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Interview  (Paris)  27 septembre 2007

Aujourd'hui, rencontre avec Melissa Mars qui vient tout juste de sortir son troisième album, A la recherche de l'amour perdu.

Bon, on va commencer par les présentations ! Ton nom, Mélissa Mars. Mélissa, c'est ton vrai prénom mais Mars, ça fait référence à Marseille, à la planète ?

Mélissa Mars : A la planète Mars, la planète Marseille, mes initiales. Il se trouve que, le fait du hasard ou pas, Mars correspond à mes initiales, correspond à la ville d'où je viens et surtout à une planète extraterrestre qui colle bien pour présenter un peu mon univers. Je trouve que tout est dit dans mon nom.

Ton nouvel album, "A la recherche de l'amour perdu", vient de sortir. C'est ton 3ème disque. Pourrais-tu nous faire un petit flash-back sur ton arrivée dans la musique, ton évolution ?

Mélissa Mars : C'est la musique qui est venue à moi en fait. Enfin, j'avais pris des cours de piano à l'âge de 6 ans et j'en ai fait pendant 8 ans. J'ai pris des cours de chant à 13 ou 14 ans parce que j'étais complexée par ma voix mais je ne voulais absolument pas être chanteuse parce que je détestais ma voix. Je rêvais d'être actrice. Un soir, André Téchiné voulait me rencontrer. Pour moi, c'était le soir de ma vie, et en fait, c'était effectivement le soir de ma vie mais comme je l'imaginais. Sur les 12 coups de minuit, un compositeur est arrivé et m'a dit :"Est ce que vous chantez mademoiselle ?". Et c'est comme ça que ça a commencé.

Donc au début, cinéma et au final, la chanson.

Mélissa Mars : Voilà. Dans les bios, j'écris "C'est l'histoire d'une fille qui voulait être actrice et qui deviendra chanteuse".

Ca fait donc à peu prés 4 ans que tu chantes ?

Mélissa Mars : Non, plus que ça. J'ai sorti mon premier album en 2003 donc en terme de sorties, ça fait 4 ans mais j'ai commencé en 1999 avec l'enregistrement de mon 1er album.

Et depuis combien de temps, travailles-tu sur ton nouvel album ?

Mélissa Mars : Deux ans.

Donc tu as enchaîné dès la fin de "La reine des abeilles" ?

Mélissa Mars : Dès la sortie de la "Reine des abeilles", j'ai commencé mes voyages à l'étranger. J'ai commencé mes explorations vocales parce qu'en même temps que sortait "La reine des abeilles", j'avais commencé à faire de la scène et c'est la scène qui a un peu initié mes voyages. Je me suis retrouvée à chanter aux Francofolies de Montréal et de là, je suis descendue sur la côte Est des Etats Unis et j'ai fait quelques rencontres dont les fruits sont exposés dans mon album (si je peux m'exprimer ainsi). Vocalement aussi, ça a commencé là puisqu'en fait, avant, je ne voulais pas travailler ma voix parce que j'avais peur de perdre ma spontanéité. J'avais l'impression que ça allait fabriquer quelque chose et que j'allais perdre un peu mon côté naturel.

Mais pour la scène, j'ai accepté de travailler parce que ça demande d'autres capacités, et puis de tenir sur la longueur, l'endurance. Donc là, je me suis dit je vais me préparer pour ça ! J'ai rencontré une coach, Nathalie Dupuis, qui a été formidable et qui m'a appris à me défaire de ces peurs et de ces angoisses que j'avais de travailler la voix et au contraire, les exercices sont devenus non seulement comme les gammes d'un pianiste où un pianiste peut produire son émotion quand il joue des morceaux mais en parallèle, il fait des gammes pour garder la souplesse de ses doigts. C'est vrai que j'ai découvert un peu le travail vocal sous cet angle là mais aussi sous l'angle de l'exploration et de la découverte, la découverte de ma voix. J'ai découvert beaucoup de zones inexplorées !

Sur ton précédent album, on sentait un petit côti folk. Sur ton nouveau disque, ça sonne plus électro, un peu son années 80.

Mélissa Mars : C'est assez pop électro et y'a un clin d'oeil à cette musique folk que j'aime avec Little Blue, en guitare / voix avec en plus, un virtuose de la guitare, Gary Lucas. En fait, sur chaque album, j'ai toujours essayé de toucher à différentes couleurs sonores qui pouvaient retranscrire un peu l'ambiance de la chanson, du texte, de l'histoire que je racontais. Là, ça s'est reproduit. L'album commence pop électro, quelque chose de frais, de lumineux parce que c'est "Marsmallow " ; y'a des couleurs pastels qu'on ressent à travers le son et puis ça s'assombrit au fil de l'album.

Justement, avec "L'être-ange Méphisto", on sent une rupture.

Mélissa Mars : On passe sur un autre cap mais en fait tel que je l'ai conçu, la fin de l'album arrive dès les premières chansons. Dès "1h13" et "Et si nous deux", il y a déjà des touches de rock, de guitares un peu plus en avant. La tracklist de l'album s'est construite en fonction de ça. C'est à dire que chaque chanson amenait l'autre sans qu'il y ait de véritable rupture mais plutôt une évolution.

Il y a quand même "Horror Movies" et "Nomad's land" qui, je trouve, se rapprochent plus de "La reine des abeilles". Même dans le livret, on retrouve exactement les mêmes tons que sur celui de "La reine des abeilles".

Mélissa Mars : Des ambiances parce que ce sont des ambiances plus sombres. C'est vrai, cet album est le fruit des deux autres, plus mon expérience sur scène où j'ai pu effectivement retranscrire un peu ce côté sombre que j'ai aussi, que j'aime traverser (rires).

Tu as co-écris tous les textes de l'album avec ta mère. Ce n'est pas trop compliqué d'écrire à deux, d'autant plus avec ta mère ?

Mélissa Mars : Au contraire, c'est plus simple !. J'crois que j'ai plutôt de la chance de pouvoir écrire avec Maman. D'abord, c'est elle qui me connaît le mieux. Cet album, on l'a écrit différemment. C'est à dire qu'on s'est posées comme des ateliers de théâtre. J'avais des idées, j'voulais les exprimer et elle m'a aidé à aller plus loin. On a vraiment travaillé entre de l'impro et de la construction. Ca s'est construit comme ça, en tête-à-tête, un échange + ping-pong, comme la construction d'une histoire qui part du réel et de l'imaginaire où tout se mélange et se rejoint !

Sur ton album, tu jongles du français à l'anglais, jusqu'à tout mélanger dans "Marsmallow".

Mélissa Mars : Ouais, y'a des mots qui sonnent en anglais et d'autres qui sonnent mieux en français et quand ils arrivent en anglais et que ça sonne, y'a pas de raisons aujourd'hui dans l'époque à laquelle on vit de s'obliger à tout faire en français ! J'adore la langue française et elle me permet d'écrire des textes et des histoires sublimes, les consonances sonnent bien et j'aime l'anglais parce que c'est une langue très musicale qui permet aussi de faire sonner des expressions. Ca m'amuse ! Y'a pas de calcul.

Du côté des instruments, on trouve quelques originalités : le métallophone, le marimba, le kalimbaD'où proviennent ces instruments ?

Mélissa Mars : Le xylophone, ça vient de l'enfance, mais celui qu'on a utilisé venait du Japon, Rob l'avait amen' parce qu'il savait que j'étais très attachée au son du xylophone et je l'utilisais déjà sur scène l'année dernière ; j'voulais vraiment le retrouver sur l'album. En fait, ce sont tous des instruments qu'il a ramené de ses voyages.

Le marimba, il l'a ramené du Mexique et c'est comme un xylophone géant en bois, ça donne des notes qui ont un son très chaud. L'idée, c'était vraiment de retrouver le son chaud des instruments acoustiques pour les mélanger aux sons synthétiques et froids et après, c'était de trouver un bon mix entre les deux. Qu'il y ait ce mélange de chaud et de froid, comme l'album et comme l'histoire que racontent les chansons.

Je voudrais parler aussi de tes récentes collaborations : Lara Fabian, Pascal Obispo et Louis Bertignac. Comment se sont passées ces rencontres improbables ? Ce n'est pas le même univers que le tien.

Mélissa Mars : Etrangement, Obispo, on se dit tous qu'on a pas le même univers mais justement, j'ai eu la curiosité quand il m'a appelé d'aller à la découverte de ce personnage, qui déjà m'étonnait par son intérêt pour mon univers et son envie de faire de la musique avec moi. Quand j'ai écouté ce qu'il faisait dans l'ombre, ce qu'on connaît moins de lui, quand on a discuté de la musique qu'on aimait chacun, c'est là qu'on s'est découvert plein de points communs et qu'on a pu mettre à contribution pour faire de la musique.

Justement, on le retrouve dans l'album, il a composé trois titres et il y a le duo "Et si nous deux".

Mélissa Mars : 4 musiques en fait : "L'être-ange Méphisto", on l'a fait à deux et il a fait "Metal boy", "Et si nous deux" et "Love machine".

Maintenant, tu es en train de bosser pour le live, d'adapter les morceaux ?

Mélissa Mars : Ouais ! Alors, j'ai fais mon premier concert au Musik'elles. Là, je prépare mes lives de la Cigale, le 10 décembre, et toute une tournée autour de cette date, en France, Belgique et au Luxembourg.

Autant pendant que j'étais en studio, j'étais dans une bulle, tout se construisait, c'était un peu "cocoon" et, d'un coup, voilà, je bascule dans le côté live des chansons. Passer à l'adaptation du live, c'est vraiment très différent parce que, tout d'un coup, les choses qui sont pour l'album, sont des sons construits et figés, alors que pour le live, je ressens plus l'envie de garder des choses de l'album tout en rajoutant des choses qui sont plus de la spontanéité ou en tout cas qui nous permettent d'être connecté à l'énergie du moment.

Tu veux faire évoluer tes chansons en fonction du moment.

Mélissa Mars : Ouais, j'les fais évoluer un peu par rapport à ce que j'ai déjà ressenti sur scène et ce qui fonctionne pour crier cette connexion avec le public, avec la musique. Franchement, c'est tellement grisant de faire de la musique, de répéter. Tu sais, des fois on cherche, on se dit non, ça fonctionne pas, c'est fidèle à la chanson, on la dénature pas mais en même temps, je sens pas le truc monter en moi alors on cherche des pistes tous ensemble avec les quatre musiciens et là, à un moment, on sait qu'on la tient, on s'dit : "Voilà, c'est ça !". Ce sont ces moments de magie qui sont vraiment grisants dans la musique.

Ca va être ta première tournée en dehors de Paris. Tu avais fait le Théâtre des Déchargeurs, l'Européen.

Mélissa Mars : Ouais, j'avais fait aussi l'ouverture du Printemps de Bourges, ce qui avait été un grand moment magique aussi parce que le public des Déchargeurs avait sa magie, c'était un tout p'tit théâtre et j'étais à proximité du public, c'était vraiment incroyable. Et à l'opposé, c'était le Phenix, avec 5 500 personnes. En fait, je redoutais de passer d'une petite boite à une immense scène, j'me demandais comment allait s'élargir mon spectacle ! Finalement, il s'est passé une connexion avec le public. Cétait la première fois que je chantais "Marsmallow" et tout le monde avait chanté avec moi. C'est les images quon a dans mon EPK.

Tu es donc plutôt impatiente de la future tournée ?

Mélissa Mars : Oui, j'ai hâte

Pas de peurs ?

Mélissa Mars : Non, en plus, j'ai l'impression que je me sens plus à l'aise, plus complice en tout cas, ou épanouie ou y'a un truc différent encore. J'ai hâte, j'ai hâte !

Tu es également très présente sur le web (notamment avec le fanzine "Moi de Mars"). Tu utilises ce média pour rester en contact avec ton public ?

Mélissa Mars : En fait, c'est le seul lien que j'ai à ma portée. C'est le seul moyen qui me permet d'être en lien avec le public et avec les fans. Le fait de construire des webzines, mon myspace. En fait, quand on est en live, ce qu'on recherche, c'est vraiment ce contact avec le public, cette interaction. Internet, finalement, ça nous le permet. J'ai fait, avant de sortir l'album, une avant première sur myspace et autant j'avais peur avant, autant c'était hyper excitant parce que j'avais les réactions en direct, avant de sortir l'album ! Déjà, j'étais rassurée parce que les réactions étaient très positives. Tout était tellement positif que j'avais hâte que le disque sorte ! Parce que tant que les gens connaissent pas encore ton album, tu redoutes et là, j'étais plus sereine pour la sortie de l'album.

Parallèlement à la musique, tu avais défilé au Salon du chocolat, tu avais fait des photos pour Naf-Naf. C'est un projet que tu comptes continuer ?

Mélissa Mars : Ce sont des projets ponctuels. On me propose des choses et j'accepte quand je peux être créative, et créer un univers autour de ça. C'est vrai que pour le Salon du chocolat, j'avais "Marsmallow" qui existait donc pour moi, y'avait tout de suite un lien. En plus, je portais des petits oursons en guimauve donc avec "Marsmallow", la frontière est pas très tracée ! Pour la campagne Naf-Naf, c'était pareil, j'avais libre cours à mon imagination pour la montée et pour les photos, pour créer le stylisme et comme ce sont des choses qui me passionnent, j'ai accepté. Je trouve ça excitant quand je peux être créative !

Et le retour au cinéma ? C'est envisagé ?

Mélissa Mars : C'est envisagé le jour où je rencontrerai le personnage

Ca reste une envie ?

Mélissa Mars : Ah oui, c'est même un manque !

Merci pour cet entretien et rendez-vous à la Cigale, le 10 décembre 2007 !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album A la recherche de l'amour perdu de Mélissa Mars

En savoir plus :

Le site officiel de Mélissa Mars

Crédits photos : Loic Le Quéré (Plus de photos sur Taste of Indie)


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# 20 octobre 2019 : De tout, pour Tous

Encore un programme bien chargé et très éclectique au travers de notre sélection culturelle hebdomadaire. Beaucoup à lire, à voir, à écouter... alors ne perdons pas de temps. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Engine of paradise" de Adam Green
"Phantom solids" de Lunt
"Fear of an acoustic planet" de Tahiti 80
"A wonder plante to" de Nilok 4tet & Daniel Zimmermann
"Six strings under" de Eric Legnini
Sarah McCoy et Dom La Nena au Nancy Jazz Pulsation
"Nothin' but" de Flyin' Saucers Gumbo Special
"Comfort zone" de Hugo Lippi
"Hors l'amour" de Jean Felzine
"A ciel ouvert" de Kaori
Rencontre avec Lady Arlette, accompagnée d'une session live et acoustique
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"Hybrid" de Yosta
et toujours :
"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Orouni en session live dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
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"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
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"Fleur de peau" au Théâtre Essaion
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et la chronique des films à l'affiche en octobre

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"La source de l'amour propre" de Toni Morrison
"Ordinary people" de Diana Evans
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