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puce Giacomo, l'enfant de la cité
Théâtre 12  (Paris)  septembre 2007

Pièce autobiographique écrite et nterprétée par Gilbert Ponté dans une mise en scène de Stéphane Aucante.

Dans un décor plus que sobre, avec précisément, quelques valises en cuir datant des années soixante suspendues pour certaines et d'autres posées à même le sol, Gilbert Ponté nous fait voyager à travers sa propre immigration. Dans les années 60, l'Italie est ravagée par la faim et le manque d'argent. Les Italiens fuient leur pays dans l'espoir de trouver une vie meilleure, n'importe où mais pas ici.

Giacomo, lui, n'est encore qu'un enfant. Luigi et Maria, ses parents décident de trouver refuge en France. C'est le début d'un long et pénible voyage en train vétuste et surchargé à travers l'Europe. La pression est forte, les clandestins sont recherchés et traqués activement. La pression, l'angoisse envahissent tous les immigrés.

Giacomo nous la fait partager avec son regard d'enfant. Le train pour lui c'est merveilleux, fantastique, incroyable, ça en devient même un jeu. Les yeux écarquillés devant sa fenêtre, il scrute les paysages jusqu'à la nuit tombée. Entre temps, un douanier suisse vient inspecter chaque comportement afin de dénicher les sans papiers. Les adultes sont effrayés à l'idée de les rencontrer. Giacomo, lui les perçoit plus comme des extra-terrestres. Il faut dire qu'il a mal vécu une bonne partie du trajet en vomissant sans relâche sur les gens qu'il croisait sur son passage jusqu'à son arrivée aux toilettes.

Ce premier périple en train n'étant que les prémices d'un bouleversant changement de vie. Puisque par la suite il devra s'acclimater à la cité ouvrière où son père, maçon de formation, travaille ainsi que sa mère en tant que femme de ménage pour les riches. Il y rencontrera entre autres ses premiers meilleurs amis Jesus, Evio et Boubaker ainsi que des voisins tels que Mr Ferracioli, l'anarchiste, et bien d'autres encore...

Grâce aux regards enfantins de Giacomo sur ces bouleversements de la vie, qui auraient pu être dramatiques, ils deviennent héroïques et hilarants à la fois. Tout au long de la pièce, Gilbert Ponté nous fait passer du rire au larme sans aucune difficulté. Il nous livre une performance hors norme.

Il interprète tous les rôles : de Maria, la mama italienne, à Iboun, le seul noir de la cité ouvrière dans laquelle la famille de Giacomo s'installera dès son arrivée, en passant par Rocco, le chaud macho complètement parano. D'un naturel à en perdre les pédales, Gilbert Ponté change en un dixième de seconde d'un personnage à l'autre. Incroyable !

A aucun moment nous nous sentons perdus, on les reconnaît tous. Pourtant, ils sont nombreux, près de 30 et tous très différents. A chaque fois qu'il revient sur l'un d'entre eux, on l'identifie de suite. On sait qui ils sont individuellement, leurs attitudes, leurs gestuelles, leurs mimiques et leurs intonations, il les connaît toutes sur le bout des doigts. Il ne fait donc aucune fausse note.

C'est en définitive une incroyable galerie de personnages à la fois amusants et attachants que nous livre Gilbert Ponté. Ils sont aussi extravagants que déjantés. Un vrai régal pour les zygomatiques. Gilbert Ponté à travers Giacomo propose avant tout un regard critique à la fois poétique, notamment par la portée des chansons aux accents méditerranéens, diffusées à des moments stratégiques de cette histoire, mais également politique, compte tenu de l'époque durant laquelle l'Italie est meurtrie et où la France, elle, découvre l'immigration de masse.

Toutes les questions qui émergent de cette pièce autobiographique sont toujours d'actualité comme le racisme ou l'émigration. En réalité, on s'aperçoit immédiatement que toutes ces attitudes sont omniprésentes dans nos sociétés dites "modernes" et ce depuis près de 50 ans...

 

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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
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