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Tandoori  (Labels)  janvier 2007

Le nouveau cru bordelais est arrivé, vieilli en fûts de chêne à l’ICP de Bruxelles… Attendu depuis trois ans, le nouvel album d’Eiffel, Tandoori, sortira le 15 janvier.

Eiffel est le groupe dont j’ai le plus usé les disques à force de les écouter, le plus vu en concert…bref, le truc qui m’a le plus remué depuis Cobain et compagnie…J’attendais ce disque depuis un bon moment et je n’ai pas été déçu !

L'album se présente sous la forme d’un digipack de 16 titres avec "une pochette qui a de la gueule", selon Romain Humeau.

Tout commence par une surprise… débarquant derrière un accord de guitare, Romain chante en anglais… (ce qui n’était jamais arrivé sur un disque d’Eiffel, excepté "Dim Sum"). L’album commence avec cette musique un peu sombre, brute. La voix de Romain, sur le fil pendant le refrain, est mise en avant.

Le single "Ma part d’ombre" arrive. On retrouve le "son Eiffel", grosses guitares saturées en guise d’intro, la batterie prend le relais…Bien entendu, Romain ne peut se retenir de pousser sa voix en fin de chanson… toujours aussi bon !!! "Ma part d’ombre, c’est un autre moi, ça ne t’appartient pas/Ma part d’ombre, ce sont des mots qui ne se prononcent pas".

Après un riff de guitare et un petit cri, le décor du troisième titre, "Saoul", est planté : "On est où ?/Moi, je suis saoul !". Les guitares sont "crades" et explosent sur le refrain, la voix est mise en avant… Le texte est très bon : "Sous la générale suffisance occidentale/Rebelle à 2 balles/Lettres capitales/Ca vous cause majuscule pour mieux vous noyer dans une ombre/Mais si tombent nos funambules qui est ce qui va répondre ?/On est où ?/Moi, je suis archi saoul !" ou encore "On ne ressemble plus à rien quand tout ne fait plus qu’un, où est-on ?".

Je trouve le son assez proche du ¼ d’heure des ahuris. Ce titre va être excellent en live. Seule petite déception : la fin du morceau en fondu…

Les guitares de "Paris Minuit" viennent combler le silence… Une intro qui rappellera "Versailles" à tous les fans du quatuor… Un morceau très rapide, la batterie tape fort, le texte est scandé, crié, hurlé… "Paris joli/Paris sordide/Pari réussi/Paris Minuit"… "Paris brille de tous ses éclats/Paris embrouille la coupe aux lèvres", "Paris pas cap’ de tendre la main aux femmes, aux hommes sans lendemain". Un titre à sauter dans tous les sens…

"Belle de jour" calme le jeu… Un riff entêtant tout le morceau. Des cordes apparaissent en cours de titre… "Belle de jour, à la vie, à la mort, à la chaîne, que nos langues claquent contre tes palets"…"Lâche tes rênes de la nuit/C’est tout au bout que le jour luit …".

La batterie et la guitare donnent un rythme très rapide à "Avec des si". La voix reste en avant : "Avec des si, nous nous mettrions dans le mille de l’inaccessible beauté". La voix se noie en fin de titre…

"Dispersés" nous rapproche plus de ce que faisait Romain Humeau dans son album solo, L’éternité de l’instant, notamment le titre "Toi". La ballade débute tout doucement à la guitare, la voix fait son entrée tout en restant légère... une superbe mélodie. Les violons viennent compléter le deuxième couplet. Un morceau magnifique, tout en retenue. "J’avais laissé des miettes/Pour mieux me retrouver/Dispersé, j’étais trop dispersé/Dis, puis-je encore me rassembler ?".

Après ce petit moment de douceur, vient "Bigger than the biggest" qui est sûrement le titre le plus "énervé" de l’album…et également la chanson la plus longue de l’album. C’est le tour du coup de gueule, sur fond de guitares saturées, de paroles scandées et criées... Romain hurle littéralement sur le refrain.

Je vous laisse déguster les paroles : "Il nous en reste des guerres/Il nous en reste des carrières/Des magouilles à faire/Des produits, des armes à posséder/Il nous en reste de la merde à refourguer/Par des médias crevards juchés sur des chaos d’immondices". A l’écoute de ce titre, on perçoit vraiment les sensations du live.

Le temps d’une pirouette et c’est au tour de "Qu’ai-je donc à donner ?". Un début en guitare/voix. La batterie est très discrète derrière. La voix est aussi excellente que le texte…

L’intro de "Tandoori", à la guitare, nous rappelle un peu celle de leur reprise du "Plat Pays" de Brel. La voix y est très brute… C’est la plus belle ballade de l’album. Un petit clin d’œil à Elvis Presley qui voit son "Love me tender" transformé en "Fuck me tender, love me Tandoori"… "C’est entendu à l’infini/Et si les voix sont fausses à hurler / Même vides, vos plaines sont si jolies/On se surprendrait encore à les fredonner". La musique devient beaucoup plus intense sur la fin du morceau.

"Gnomes on my back" est le deuxième titre en anglais de l’album. La manière de chanter est très différente… une façon de chanter assez saccadée qui me fait penser à l’AS Dragon.

"Tes vanités" est mon titre préféré de l’album. On retrouve des guitares saturées en guise d’intro. Le rythme de chant est très dansant. "Tes vanités n’ont ni de chair ni de peau/Juste des fast food en lisière des ghettos/Minorités dopées aux crâneries torrentielles/Avant le shoot final dans la poubelle/Tes vanités, tes girouettes, tes drapeaux/Le Diable et ta notable tête de mords toi la queue/Parvenir à tes fins….

"Une à une" clôture l’album (version promo). La voix domine pour un texte magnifique (une fois de plus)… "L’amour, il en pleuvra sur le bitume / Cela va de soi, faudra s’accrocher à la Lune". On retrouve également des cordes en fin de chanson.

L’album se termine sur … "Faudra s’accrocher à la Lune / pour des lèvres, des secondes, épelées une à une"…

Voilà, c’est fait, Eiffel a sortit un album magnifique. Plus dépouillé, plus brut que jamais. Des titres courts, comme une manière d’aller directement au but. Une voix en avant, servant des textes magnifiques…

J’ai l’impression que c’est un disque plus "énervé" que les précédents : plein de guitares saturées, des textes crachés, hurlés. Un côté plus rock ("Saoul", "Paris-Minuit", "Bigger Than The Biggest", "Tes vanités") et en même temps de superbes ballades ("Qu’ai-je Donc A Donner ?", "Dispersés", "Tandoori" et "Une A Une").

Quoi qu’il en soit, je ne suis pas déçu… ce disque n’a pas fini de tourner sur ma platine… On pourra découvrir ces chansons en live le jour de la sortie de l’album avec un concert à la Maroquinerie le 15 janvier 2007. S’en suivra un autre concert au Bataclan le 4 avril. Si vous ne connaissez pas encore Eiffel, allez-y … vous ne serez pas déçus !

Si l’année 2007 ne se compose que de petits bijoux sonores comme celui-là, elle promet d’être bonne !!!

 

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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

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"Noïse" de Henry Bean
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"La romancière" de John McKay
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"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
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