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En plein Bataclan  (EMI)  décembre 2007

Le disque de Jacques Higelin En plein Bataclan est là posé sur la table et je le regarde avec curiosité. Sur la pochette, il est affalé, seul, sur le clavier : dépouille fumante ? Tromperait-on son monde ? Higelin est, au contraire, plus vivant que jamais et ses concerts sont des grandes cérémonies festives et conviviales, et on nous sortirait un disque en noir et blanc !… Tromperie … Méfions nous des flacons.

Quoi ? L’a-t-on mis en boite ? Comme si on pouvait mettre Paris en bouteille… Là dans ce petit format aux arêtes régulières il y aurait enfermées la furie et la joie d’un concert d’Higelin !

Dur à croire ! Mais on ne sait jamais : dans certaines des lampes les plus anodines se cachent parfois des bons génies. Va-t-on retrouver les apartés, les histoires, les dérisions de Jacques ? Y aura-t-il, enfin, la vie, tressautante, facétieuse et l’émotion d’un artiste qui joue avec tous, planté au milieu de ses musiciens et au milieu des gens qui ne se lassent pas de l’aimer : de suivre ses joies, ses petits évènements familiaux ou encore sa détresse, face à face , sans le marchandage des tabloïds. Autres sphères, autres galaxies.

Son tour de chant s’inscrit dans le sillage de la sortie de son dernier album Amor Doloroso où Jacques Higelin se livrait à une écriture plus sensuelle que jamais. Mais laissons !

Place au concert et guettons le génie qui va sortir de la boite. Dès les premières notes, on est pris dans la tornade, rythmes effrénés du désir ravageur : "Je veux cette fille". On oublie le temps, c’est le meilleur d’Higelin qui jaillit. Tombés du ciel ou captifs du vertige les musiciens (on apprécie les mélanges des générations et l’enthousiasme partagé), se plient, ondulent se déchaînent en une osmose idéale. C’est un véritable hold up à toute vitesse, rock et jazzy avec un chanteur qui a l’urgence dans le sang.

Les titres d’Amor Doloroso prennent une place toute naturelle et trouvent un relief nouveau et païen. Tourbillons de mots, de rimes élégantes comme dans "Ice Dream", jeu de mots, jeu de langue. Qui dit encore que le français n’est pas une langue rock. Higelin, comme Brigitte Fontaine, ont compris que la langue était l’espace subversif par excellence, l’espace du désir et de l’excès.

Ne pas renoncer à ses délires et résister à toute forme de normalisation. Même s’il faut bien sortir des disques… image, dépigmentée, "dépimentée", réduite à une petite heure. Le montage élague les digressions et tait les coups d’oeil aux percussionnistes, les gestes gracieux de la main ou de la tête, soit le langage du corps. Allons ! Il reste à les imaginer, ces fous furieux !

Le génie ne retrouve sa pleine dimension qu’à l’air libre, alors la lampe devient promesse et attise l’envie de voir et revoir Higelin sur scène, toujours neuf et éblouissant.

 

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Jacques Higelin en concert à La Cigale (mercredi 14 mars 2010)
Jacques Higelin en concert au Festival Fnac Live #3 (édition 2013) - Dimanche

En savoir plus :

Le site officiel de Jacques Higelin

Sandrine Gaillard         
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# 18 avril 2021 : En avril ne te cultive pas d'un fil

Pas de nouvelle bonne nouvelle... pas sûr. En attendant de pouvoir aller à nouveau vers la culture, faisons la venir vers nous. Voici notre sélection de tout un tas de choses à écouter, lire, voir et (re)découvrir. On commence évidemment avec le replay de la MAG #25 ! et oui déjà, en on n'est pas peu fier !

Du côté de la musique :

"Djourou" de Ballaké Sissoko
"A live full of farewells" de The Apartments
"Racine carrée de vos utopies" de Les Marteaux Pikettes
"Detectorists" le 19ème mix de la saison 2 de Listen In Bed
"Bach en miroir" de Marie-Andrée Joerger
"Drot og Marsk" de Peter Heise
"Bye bye baby" de Requin Chagrin
"Good for you" de Slim Paul
et toujours :
"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La Collection" d'Harold Pinter
"Le Cabinet horrifique" de Valérie Lesort
"Vêtir ceux qui sont nus" de Luigi Pirandello
'Féminines" de Pauline Bureau
"Noire" de Tania de Montaigne
"Love & Politics" de Dan Turden
"NinaLisa" de Thomas Pédour
"Le Bœuf-musical Boris Vian" au Hall de la Chanson
"Hippolyte et Aricie" de Rameau

Expositions :

en virtuel :
"Trésors Nabis" du Musée d'Orsay
"Bonnard, Le Cannet, une évidence" au Musée Bonnard au Cannet
"Yan Pei-Ming - Au nom du père" au Musée Unterlinden à Colmar
"Crinolines et chapeaux, la mode au temps des impressionnistes" au Musée de la Corderie Valois en Normandie
"Camille Moreau-Nélaton, Une femme céramiste au temps des impressionnistes" au Musée de la céramique à Rouen
"Jean Ranc, un montpelliérain à la Cour des rois" au Musée Fabre à Montpellier

Cinéma :

at home :
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"La course navette" de Maxime Aubert
des films cultes :
"Au revoir les enfants" de Louis Malle

"Little Odessa" de James Gray
"37°2 le matin" de Jean-Jacques Beyneix
"C'est arrivé près de chez vous" de Rémy Belvaux et André Bonzel
"La Balance" de Bob Swaim
et un court métrage "La pince à ongles" de Jean-Claude Carrière

Lecture avec :

"C'est quoi ton genre ?" de Agnès Vannouvong
"La petite ville des grands rêves" de Fredrik Backman
"Les somnambules" de Chuck Wending
"Mondes en guerre : tome IV, guerre sans frontières" de Louis Gautier
"Séquences mortelles" de Michael Connely
et toujours :
"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood

Du côté des jeux vidéos :

Retrouvez les jeux vidéos en live sur la TV de Froggy's Delight chaque soir de la semaine à partir de 21H

 

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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