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puce Wedsessions #6 : Mélatonine- Exsonvaldes - Steeple Remove
Le Triptyque  ( Paris)  21 février 2007

Pour la sixième Wed'sesssion de Eh! Les vilains, la programmation se voulait pourle moins éclectique et elle le fût !

Devant une salle encore à moitié pleine, le trio Mélatonine ouvre les festivités.

Venus présenter leur nouvel album Décembre est un samedi, les Melatonine ne font pas dans la demie mesure. Aussi leur communication avec le public sera inversement proportionnelle aux décibels délivrés.

Leur rock entièrement instrumental se classe dans la catégorie "post rock"…

Ce qui ne veut pas dire grand-chose si ce n'est les rattacher à un courant dans lequel leurs illustres aînés et à n'en pas douter, maîtres, se sont inscrits.

J'entends par là et avant tout les Mogwai à qui il faut bien faire référence lorsqu'il s'agit de distiller tout au long de morceaux allant de 3 minutes à 15 minutes des plages successivement saturées de guitares puis de longs moments de calme pendant lesquels le groupes égrainent lentement quelques notes savamment dosées.

Les boucles répétées et les progressions sonores entêtent, hypnotisent et la sortie de scène du groupe laissera le public pantois, les musiciens quittant tour à tour la scène laissant les dernières boucles sonores s'échappées seules de leur amplis.

Exsonvaldes prend le micro et succède à Melatonine, enchaînant avec son rock satiné, aux couleurs pop acidulés.

Nettement plus accessibles que le combo post-rock pour l’audience majoritairement parisienne, Exsonvaldes débute son live par quelques chansons de son premier album, Near the edge of something beautiful, avec quelques crasses dans le moteur.

Comme un diesel qui chauffe, la bande à Simon, toujours impeccable, peine à trouver le rythme, puis se cale définitivement à l’entame de "Everything I see", single toujours imparable, joué devant une foule sage comme une image. Pourtant, le concert d’Exsonvaldes va crescendo, jouant plus nerveux que sur album, montant la pression sur "All I have", aux allures de titre britpop période The bends de Radiohead.

Le combo parisien touche enfin au but et bouleverse, avec la voix de Simon fragile et solide ; toujours en place. On croit entendre ça et là quelques inédites, à paraître sur le prochain album courant 2007, et l’on souhaite le meilleur à Exsonvaldes, dont les influences ne tarissent en rien l’originalité d’un groupe attachant.

The next big thing. Steeple Remove entre en scène et c’est une autre face du rock français qui montre son visage.

Un rock plus dur, expérimental, Kraut-rock.

Car Steeple Remove, originaire de Rouen, matraque sévère d’entrée de jeu avec "Gonzo Gazing", excellent titre réminiscence de My bloody valentine, REM, et Can.

Il n’y a rien à jeter sur la prestance de Steeple, son puissant, groupe soudé, matériel impeccable.

Farfisa imparable. Plages instrumentales emmené par Arno aux claviers et au chant, séducteur, charismatique. Sexuel.

Le groupe, qui a déjà servi de backing-band à Damon Suzuki (chanteur apocryphe de Can sur Tago Mago..) enchaîne les titres de Radio Silence avec la même grâce devant quelques frénétiques amateurs de rock épileptique. "Love machine" et sa basse tonitruante entre lentement, et Syd Barrett semble être l’invité mystère, psychédélisme et surréalisme, et ce en dépit d’un son un deçà de la qualité du live.

Puis c’est la sensualité langoureuse qui prend le dessus sur un "Indoor Reptile" d’anthologie, on aimerait tout casser, hurler le cri primaire pour hurler le génie de ce groupe.

La sauvagerie habite ce groupe, et ne la quitte jamais.

En résumé, un concert terriblement bluffant de virtuosité, qui permet aux français d’espérer encore. Ponihoax, Turzi, et maintenant Steeple Remove, tiennent l’avenir du rock courageux entre leurs mains.

Au final, une Wed’sessions relativement éclectique qui aura vu post-rock, pop-rock et Kraut-rock cohabiter l’espace d’une soirée. Pour le plus grand bonheur des amateurs de curiosités et de défrichage.

Prochain rendez-vous le 28 mars avec entre autres les excellents Fujiya & Miyagi, combo londoniens dont le nom résonne déjà dans les tympans…

 

En savoir plus :

Le site officiel de Mélatonine
Le site officiel de Exsonvaldes
Le Facebook de Steeple Remove

Crédits photos : David (Plus de photos sur Taste of Indie)


David         
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"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
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Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

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"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
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de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

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"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
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