Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce No One Is Innocent
Gazoline  (Az)  mars 2007

Pionniers de la vague fusion, en 1994, avec leur single La Peau, les No One Is Innocent s’étaient séparés quelques années plus tard.

En 2005, le chanteur Kemar, reforme le groupe avec de nouveaux acolytes. L’album Révolution.com permet au groupe de renouer avec le succès et de laisser exploser leur énergie sur scène. Le live et le DVD Suerte sont là pour en témoigner…

Depuis un mois, des affiches "Voter nuit gravement aux sales idées" annonçaient le retour du groupe. Aujourd’hui, les No One s’invitent dans la campagne électorale en sortant leur nouvel album : Gazoline.

Dès les premières secondes, on retrouve le "son No One"… La batterie martèle le rythme et Kemar scande le texte de "Liar (la machine à rêver)". Les guitares saturées viennent vite compléter le titre… C’est très énergique, une très bonne entrée en matière !

Arrive "Gazoline" et ses guitares aux sonorités orientales. Le titre annonce le thème de la chanson : "Il faut nourrir la limousine/Peut importe la famine / Gazoline, belle incendiaire/C’est la jungle en plein désert/…/Encore une journée ordinaire/Parfum de poudre en plein désert /Coule le sang noir de la Terre /Sous les yeux de nos frères".

L’intro de "Je ne crois pas" rappelle le son de l’album précédent. Kemar donne son avis sur les religions : "Si la foi était en berne, ça s’ennuierait ferme dans les casernes /... /Y’a plein de tout puissant, surtout chacun le sien / Prière de laisser la Terre en paix, ça nous f’rait du bien ! / Et j’ai foi en l’homme qui ne croit pas / Que Dieu me pardonne mais je ne crois pas". Les guitares se font plus discrètes sur les couplets et reprennent pour le refrain.

Avec "Salut l’artiste", le disque prend un tournant plus politique. Kemar ironise sur le départ à la retraite du président : "Allez, saluez l’artiste/C’est son dernier tour de piste/A reculons, traînant des pieds, le sourire triste/Forcément une santé de fer/Ca laisse quelques regrets/ a laisse surtout un goût amer/Dans les dorures du palais/ … /Il est temps de passer le relais/Tendre le bâton/ Ils sont déjà des dizaines d’amis qui attendent dans le salon / Dernier tour de piste mais ne te retourne pas/ On saura se consoler avec un bien pire que toi…". Un riff de guitare se fait entendre tout le long du titre mais le rythme est assez lent pour une chanson de No One.

On reste dans le domaine de la politique avec le titre "La Peur": "Ca va être dur tu crois/Entre untel ou celui là/Mais encore plus que le choix/On a surtout l’embarras/On avance, on avance/sans savoir où l’on va/Par dépit, faut choisir/Pour contourner le pire. Ca va être dur je crois/ entre l’utile, le nécessaire/le geste futile ou le doigt contestataire/ Si la peur fait bouger/Elle fait rarement avancer". Kemar donne son point de vue sur la campagne électorale avant de conclure par "Ca va être dur mais je sais déjà ceux qui n’auront pas ma voix !". Un premier single d’actualité, alternant entre des couplets assez calmes et un refrain explosif.

Les douces guitares de "L’amour de la haine" pourrait nous laisser deviner une paisible chanson d’amour… Kemar en a décidé autrement… Il enfonce le clou et nous livre ici le pamphlet le plus engagé de l’album (et sûrement le plus engagé de toute l’histoire des No One ).

Sans le nommer directement, Kemar nous parle d’un "Fils d’immigré, banlieue ouest, en plein cœur du 92/Dans son ghetto de nuit/A l’abri du bruit et du feu/Petit loup affamé/Aux canines acérées sans faiblesse/Trop agité, trop jeune pour avoir quelques dents de sagesse/Petit maire d’intérieur n’a de rêve que la fonction suprême/On voit déjà Marianne à la peine pleurer comme une madeleine…" Je vous laisse découvrir la suite… Sur ce titre, les guitares acoustiques permettent au texte de prendre toute son ampleur.

Les grosses guitares reprennent le pouvoir sur le reste de l’album. Sur "Les désespérés", elles répondent aux phrases scandées par Kemar et donnent un rythme très rapide à "Police Délice".

La longue intro de "Boomerang" calme le jeu… le texte est chanté très calmement. Les chœurs de "Laisse-toi aller" viennent clôturer le disque. Kemar raconte l’écriture d’une chanson et la fameuse panne sèche devant la feuille. "Une petite voix" vient lui dire de se laisser aller, de ne pas être trop sérieux… Une chanson sympa, au rythme entraînant…Au final, j’aime beaucoup ce disque, à part, le peut être trop calme "Boomerang".

Ce disque reste dans la lignée de Révolution.com. No One délivre toujours beaucoup d’énergie, les textes sont excellents. No One livre ici son album le plus politique et contestataire.

Ces nouvelles chansons annoncent déjà des hausses de températures dans les salles de concerts où passeront les No One. Ils seront d’ailleurs le 19 octobre 2007 à la Cigale.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Drugstore de No One Is Innocent
No One Is Innocent en concert au Festival Microcosm 5
No One Is Innocent en concert au Festival Les Rockeurs ont du coeur 2004
No One Is Innocent en concert au Festival La Clef des Chants 2005 (samedi)
No One Is Innocent en concert au Festival Class'Eurock 2007
No One Is Innocent en concert au Splendid (vendredi 1er avril 2011)
No One Is Innocent en concert au Festival Les Nuits Peplum d'Alesia #11 (édition 2011) - samedi
No One Is Innocent en concert à Hellfest Open Air Festival #14 (édition 2019)
No One Is Innocent en concert à Hellfest Open Air Festival #14 (édition 2019) - 2ème
L'interview de No one is innocent (16 avril 2007)
L'interview de No One is Innocent (6 décembre 2019)

En savoir plus :

Le site officiel de No One Is Innocent


Frizet         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

Froggeek's Delight :

Toute la semaine des directs jeux vidéo, talk show culturel, concerts en direct sur la FROGGY'S TV

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=