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Interview  (Paris)  29 avril 2008

Quelques temps avant de monter sur scène, les membres d’Expérience nous ont accordé une interview dans la partie restaurant du Point Ephémère.

Entre les bruits de couverts et d’assiette qu’on installe, nous avons abordé quelques thèmes autour du nouvel opus du trio toulousain, afin de mieux cerner les volontés et les aspects de ce nouvel album surprenant.

Peut-on revenir sur les débuts d’Expérience, comment s’est faite votre rencontre et comment êtes-vous passés de quatre membres à trois ?

Michel Cloup : Ouh la ! On s’est rencontré d’abord avec Francis (basse) dans une soirée, on a sympathisé, on a joué un peu ensemble. Et puis on s’est dit que ce serait peut-être bien d’avoir un batteur. Par l’intermédiaire d’un ami, on a rencontré Patrice et puis on s’est dit que peut-être un deuxième guitariste ce serait bien. Par l’intermédiaire de Patrice, on en a rencontré un. C’est complètement banal (rires).

Patrice Cartier : Ca a été super rapide.

Michel Cloup : Oui, en deux semaines, tout était monté et de là, on a fait trois albums tous les quatre, jusqu’à 2006, où Widy, le second guitariste, a quitté le groupe. En fait, depuis le début du groupe, il vivait à Paris, et il faisait beaucoup d’aller-retour, il avait envie de passer à autre chose, de se consacrer à d’autres projets musicaux et d’être un peu plus chez lui. Donc on a continué à trois, ça s’est fait assez facilement. Au départ, on ne savait pas si on allait continuer à trois ou pas, on a fait quelques essais ça nous plaisait bien, ça changeait pas mal la formule et ça tombait bien parce qu’on était en train de préparer un quatrième album. Il fallait changer les choses, évoluer et se remettre en question et là, la remise en question a été radicale (rires). On ne pouvait pas passer trois mois à se poser des questions.

En écoutant l’album, je me suis dit que le travail du son me rappelait quelque chose. Plus tard, j’ai appris que vous étiez allés l’enregistrer à Chicago à l’Electrical Audio de Steve Albini. Comment avez-vous choisi en fait cette rencontre avec les gens du studio ?

Michel Cloup : C’est un studio qu’on aime beaucoup, l’esthétique des productions qui en sortent. On aime beaucoup l’éthique qui est plus celle d’ingénieurs du son plutôt que de production réelle, c'est-à-dire qu’ils sont là pour capter ton son, dans des conditions plutôt live et c’est vraiment ce qu’on voulait faire avec ce disque là, encore plus que pour les autres. Après, on a voulu partir à l’étranger parce que tous nos disques on été faits en Belgique et en France. Et on voulait se confronter à autre chose, on avait les moyens de le faire, on avait sélectionné plusieurs studios. Il se trouve que ça s’est fait avec Electrical assez facilement.

Qui est l’ingénieur du son qui s’est occupé de vous ?

Michel Cloup : Greg Norman. Il a enregistré plein de groupes simplement, il est moins médiatisé que Steve Albini, il travaille très bien, c’est le même esprit. La seule différence, c’est qu’il est beaucoup plus ouvert à tout ce qui est machines, ordinateurs, ce qui collait parfaitement avec nous.

En parlant de ça, quelle est la part de l’outil informatique et des machines dans Expérience ? C’est arrivé comment ?

Michel Cloup : Ca a toujours été là en fait.

Francis Esteves : À la base du projet de Michel, c’était ça.

Michel Cloup : Quand je bossais seul, je le faisais sur des machines en fait.

Francis Esteves : Ca s’est fait naturellement.

Michel Cloup : Et puis à la base on aime bien ça aussi. Pour nous, il n'y a pas de discour autour de ça. C’est un instrument en plus, sauf qu’il n’y a pas à payer le cachet du musicien, juste acheter la machine.

Et l’enregistrement s’est passé dans quelles conditions ?

Michel Cloup : Ca s’est fait en huit jours, quatre pour l’enregistrement et quatre pour le mixage. C'était très live, on savait ce que l’on voulait en terme de son, de jeu. Les morceaux, ce sont quasiment une première prise,il n'y a quasiment pas d’overdubs, il y a un ou deux ajouts de guitare, point. C’est vraiment du live, ça a été plutôt rapide.

Plutôt très rapide, enregistrer quatorze titres, certain assez longs, en quatre jours, c’est efficace.

Michel Cloup : Oui, mais c’est ce que l’on voulait. D’abord, on pouvait difficilement faire autrement en termes de budget. Pour enregistrer un disque, tu n’as pas les mêmes budgets qu’il y a dix ans, vu que maintenant tu vends trois fois moins de disques. Cela correspondait bien à l’envie d’enregistrer une énergie, un truc live sur le moment. Après on s’est vraiment préparé en amont, on a beaucoup répété. L’album était terminé, écrit fin 2006, on l’a enregistré fin 2007, donc pendant un an, on a répété les chansons, on en a écrit une ou deux en plus au dernier moment d’ailleurs.

Et il y en a que vous avez éliminées ?

Michel Cloup : Non, il y a des trucs que l’on avait travaillés mais qu’on n'a pas poussés jusqu’au bout, parce que maintenant, quand une chanson n’est pas bonne, on sait le reconnaître et arrêter.

Le Do It Yourself semble être un credo. Qu’est-ce que cela vous apporte en libertés et contraintes au quotidien ?

Michel Cloup : Ce que cela nous apporte comme libertés, c’est la liberté. C’est ce qui est le plus important, et c’est énorme quand on fait de la musique. Les contraintes, c’est que ça demande beaucoup de travail, tu gères plusieurs choses à la fois, ça demande beaucoup plus de travail que quand tu es signé dans une maison de disques et que tu as quinze personnes pour s’occuper du projet. Après, tu es autonomie totale, tu gères ce que tu veux, tu le fais de bout en bout. Même si tu te plantes, tu ne fais que ce que tu as envie de faire. Je vois quand même essentiellement des avantages, ça demande beaucoup d’énergie de travail, de temps.

En revanche, les budgets sont plus serrés, le site internet de l’Electrical Audio a des tarifs assez abordables.

Michel Cloup : Non, mais le taux du dollar est vachement intéressant quand même, mais c’est sûr qu’en termes de budget, on est un groupe assez intéressant, on peut faire des disques, des clips on est plutôt un bon parti quand même (rires).

Je trouve cet album plus musical.

Francis Esteves : C’était l’idée.

Michel Cloup : On voulait faire un truc assez différent. Si vous voulez parler, allez-y, je suis parti moi, je m’arrête plus.

Patrice et Francis : Non non, vas-y, tu chantes bien (rires).

Michel Cloup : On voulait faire quelque chose de différent, parce que les deux premiers albums sont un peu du même moule, en gros dix titres et 40 minutes. Comme on avait beaucoup de morceaux, on voulait proposer un truc plus long, le trancher par rapport à notre dernier album Hémisphère Gauche, enfin vrai album, pas de reprises, qui était un disque très arrangé, surproduit, avec beaucoup de couches d’instruments, beaucoup de textes, un album hyper compact, un peu comme un coup de poing.

Là, on est parti sur quelque chose de plus sinueux, le coup de poing reste une constante, mais il y a des chemins de traverses, on a voulu faire une disque un peu plus sur la longueur que juste sur l’impact sonique. C’est un peu en réaction à Hémisphère Gauche, un peu moins de textes, un peu plus de plages musicales, de longueur dans les morceaux.

Au niveau des thèmes aussi, se détacher de ce qui est engagé, un peu comme le premier album, revenir à des choses plus personnelles, plus ressenties et essayer de mixer les deux. Qu’il y ait un aspect plus politique et à la fois humain. Surtout quelque chose d’un peu surprenant pour les gens qui connaissaient les premiers albums, même si on retrouve la base du groupe. Il y a des surprises, essayer de pousser plus loin certaines options qui avaient été prises mais qui n’avaient pas été développées, à la fois des aspects mélodiques qui étaient présents, pas exploités et choses plus expérimentales qui faisaient partie de notre musique, mais qui n’avaient pas été étirées.

L’album est très aéré, il y a de la place pour les textes et la musique.

Michel Cloup : Tout à fait, c’était une volonté. A la fin de notre dernière tournée, on était dans une espèce de rouleau compresseur permanent et on en avait un peu marre, on voulait laisser respirer la chose.

Francis Esteves : Le départ de Widy a créé un vide, mais on ne l’a pas comblé en fait, je pense qu’on l’a utilisé un peu différemment. Michel a repris plus la guitare, on s’est vraiment appuyé là-dessus, en essayant de jouer correctement avec ce vide, pas de le combler à tout pris. Les samples ont été utilisés différemment, beaucoup plus de plages jouées à la guitare, plus de plaisir à se laisser aller.

Michel Cloup : On a voulu aérer la musique pour que tout le monde ait un peu plus de place en fait. Hémisphère Gauche fonctionnait par strates, une espèce d’empilement de sons où tout le monde jouait en permanence. On a gardé l’essentiel pour que chaque chose ait sa place, on est plus intéressé par remplir l’espace sonore avec la guitare ou une note de basse plutôt que de surcharger comme on le faisait avant. On ne renie pas ce qu’on a fait avant, c’est juste une évolution. Peut-être qu’on y reviendra, peut-être pas, on verra.

Je trouve le son plus direct, plus "Punk".

Michel Cloup : C’est l’idée en fait, avec cette épuration, retrouver l’essence de la chose. Après, ça ne se limite pas à cela, l’album est assez sinueux, il y a des morceaux plus machine, d’autres plus guitare. On reste dans un truc particulier.

Au niveau des textes, où se situe la limite entre des textes sociaux ou revendicatifs et la poésie et la place laissée à la musique ?

Michel Cloup : Il n’y a pas de revendication, jamais. On n'est pas dans un truc engagé, c’est plus un avis, une vision des choses, un sentiment plutôt que de la revendication. Il n’y a pas de prosélytisme. Après, la place est peut-être un peu moins importante, c’est présent parce que cela fait partie d’Expérience, mais il y avait une envie d’essayer de mélanger le premier album qui était plus "intime", et le deuxième qui était plus politique.

J’avoue que cet axe là m’intéresse de plus en plus, l’aspect politique mais à un niveau humain, intime. Je n’ai jamais été intéressé par les discours politiques ou le prosélytisme, même ça m’emmerde profondément. Je préfère entendre un avis, quand les gens écrivent des chansons ou des livres, je suis plus intéressé par un roman politique, parce que ça touche à l’homme, que par un essai politique. Il n’y a que le manifeste qui peut être intéressant, mais ça dépend lequel (rires).

Sur cet album, il y a des participations. Qui chante sur La République Invisible ?

Michel Cloup : C’est Arm, le chanteur de Psykick Lyrikah, qui jouent avec nous ce soir.

Et les autres participations ?

Michel Cloup : Une chanteuse que s’appelle Mary Jane, qui chante sur deux titres. Elle pose une petite voix mélodique sur Something Broken et Retrouvé. Elle avait déjà chanté sur le premier album.

Comment pourrais-tu expliquer le titre de l’album ?

Michel Cloup : C’est très simple, il y a deux lectures. La première, c’est le titre en entier, Nous (en) Sommes Encore Là, c’est un constat pas franchement joyeux. Et puis, il y a les parenthèses, on les enlève et ça fait Nous Sommes Encore Là. C’est un peu ce qui résume Expérience depuis le début, la double lecture. On aime beaucoup les double sens. C’est à la fois lucide, réaliste et pas festif. La deuxième lecture est plus de l’ordre du combat ou de la résistance, je ne sais pas trop, juste on existe et on essaie de vivre, de s’amuser ou de s’emmerder un peu moins.

Pourquoi cette précision avant le morceau Des Héros ?

Michel Cloup : C’est une blague avec un ami qui avait mal interprété le mot héros. Ce mot peut facilement être mal compris. Aujourd’hui, on parle d’un héros de série TV et ce n’est pas ma conception du mot héros. Juste pour recadrer le sens que je lui donne, le héros est une personne réelle que l’on ne connaît pas.

Une personne magnifiée par l’action qu’elle a réalisée.

Michel Cloup : Même pas, parce qu’en général, c’est une action anonyme.

La tournée qui s’annonce, vous en attendez quoi ?

Michel Cloup : Du plaisir, retrouver sur scène le plaisir que l’on a eu à enregistrer cet album, ça n’a jamais été aussi plaisant pour nous de faire un disque, sans aucun stress. Après, du monde, mais s'il n'y a personne, tant pis, ça ne nous empêchera pas de continuer.

L’album n’est pas sorti encore. Vous avez des retours un peu ?

Michel Cloup : Si, plus ou moins, ça fait un petit moment que les gens l’ont téléchargé sur le net, il sera en rayon d’ici quelques jours. Mais il y a déjà quelques chroniques parues, quelque unes sont mauvaises, mais dans l’ensemble, l’accueil est plutôt bon. Il y a des gens qui sont surpris par la longueur et le format de l’album, mais c’est plutôt une bonne chose, c’est pour ça qu’on l’a fait.

De nos jours, on fête Mai 68, ça vous inspire quoi ?

Silence général. Eux aussi sont encore là.

Michel Cloup : Oui, mais alors, que sont-ils devenus…

Patrice Cartier : Chef d’un bureau marketing.

Michel Cloup: Le coté positif, c’est qu’on revoit des images, si ça pouvait juste énerver les jeunes, ce serait bien.

 

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Crédits Photos : David Didier (retrouvez toute la série sur Taste of Indie)


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# 29 novembre 2020 : Culture Globale

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