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Robots après tout  (Barclay)  août 2006

Katerine, sempiternellement qualifié de dandy-chanteur extraterrestre oeuvrant dans la chanson française dite décalée, on aime ou on n’aime pas.

Mais après l’avoir vu, et entendu, sur scène dans un de ses concerts décoiffants - d'où la petite barrette dans les cheveux ( ?) - qui relèvent plus de la performance que du show avec son nouvel album Robots après tout épaulé par la Secte Machine, un avatar des ex-Little Rabbits, il faut bien reconnaître que Katerine on adô-ooooooooooore !

Robots après tout, pochette warholienne tignasse latine en moins, est un album électro kitsch profondément jubilatoire en la forme, oscillant entre hyper réalisme et surréalisme, et profondément noir au fond, d’où une jubilation nerveuse pour masquer une certaine angoisse -– l’album s’achève parle le très flippant "11 septembre" - et 14 chansons "borderline" qui sont autant de délires textuels mises en musique par Katerine, lui-même aux machines, et le duo incontournable du moment Gonzales aux claviers et Renaud Letang à la production.

14 chansons qui piochent dans tous les registres musicaux : les sixties "Numéros", les années 80 avec "100% VIP" qui rappelle autant "Où sont les femmes ?" de Patrick Juvet que "Saturday night fever" des Bee Gees, la disco-house de "Louxor j’adore", le jazz funk de "Le train de 19 heures" et autres.

Côté textes, Katerine, qui indique avoir été inspiré par Raymond Roussel écrivain, auteur nomade qui voyageait dans sa Rolls Royce spécialement aménagée en mobile home de luxe, précurseur des surréalistes, et pratiquait une écriture imaginaire complexe, notamment basée sur l'homophonie, la déconstruction du langage et le double sens, a procédé par association de mots, un mot donnant une idée et réciproquement, créant ainsi une chaîne de micro-événements, une anecdote, une histoire à partir des obsessions propres de leur auteur, un peu comme le procédé psychanalytique d’association de mots.

Cela donne des chansons que l’on pourrait qualifier d’excentriques au sens où Charles Nodier entendait l’excentricité comme une facture "hors de toutes les règles communes de la composition et du style, et dont il est impossible ou très difficile de deviner le but, quand il est arrivé par hasard que l'auteur eut un but en l'écrivant".

Avec sa singulière voix aux accents enfantins, un enfant provocateur et énervant, Katerine distille ses divagations logorrhéiques ("Patati Patata", "Qu’est-ce qu’il a dit ?") et joue au démiurge diabolique ("Le train de 19 heures", "Au Louqsor").

Il poursuit son auto-fiction, son exploration introspective du moi ("Borderline", "Titanic") et du monde à travers la réalité tragique de la vie sociétale appréhendée à partir d’éléments anodins, quotidiens, infimes, standardisés ("Etres humains", "Numéros", "Après moi", "100% VIP").

De quoi alimenter bien des gloses. De quoi aussi penser que Katerine est proche du poète qui parmi, tous ceux qui s’agitent au rythme d’une horloge numérique, a une conscience vive de la mort.

En tout cas, le monde d'aujourd'hui ne ressemble pas au monde rêvé du petit Philippe Katerine ("78 2008").

 

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L'interview de Katerine (15 août 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de Katerine


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# 2 mai 2021 : En mai fait ce qu'il te plaît ? peut-être

Une lueur dans la nuit, un espoir de concerts, de théâtres, de cinéma et soyons fous de restaurants... croisons tous nos doigts, tous ensemble. D'ici là, voici de quoi garder espoir et soutenir la culture. Commençons bien sûr par le replay de la MAG #26

Du côté de la musique :

"Once" de Maxwell Farrington & Le Superhomard
rencontre avec Rover qui nous parle de son nouvel album
"Drôles de dames" de Fabrice Martinez, Laurent Bardainne et Thomas de Pourquery
"Statistic ego", de Fauxx
"Fallen chrome" de Jac Berrocal & Riverdog
"Nikolai Tcherepnin : Le Pavillon d'Armide op 29" de Henry Shek & Moscow Symphony Orchestra
"Bal Kabar" de David Sicard
"Surrounding structures" de Veik
"Amnésique, mais d'une bonne manière (avec Francis Bourganel, Guillaume Long et Flavien Girard)" 9ème émission de Listen In Bed saison 2
"A Tania Maria journey" de Thierry Peala & Verioca Lherm
"Can't wait to be fine" de We Hate You You Please Die
et toujours :
"EAT" le 20ème mix de la saison 2 de Listen In Bed
"Orchestral works" de Hans Rott
"Heavy ground" de Liquid Bear
"Piano sonata by Maki Namekawa" de Philip Glass
"Impressions" de Sophie Dervaux
"Fart patrol" de Steam Powered Giraffe"
Un petit tour des clips du moment qui annoncent de beaux albums

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Iphigénie" de Racine
"Atelier Vania" de Jacques Weber, Christine Weber et Marc Lesage
"A tort et à raison" de Ronald Harwood
"Le Bouffon du Président" d'Olivier Lejeune
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
"Cyrano m'était conté" de Sotha
"CirkAfrika" du Cirque Phenix

Expositions :

en virtuel :
"Les Musiques de Picasso" à la Philarmonie de Paris
"Peintres femmes, 1780 - 1830 - Naissance d'un combat" au Musée du Luxembourg
"Leonetto Cappello, l'affiche et la parfumerie" au Musée international de la Parfumerie à Grasse
"Jean-Michel Basquiat" à la Fondation Louis Vuitton
"Rêver l'univers" au Musée de la Poste
"Vêtements modèles" au Mucem

Cinéma :

at home :
"Un adultère" de Philippe Harel
"Caprice" d''Emmanule Mouret
"Daft Punk's Electroma" de Guy-Manuel De Homem-Christo et Thomas Bangalter
"Ariel" de Aki Kaurismaki
et des muscles et de l'action avec :
"L'Arme parfaite" de Titus Paar
"La Crypte du Dragon" de Eric Styles
"Black Water" de Pasha Patriki

Lecture avec :

"Patti Smith : Horses" de Véronique Bergen
"Les sorcières de la littérature" de Taisia Kitaiskaia & Katy Horan
"Je ne suis pas encore morte" de Lacy M. Johnson
"La famille" de Suzanne Privat
"Le brutaliste" de Matthieu Garrigou-Lagrange
"Les fossoyeuses" de Taina Tervonen

et toujours :
Rencontre avec Benjamin Fogel
"Le silence selon Manon" de Benjamin Fogel
"Christopher Nolan, la possibilité d'un monde" de Timothée Gérardin
"Disparues" de S. J. Watson
"Ecoutez le bruit de ce crime" de Cedric Lalaury
L'iconopop, saison 2
"Locke & Key" de Joe Hill & Gabriel Rodriguez
"Morgane" de Simon Kansara & Stéphane Fert
"Quand la ville tombe" de Didier Castino
"Tout le bonheur du monde" de Claire Lombardo
"Vivre la nuit, rêver le jour" de Christophe

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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