

Lecture avec :

"Barbarossa : 1941. La guerre absolue" de Jean Lopez & Lasha Otkhmezuri
"Bête noire" de Anthony Neil Smith
"Dictionnaire égoiste de la littérature mondiale" de Charles Dantzig
"Gaeska" de Elrikur Orn Norddahl
"Les refuges" de Jérôme Loubry
"Liquide inflammable" de Robert Bryndza
et toujours :
"Ici seulement nous sommes uniques" de Christine Avel
"Les altruistes" de Andrew Ridker
"Les yeux fumés" de Nathalie Sauvagnac
"Un autre tambour" de William Melvin Kelley
"Un mariage américain" de Tayari Jones
"Week end à New York" de Benjamin Markovits

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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