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Gossip - The Go! Team - Jack Penate - Yelle - Cajun Dance Party  (La Cigale)  10 novembre 2007

La troisième soirée parisienne du festival commence tôt, ouverture des portes à 17h30. L’affiche de ce soir est un mélange de découvertes et de confirmations, mais tous devront convaincre. J’ai essayé de ne pas écouter les inconnus afin de garder l’esprit de découverte qu’est ce festival.

L’entrée est un mélange de stands de goodies et de pubs pour les divers sponsors. Les deux escaliers menant à la salle sont gardés par des piles d’un quotidien national, partenaire de l’événement, tel des lions de pierre gardant l’entrée d’un château.

La fosse n’est pas remplie, loin s’en faut, mais il est très tôt et c’est devant un public clairsemé que Cajun Danse Party entame son set.

Daniel Blumberg et ses comparses distillent une pop gentille, lui se déchaînera de plus en plus au cours de la prestation, sa façon de bouger est saccadée, voire maladive, surjouée. Pendant ce temps, ses camarades restent relativement calmes devant cette tornade de chanteur, qui tourne, virevolte, jette son pied de micro au sol, emmêle son câble et manque tomber.

Vicky, claviériste du combo, lance des sourires crispés au public, grimée comme une poupée, le sac à main pendant mollement, au support de son instrument. Les jeunes anglais auront tout de même réchauffé une salle qui ne semblait pas réceptive au départ, et ont fait largement grimper la température

Lorsque les lumières se rallument, c’est pour constater que la Cigale s’est bien remplie. Ce pourrait il que ce soit le groupe suivant qui attire ce monde ? Car maintenant c’est au tour de Yelle.

Affublée d’une tenue volée aux années 80, une robe faite de paillettes dessinant un visage, elle arbore ce que certains pourraient appeler un collier fait d’un smiley de la taille d’un freesbee. Ses deux acolytes portent tous deux la même combinaison blanche, décorée d’os de couleur, quel goût !

Tout le reste est à l’avenant, 10 années des plus mauvaises chansons du Top 50, un pillage en règle. Les poses les plus ridicules possibles, des chorégraphies dignes de la danse des canards, des paroles à faire passer Carlos pour un philosophe (le chanteur, pas le terroriste) Des "Vous êtes chaud Paris ?" fusent de derrière le clavier…

Affligeant, c’est sans conteste la plus grosse faute de goût de l’ensemble du festival (qui a dit depuis sa création ?) Passons. Une grande partie du public, tout de même, semble avoir apprécié la prestation.

C’est maintenant au tour des jeunes anglais de Jack Peñate, accent cockney en avant. Jack et sa bande ont de l’énergie à revendre.

Ils jouent vite, des rythmiques aux accents funk. Dés la fin du premier titre, le chanteur est complètement essoufflé.

Il faut dire que Jack court partout, est tout le temps en mouvement, et dégage une réelle joie d’être sur scène. Armé de sa bonne humeur, il assène ses chansons à la vitesse de la lumière. Le batteur est excellent, taillé pour résister à l’énergie de son compagnon, le bassiste quand a lui est un peu plus effacé mais tout aussi efficace.

Leur rock soul est arty dans l’exécution, avec des sons très aigus, un jeu de guitare presque africain sur une musique, en revanche, très blanche. Le public ne s’y trompe pas et lui rends la joie de vivre qu’il procure. Le niveau est largement relevé, même cela pouvait paraître facile.

La Cigale est plus que remplie à cette heure, l’entrée transformée en fumoir ne désempli quasiment pas, des dizaines de journaux gisent au sol constellé de mégots et verres de bière. On y croise quelques personnalités venues participer à la fête.

Décidemment cette soirée est placée sous le patronage d’Albion. The Go ! Team, viennent de Brighton, et sont emmenés par Ninja, la chanteuse bondissante.

La formation est quelque peu originale; puisque le groupe est composé de deux batteries et de quatre musiciens/chanteurs.

Tous les membres changeront d’instrument au cours de leur représentation, certains plusieurs fois, comme si le groupe se plaisait à bousculer les codes. Ninja annonce qu’ils joueront essentiellement des titres de leur dernier opus, nous auront aussi quelques inédits qui régaleront les fans.

Tout leur set sera un patchwork d’une puissance scénique extraordinaire, désordonnée et peu convaincante. Néanmoins, si quelques personnes dans l’assistance avaient pu s’endormir, la prestation des anglais aura réveillé les plus récalcitrants avec un final explosif. Ils quitteront la salle en laissant le public haletant.

Les esprits sont échauffés, tout le monde attend avec impatience l’arrivée de la tête d’affiche, d’ailleurs l’impatience commence à se faire sentir. Quand, de derrière le rideau, une main mystérieuse dépose un pied de micro. Quelques secondes après, un guitariste se positionne et entame une chanson lente aux paroles décalées. Une histoire de femme et de combats de chiens.

Finalement, il restera pour deux titres, aux accents blues. Les sifflets fusent, mais impassible, le chanteur inconnu continue et sera applaudit avec entrain. Il nous dira s’appeler Sing Sing juste avant de disparaître derrière le rideau rouge. A suivre.

Ceux tant attendu arrivent enfin, Gossip, à ce moment il est inutile d’essayer de se déplacer dans la salle tant la foule est dense et électrique.

Nombre de gens essaieront d’avoir une meilleure vue de Beth Ditto et ses deux comparses, sans succès, les meilleures places sont prises d’assaut.

Leur arrivée déclenche une vague de hurlements qui font trembler les murs. Le phénomène de Portland donne tout ce qu’elle à pour son public.

La prestation est urgente, Brace Paine joue comme un fou sur sa guitare et sa basse, Hannah Blilie martèle ses fûts pour le plus grand bonheur de tous. Les meilleurs titres de leur album sont repris par le public.

Entre deux titres, Beth en profite pour échanger quelques mots avec le public. La générosité de la chanteuse ravira tout le monde, elle s’occupe même d’aider les plus audacieux à la rejoindre sur la scène et les aide à redescendre en toute sécurité.

Elle sera submergée de marques d’affection (embrassades, câlins) au grand dam des agents de sécurité, rapidement venus la rejoindre, pour éviter les débordements. Beth entamera le début de "What’s Love Got to do With It" de Tina Turner.

Sommés de revenir au baissé de rideau, c’est avec un plaisir non dissimulé que The Gossip reviendront pour un final explosif de deux titres, qui verra le public envahir la scène pour ce final magique Le mot est faible, c’est du rarement vu.

La qualité de la prestation est époustouflante, les sourires et les commentaires élogieux sont sur toutes les lèvres. Et nous en retard pour la suite du festival à la Boule Noire.

 

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En savoir plus :

Le site officiel de Gossip
Le site officiel de The Go ! Team
Le site officiel de Jack Penate
Le site officiel de Yelle
Le site officiel de Cajun Dance Party

Crédits photos : Laurent (Plus de photos sur Taste of Indie)


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# 5 avril 2020 : sous le soleil... mais pas vraiment

Les beaux jours sont au rendez vous en ce début avril mais nous, sages et confinés n'allons pas cette année envahir parcs et terrasses à comparer son bronzage à coup de vin rosé douteux... non on attend que la mort détourne les yeux de notre pauvre monde. Donnons nous un peu de baume au coeur avec notre sélection culturelle hedbo.

Du côté de la musique :

"Shut up Mix #13" par Listen in Bed à écouter en ligne
"Cerc" de Artus
Interview avec Christophe Chassol autour de son album "Ludi"
"Que faire de son coeur ?" de Eskimo
"Bonheur ou tristesse" de Lesneu
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"Zeno" de Muzi
"Shostakovich : Symphony N 8" de Orchestre National du Capitole de Toulouse & Tugan Sokhiev
"It's a mighty hard road" de Popa Chubby
"Chapter 3" de Tropical Mannschaft
"Cimes" de Volin
et toujours :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
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dans la série "Au Théâtre ce soir" :
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une gourmandise avec "La Belle Hélène" façon peplum hybridé comics
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"Orphée"
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mettre la zapette dans le sac à dos pour s'aventurer dans les musées du bout du monde du Japon au The National Museum of Modern Art de Tokyo aux Etats Unis avec le Musée Guggenheim à New York
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