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Interview  (Paris)  22 juin 2006

Serena-Maneesh, formation norvégienne qui oeuvre entre la noise et le shoegazing tout en s'ouvrant vers d'autres horizons sonores, emmenée par Emil Nikolaisen, offre un magnifique premier album éponyme.

Rencontre avec Emil Nikolaisen de passage à Paris.

D'où vient et qui est Serena Maneesh ?

Emil Nikolaisen : Et bien ça fait quelques années que l'on existe, on joue ensemble depuis pas mal de temps avec des gens qui se joignent à nous de temps en temps mais en fait cela fait une grosse année que l'on fait les choses plus sérieusement. Avant nous n'avions d'ailleurs même pas réellement de nom de groupe.

Et puis il y a eu cette tournée, notamment en France, en première partie des Dandy Warhols. C'était étrange car personne ne nous connaissait alors les gens ne savaient pas tellement à quoi s'attendre mais en fait nous avons à chaque fois été bien reçu par le public des Dandy Warhols. Vers 2003 nous avions tout de même fait quelques sessions en studio desquelles ont été tiré un EP de 5 ou 6 titres de façon un peu confidentielle qui était sorti uniquement en Norvège.

Nous avions envie de nous consacrer à la musique mais avant cela il fallait d'abord pouvoir nous débarrasser de certaines obligations (le boulot etc…) pour ne plus se consacrer qu'à notre musique. Ce que nous avons fini par faire. C'était il y a un an maintenant et c'est vraiment à ce moment là que le groupe est réellement né. C'était un rêve que nous avions tous depuis des années. Et d'un seul coup, en janvier 2005 en fait, ce rêve est devenu réalité.

Alors nous avons bossé sur cet album qui est sorti finalement en Norvège sur un petit label indépendant local. Et puis après nous avons été signé par Play louder recordings (ndlr : groupe Beggars) car si nous voulions que l'album sorte ailleurs qu'en Norvège nous ne pouvions pas le faire avec un petit label indépendant. Mais nous voulions tout de même conserver notre indépendance alors nous avons dit "Ok mais nous voulons pouvoir faire ce que l'on veut" et ils ont dit oui ! Alors j'étais vraiment très heureux !

L'album va donc sortir dans d'autres pays et notamment en France, fin juin. Vous allez tourner pour promouvoir cette sortie ? Y a-t-il déjà des dates prévues ?

Emil Nikolaisen : Je pense que nous serons en France cet automne pour un des derniers festivals de la saison et peut être quelques autres dates. Je ne sais pas encore ce qu'il va se passer exactement mais j'espère revenir jouer en France rapidement.

J'aimerais que vous nous parliez de ce nom de groupe un peu étrange et atypique Serena Maneesh qui semble être le nom d'une personne. On pourrait croire à un mélange d'un prénom espagnol et d'un nom indien … c'est étonnant. D'ailleurs quand vous parlez du groupe il est souvent question de Serena comme si vous l'appeliez pas son prénom …Y a-t-il un concept derrière cela ?

Emil Nikolaisen : (après une longue période de réflexion) Oui c'est vrai, j'ai lu aussi certains articles où il est seulement question de Maneesh. Mais tout d'abord je suis content de la façon dont tu prononces Maneesh car beaucoup de personne disent "Maniche" mais en fait il s'agit bien de "Manèche". Cela me fait plaisir ! (ndlr : coup de bol …). Serena c'est comme un personnage, un organisme vivant. Mais aussi ce prénom peut avoir des tas de significations, d'interprétations.

C'est un prénom espagnol bien entendu mais aussi cela peut évoquer la sérénité, une sérénade, etc… tout un tas de choses différentes que l'on peut je pense facilement traduire et ressentir dans des tas d'endroits dans le monde quelle que soit la langue. Et en même temps au départ ce n'est pas forcément quelque chose de réfléchi, c'est venu comme cela, comme un flash.

Quant à Maneesh c'est la réécriture d'un mot qui désigne ce que l'on trouve dans les théâtres ou dans les cirques tu vois (ndlr : en fait non je vois rien du tout alors il m'explique …). Tu vois sur une scène de théâtre ou de cirque et bien tout autour il y a ces choses qui font que leur présence met en valeur ce qui se passe sur scène. Cela permet de délimiter la scène et de se concentrer sur ce qu'il s'y passe.

Et bien c'est pareil pour Serena, le Maneesh est là pour que l'auditeur se concentre sur ce qu'il se passe dans la musique de Serena (ndlr : que ceux qui ont compris de quoi Emil veut parler me fasse un mail, car si je vois bien où il veut en venir je n'ai toujours pas trouvé de traduction au mot Maneesh). C'est comme une mise en scène qui accompagne ce qui se passe sur la scène. Quand tu écoutes Serena il y a plein de choses qui se passent.

Tout cela pose une ambiance et tu te retrouves dans un contexte particulier et tu te retrouves au cœur de Serena, avec plein de gens sur scène etc… c'est comme un orchestre en fait ! Excuse moi, c'est un peu long comme explication…

Mais c'est intéressant, pour une fois qu'il se cache vraiment quelque chose derrière un nom de groupe. Alors donc si tu vois Serena Maneesh comme une sorte de personnage virtuel, que représentes tu dans ce personnage ? un bras ? le cœur ? la tête … ?

Emil Nikolaisen : Non en fait ce n'est pas comme cela que je le vois, c'est plus comme une sorte de Dynastie. On ne sait pas comment cela va évoluer, qui jouera la prochaine fois que Serena se produira en live …En fait cela ressemble à un orchestre de jazz tu vois, c'est un ensemble plus ou moins fini de gens qui vont et viennent et la formation varie ainsi au fil du temps. C'est comme un orchestre, il y a un chef d'orchestre et puis des gens qui interprètent la partition. Que ce soit un orchestre symphonique ou manouche cela ne fait pas de différence.

Alors peut être que Serena un jour arrêtera la musique pour se consacrer à une autre activité (la peinture, le cinéma) ?

Emil Nikolaisen : Peut être ! Qui sait ! (rires)

Venons en un peu à la musique de Serena. Il y a de grosses références à la musique anglaise de l'époque du shoegazing et de la noisy. On retrouve aisément ses marques dans cet album quand on est fan de My Bloody Valentine, Jesus and Mary Chain ou même Slowdive ou les Boo Radleys. Ce sont vos influences directes ?

Emil Nikolaisen : Bien sûr que ce sont des groupes que j'adore, j'ai notamment une grande admiration pour Kevin Shields mais en ce qui me concerne je ne m'arrête pas simplement à cela. Pour chacun la musique a une histoire, et il faut remonter dans le passé pour redécouvrir cette histoire et c'est ce que j'aime faire, remonter aux origines. Aux origines du rock, aux origines du blues, aux origines du Velvet Underground et des Stooges.

Ce n'est pas intéressant de juste rejouer du blues comme on le jouait avant, ce qui est intéressant c'est d'en redécouvrir les racines, redécouvrir le jazz, remonter jusqu'à Gershwin ou même jusqu'à la musique classique, notamment Debussy en ce qui me concerne.

Mais j'ai aussi grandi avec AC/DC et j'ai même joué dans des groupes de death metal. J'aime aussi Serge Gainsbourg, Jobim… j'aime toutes ces choses qui ont fait de moi ce que je suis et qui m'ont donné l'envie et la possibilité de m'exprimer, d'être moi-même.

Kevin Shields lui-même que j'ai eu la chance de rencontrer me disait qu'effectivement lui aussi était remonté ainsi sur des choses aussi diverses que des groupes allemands comme Can, qui t'entraînent ensuite vers des choses un peu gothiques etc, etc…

Tu as rencontré Kevin Shields, quelle chance !

Emil Nikolaisen : Oui !! (ndlr : pas besoin d'être sorcier pour deviner dans ce regard pétillant et ce sourire tout à coup incontrôlable une fierté de gamin lorsqu'il parle du leader des My Bloody Valentine). C'était vraiment génial et il m'a beaucoup encouragé. C'est vraiment super important et encourageant de rencontrer ses idoles comme cela. C'était vraiment génial.

Pour cet album donc tu n'as pas vraiment fait de calcul pour savoir s'il fallait que le disque sonne de telle ou telle autre façon, tout est venu comme cela spontanément ?

Emil Nikolaisen : Bien entendu. Je ne suis pas un calculateur. J'avais besoin de faire ce disque et de m'y retrouver. Et que tous les membres de Serena s'y retrouvent. Et tu ne peux pas te forcer de toute façon à être quelqu'un d'autre que toi-même.

C'est toi qui compose tout dans le groupe ? Et le groupe n'a pas beaucoup son mot à dire quand même ?

Emil Nikolaisen : Oui c'est vrai mais ce n'est pas aussi simple. Concernant le disque c'est vrai que j'ai quasiment tout fait, et même j'ai presque tout joué sur ce disque. En fait j'ai joué aussi avec un batteur qui a pas mal participé et aussi un guitariste qui a fait pas mal d'arrangements à l'époque mais qui aujourd'hui n'est plus dans le groupe.

Du coup, j'ai fait un album et puis ensuite au moment de le jouer live et bien c'était un groupe complètement nouveau qui devait le jouer. C'est un peu comme si j'étais le chef d'orchestre et qu'ensuite ma partition soit interprétée par d'autres personnes. Et à ce moment là chaque musicien y met un peu de sa personnalité.

En fait c'est un peu comme si tu écrivais un script ou une pièce de théâtre qui soit interprété par d'autres personnes ensuite ?

Emil Nikolaisen : C'est ça mais je reste quand même le chef d'orchestre, le metteur en scène c'est quelque chose que j'adore.

Comment perçois tu la musique ? Est-ce quelque chose que tu fais comme une thérapie, avant tout pour toi ou bien y a-t-il dès le départ cette idée de la partager avant tout avec d'autres musiciens et bien entendu avec l'auditeur ?

Emil Nikolaisen : Depuis que je suis enfant en fait j'aime laisser vagabonder mon imagination. Et à un moment donné, ces mondes imaginaires que tu t'inventes tu voudrais les voir devenir un peu plus réels alors tu dessines, tu écris ou en l'occurrence tu fais de la musique pour essayer de matérialiser cela. J'ai joué pas mal de piano notamment.

Et puis tu sais, chez moi il n'y avait pas la télé avec c'est une sorte de challenge de trouver par soi même ses propres moyens d'expression, de se faire sa propre culture. Alors la musique est devenue pour moi mon moyen d'expression et naturellement je trouve que c'est un cadeau. Un cadeau qu'il faut offrir et partager avec les autres bien entendu. Je ne verrais vraiment aucun intérêt à garder la musique que je fais exclusivement pour moi, ce serait vraiment égoïste.

Par contre je n'offre ma musique que lorsque moi-même j'en suis satisfait et fier. Je suis le premier destinataire de ce cadeau et ma musique doit me plaire et me toucher avant que je me dise que je peux l'offrir à écouter à d'autres personnes. C'est quand je suis vraiment satisfait et touché par mon travail que je me décide à le partager.

De ce fait il ne me serait pas possible ni de garder un travail que j'ai fait jalousement pour moi et inversement je ne ferais jamais de musique sur commande pour un show ou un truc comme ça simplement pour faire un truc que l'on me demande, ce n'est pas ma démarche. J'en serais le premier choqué. Ce qui est important c'est de partager le travail dont je suis fier avec les gens. Après si les gens ne veulent pas écouter ce que je fais je n'y peux plus rien bien sur…

Pour toi le live est donc quelque chose d'important car tu as le public en face de toi ?

Emil Nikolaisen : Oui bien sûr même si on ne voit pas vraiment les gens dans un concert on ressent l'ambiance et on arrive à percevoir ce que ressentent les gens. Et puis en live il faut aussi faire attention à ce que les gens attendent, car ils ont écouté le disque et s'attentent parfois à avoir le même show alors que forcément ce sera quelque chose de différent.

Vu de France, les pays scandinaves ont plutôt une culture musicale autour du rock un peu métal voir gothique. Y a-t-il une scène pop rock indépendante en Norvège ?

Emil Nikolaisen : Il y en a une oui, et assez active mais c'est vrai que Serena ne s'inscrit pas vraiment dans un mouvement particulier en Norvège. Mais il y a globalement une scène rock assez intéressante en Norvège notamment du coté de la musique folk mais également du coté du rock et même en black métal il existe de très bon groupes que j'apprécie beaucoup.

Et puis il y a des choses plus électro et psychédéliques aussi mais ça reste encore très underground. Et beaucoup de gens font de la musique "à la maison" sans vraiment vouloir faire de disques ou autre mais il y a une grosse activité musicale dans le pays.

Vous chantez en anglais, est ce que comme en France c'est un handicap de ne pas chanter dans sa langue natale pour avoir du succès dans son pays ?

Emil Nikolaisen : En fait, chanter en anglais est quelque chose de très naturel de par mes influences bien sûr et puis pour ce genre de musique c'est une chose normale. Je crois que le rock'n'roll est un langage universel et ce langage inclut de chanter en anglais.

Cela fait partie du code du rock en quelque sorte. Au même titre que de jouer de la guitare, le chant en anglais vient tout seul. En plus la façon dont sonne l'anglais est parfaite pour ce genre de compositions.

Si tu devais donner un de tes disques de ta discothèque personnelle à ton meilleur ami et ensuite ne plus jamais le revoir, quel disque choisirais tu ?

Emil Nikolaisen : Certainement quelque chose de très classique mais d'indispensable. Le cd du Velvet Underground avec la banane. C'est un disque vers lequel on revient toujours, qui vous suit toute votre vie. C'est probablement un des groupes qui a le plus influencé ces 40 dernières années de musique rock.

 

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En savoir plus :

Le site officiel de Serena-Maneesh

Crédits photos : David


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