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Conférence de presse  (Printemps de Bourges 2006)  29 avril 2006

Philippe Katerine était présent au Printemps de Bourges 2006.

Comment c'est fait la connexion avec Gonzales et Renaud Letang pour cet album ?

Philippe Katerine : J'avais déjà travaillé avec eux pour une chanson et j'ai trouvé que c'est ce qu'il fallait pour mes nouvelles chansons. Je faisais des maquettes chez moi, je n'avais pas envie forcément de les réécouter et je me suis aperçu quand ils les reprenaient en main que je n'avais plus envie de les réécouter. Je leur ai demandé après cette expérience d'une de mes chansons, pour l'euro 2002. J'avais fais des maquettes, ils ont repris en main la musique, j'ai trouvé cela vachement bien, exactement ce que j'espérais.

J'ai fais les chansons dans ma chambre. Gonzales et Renaud Letang ont l'habitude de travailler dans un studio, toujours le même à Paris. Je me suis plié complètement à leurs habitudes : de travail, leur endroit, leur matériel, leur façon de faire, leur rythme. Tout cela en leur faisant complètement confiance.

Sur cette album on a l'impression que tu t'es lâché plus par rapport à ce que tu faisais avant. Est-ce de travailler avec Gonzales qui t'a permis cela, penses-tu la même chose ?

Philippe Katerine : Oui je me suis lâché, enfin "lâcher" ne veut pas dire grand chose en même temps. Quand j'étais tout seul à faire des chansons dans ma chambre, je faisais un peu ce que je voulais. Ce n'est pas évident de faire des chansons et de les proposer à des musiciens parce qu'il y a toujours une part de "honte" même. Quand tu es tout seul dans ta chambre, tu peux aller un peu au bout des choses en toute tranquillité, tu peux aller plus dans les extrêmes, ce que j'avais peut-être tendance à rejeter avant…

Pour le morceau "Louxor J'Adore", est-ce toi qui as choisi de le sortir en single ?

Philippe Katerine : Non, je ne décide pas cela, cela fait partie de mes chansons, peut importe laquelle va être choisie. C'est une chanson qui est mise en avant, après je suis d'accord… Ils auraient pris une autre chanson, j'aurai été d'accord aussi….

Est que tu changes à chaque fois ton entourage pour les différents albums, ou bien tu gardes la même équipe ?

Philippe Katerine : Cela change tout quand tu travailles avec des gens différents. Après j'ai l'impression que c'est plus le boulot de Raymond Domenech que je fais, c'est-à-dire de choisir les bonnes personnes au bon moment qui conviennent exactement à ce qui faudrait pour ces chansons. D'ailleurs c'est ce qui m'intéresse le plus de travailler avec des gens de cette façon.

Donc il n'y a pas vraiment une famille autour de toi ?

Philippe Katerine : Non.

Pendant la création de tes textes cela se passe comment, c'est de l'écriture automatique ?

Philippe Katerine : Non l'écriture automatique, ce n'est pas tout à fait ce que je fais, j'aime bien écrire assez vite et puis après je corrige un peu. L'écriture automatique c'est quasiment les yeux fermés, où le cerveau avance comme la main pense sur le papier, mais moi c'est pas tout à fait cela. C'est plutôt des retranscriptions d'un vécu ou d'un rêve, c'est plus des reconstitutions. Je ne fonctionne pas vraiment en automatique, c'est plutôt journalistique.

Beaucoup de personnes ne connaissent pas ton univers, tu les invites à voir "Peau de Cochon", le film qu tu as réalisé ?

Philippe Katerine : Cela peut être un bon plan, oui. de plus il est sorti en DVD donc on peut le voir facilement. Mais c'est un versant un petit peu radical. C'est un film, mais c'est comme si j'avais fait des chansons en prise directe avec un seul micro sans y retoucher sauf que c'est filmé.

Pendant cette période, as-tu laissé la musique de côté ?

Philippe Katerine : Non, je continuais en même temps, d'ailleurs cela m'aidait, cela marchait bien ensemble.

Les gens de ton entourage, par exemple Dominique A que l'on voit dans le film, se s'est-il pris au jeu pour ce film ?

Philippe Katerine : A partir du moment où ils acceptaient le principe, cela ne durait en plus pas beaucoup de temps, la séquence avec Dominique a durée deux ou trois heures, on a mis plus de temps à boire un coup après que de filmer, avec Thierry Jousse c'était pareil…

Ce n'était pas un vrai tournage, cela allait très vite, c'est ce que je voulais, un film complètement amateur. Cela veut dire sans éclairage, sans maquillage, sans repère. Il y a eu juste une mise en place pour Thierry Jousse pour qu'il soit le plus naturel possible, rassembler tout les ingrédients pour qu'il le soit.

Comment est venu l'idée de jouer en tournée avec les membres des Little Rabbits à part Federico qui n'est pas là ce soir…

Philippe Katerine : Oui sauf Federico qui effectivement n'est plus là. On passait des vacances ensemble à Noirmoutier en Vendée, les huîtres, le blanc… J'avais envie de faire des concerts et puis je ne sais plus qui a lancé cette idée. Mais j'ai trouvé que c'était tout à fait ce qu'il fallait faire. J'avais très envie de beaucoup d'énergie sur scène, quelque chose d'assez physique et eux aussi je crois, les chansons convenaient à cela donc c'était une intersection idéale. Enfin cela a paru naturel de le faire en tout cas. Et je ne m'en mords pas les doigts.

On parlait tout à l'heure de la manière dont tu écrivais, tu procédais beaucoup par listes, est-ce toujours le cas ?

Philippe Katerine : Non j'ai arrêté, je faisais beaucoup de listes jadis et puis là cela ne m'intéresse plus du tout…

Il y a une raison à cela ?

Philippe Katerine : Je suppose que j'ai besoin d'être rassuré autrement…

D'habitude tu joues dans des salle de taille moyenne, là ce soir c‘est au Phénix une grosse salle.

Philippe Katerine : C'est-à-dire que c'est toujours les mêmes chansons, ce que j'aime bien c'est que cela change tout le temps. Parce que là on va jouer devant 6 000 personnes, hier c'était devant 500 et ce sont les même chansons et en fait on les joue tout à fait différemment, ce sont des micro changements mais quand on se penche un peu sur les raisons ou le pourquoi de la chose, ces micro changements deviennent assez instructifs. Je n'appréhende pas cela spécialement, mais jouer devant 6 000 personnes c'est une expérience que je ne connais pas, je crois que je n'ai jamais joué devant plus de 1 500 personnes. Je ne sais pas ce qu'il va se passer…

Est-ce que tu repenses à faire un deuxième film ?

Philippe Katerine : Peut-être un jour, oui c'est possible. Toujours en amateur. Dès fois j'écris des trucs, je ne sais pas ce que cela peut devenir, là je suis plutôt sur le naturisme, autour de mythe de Narcisse. Cela se passerait dans une forêt à coté d'une autoroute avec un personnage nu dans le lac… Je ne sais pas … Cela vous parait une bonne idée ? Pourquoi pas donc…

 

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L'interview de Katerine (15 août 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de Katerine

Crédits photo : Rickeu


Céline et Rickeu         
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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
"Une immense sensation de calme" de Laurine Roux

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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