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Our love to admire  (Capitol / EMI)  juillet 2007

Our Love To Admire signe le retour des fringants et impeccablement sapés new yorkais d’Interpol (vous avez déjà essayé d’imaginé le coquet guitariste, Daniel Kessler en jogging claquettes à la maison le dimanche avec bobone, impossible…).

Pour ce troisième album, Paul Banks et ses sbires se retrouvent sur une major et ce petit détail a son importance… Le choix du producteur, Rich Costley a également de quoi susciter de légitimes inquiétudes, car c’est le principal responsable de la récente guimauve des insupportables MUSE…

Sur Our Love To Admire, les dégâts sont moindres, mais il semble évident que ce troisième disque est celui de la transition. Rien à voir cependant avec les rumeurs de changements radicaux qui circulaient.

N’importe quel quidam qui possède Turn On The Bright Lights ou Antics reconnaîtra la patte du quartet New Yorkais : la guitare incisive de Daniel Kessler (non seulement il se fringue comme un dieu mais comme me faisait remarquer ma copine "il est plutôt pas mal"… Ouais, soit…), le chant spectral de Paul Banks, les parties de basses de Carlos D, qui arbore désormais une superbe moustache de footballeur polonais… Lui manque plus qu’une mullet…

La signature chez Capitol implique une ambition nouvelle et le son du groupe en souffre un peu sur ce troisième opus… Du coup on a l’impression que le groupe se retrouve les fesses entre deux chaises, tiraillé entre son post punk syncopé des deux précédents albums et les sirènes d’une pop lacrymale taillée pour les stades.

"Wrecking Ball" est assez représentatif de cette mutation : après une introduction sombre portée par la guitare de Kessler, le groupe se fourvoie, ramène piano, coeurs "Woooo wooooo", et solo à la The Edge… Car oui, Interpol semble en voie de U2isation avancée… Ce même morceau sur Turn On The Bright Lights aurait moins senti le savon et un peu plus la sueur…

D’aucuns diront qu’il s’agit de l’évolution naturelle du groupe, certes, mais sur certains morceaux, on s’ennuie ferme ("The Scale", "Pace is The Trick", "Rest My Chemistry")… Le single "The Heinrich Maneuver" ressuscite ce qu’Interpol fait de mieux : du Joy Division plus léger et plus pop, mais rien à voir avec les incendiaires PDA ou Slow Hands. En se concentrant davantage sur les arrangements et les ornements diverses, le groupe s’est moins reposé sur le formidable potentiel rythmique Carlos D / Samuel Fogarino

Beaucoup considéreront Our Love To Admire comme "le disque de La maturité", mais Interpol semble s’efforcer de faire comme leurs collègues The Editors ou Arcade Fire : de l’indé propre sur lui, taillé pour les stades et les festivals sponsorisés par Aol ou Lycos.

D’ailleurs, il y a de fortes chances pour que les cadres sup’ de ces boites viennent s’encanailler à l’espace Vip desdits festivals, en costard Armani, coupe de champ’ à la main et Blackberry bien en vue, draguant de la pétasse à coups de "Si tu veux demain j’ai des places pour Muse en tribune présidentielle au Parc Des Princes …".

Ils étaient bien meilleurs quand ils tentaient de synthétiser Joy Divison, Les Smiths ou Les Chameleons. A force de vouloir être trop gourmand (voir la pochette et le graphisme d’un goût plus que douteux…), Paul Banks et ses potes risquent fort de se spécialiser dans le graillon indigeste…

 

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En savoir plus :

Le site officiel d'Interpol


Julien P.         
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# 1er juin 2020 : Retour à la réalité

Le monde d'après ne sera sans doute pas mieux que celui d'avant. Ces 2 mois de répit n'auront sans doute servi qu'à amplifier les frustrations en tout genre. Sans prétendre y remédier voic de quoi vous détendre un peu avec notre sélection culturelle de la semaine.

vous pouvez également revoir notre première émission "La mare aux grenouilles" sur la Froggy's TV. Suivez la chaine pour ne pas rater émissions et concerts en direct.

Du côté de la musique :

"Nunataq" de Alexandre Herer
"Vodou Alé" de Chouk Bwa & The Angstromers
"Wallsdown" de Enzo Carniel
Interview de Jo Wedin et Jean Felzine à l'occasion de leur concert sur la Froggy's TV
"Pictures of century" de Lane
"Lullaby (mix #15)" nouvelle émission de Listen In Bed à écouter
"Introssessions" de Minhsai
"Guinea music all stars" de Moh! Kouyaté
"Parcelle brillante" de Orwell
"Evocacion" de Quatuor Eclisses
"Is this natural" de Tazieff
"EP 2" de The Reed Conservation Society
et toujours :
Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

les créations contemporaines :
"Le Mardi à Monoprix" de Emmanuel Darley
"Lucide" de Rafael Spregelburd
"Le Royaume des animaux" de Roland Schimmelpfennig
"Délivre-toi de mes désirs" de María Velasco
"L'étudiante et Monsieur Henri" de Yvan Calbérac
de la comédie signée Pierre Palmade:
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
"Pièce montée" de Pierre Palmade
"10 ans de mariage" de Alil Vardar
Au Théâtre ce soir :
"On dînera au lit" de Marc Camoletti
"Le canard à l'orange" de William Douglas Home
"L'Or et la Paille" de Barillet et Grédy
les classiques par la Comédie française :
"L'Avare" de Molière
"Les Rustres" de Goldoni
du côté des humoristes :
un spécial Christophe Alévêque à l'occasion de son inédit 2020 "Le trou noir"
avec
"Christophe Alévêque - Super rebelle... et candidat libre"
"Christophe Alévêque revient bien sûr"

"Christophe Alévêque - Debout"
et du théâtre lyrique revisité:
"Le Postillon de Lonjumeau" d'Adolphe Adam par Michel Fau
"Turandot" de Puccini par Robert Wilson
et de la caricature joyeuse avec "The Opera Locos"

Expositions :

découvrir la visite en ligne d'expositions virtuelles annulées :
"Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique" au Musée de l'Orangerie
"Pompéi" au Grand Palais
et "Plein air, de Corot à Monet" au Musée des Impressionnismes de Giverny
s'évader en un clic en direction de la province :
à Nice pour une visite virtuelle du Musée Magnin et celle de l'exposition "Soulages, la puissance créatrice" à la Galerie Lympia
de l'Europe :
en Espagne vers le Musée Carmen Thyssen à Málaga
et en Allemagne avec la visite des 3 niveaux de la Kunsthalle de Brême
et plus loin encore aux Etats-Unis vers le Musée Isabella Stewart Gardner à Boston
et le Musée d'Art de Caroline du Nord à Raleigh
avant le retour sur Paris pour découvrir les éléments décoratifs de L’Opéra national de Paris

Cinéma at home avec :

de l'action :
"Code 211" de York Alec Shackleton
"Duels" de Keith Parmer
de la comédie : "Le boulet" de Alain Berbérian et Frédéric Forestier
du drame :
"Marion, 13 ans pour toujours" de Bourlem Guerdjou
"Happy Sweden" de Ruben Östlund
de la romance :
"Coup de foudre à Jaïpur" de Arnauld Mercadier
"Marions-nous !" de Mary Agnes Donoghue
du thriller :
"The Watcher" de Joe Charbanic
"Résurrection" de Russell Mulcahy
du fantastique : "Godzilla" de Masao Tamai
les années 40 au Ciné-Club :
"Boule de suif" de Christian Jaque
"Le carrefour des enfants perdus" de Léo Joannon
et un clin d'oeil au début du cinéma avec "Le Voyage dans la Lune" de Georges Méliès

Lecture avec :

"BeatleStones" de Yves Demas & Charles Gancel
"L'obscur" de Phlippe Testa
"La géographie, reine des batailles" de Philippe Boulanger
"Trouver l'enfant / La fille aux papillons" de René Denfeld
et toujours :
"J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond" de Alexis Jenni
"Les Beatles" de Frédéric Granier
"Washington Black" de Esi Edugyan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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