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Electric Electric - French Cowboy - MGMT - Danko Jones - Cali - Future Of The Left - Dan le Sac v/s Scroobius Pip - Holy Fuck - Yea Sayer - Battles - Ez3kiel  (Belfort, Presqu'île de Malsaucy)  Dimanche 06 juillet 2008

Il pleut, c’est la Franche-Comté, après tout, c’est normal. Merde, j’ai raté Electric Electric. Cela dit, je les avais déjà vus dans d’autres conditions. Courrez les voir s’ils jouent près de chez vous, leur noise hypnotique et sérielle plaira aux amateurs de musique autre mais énergique. Voire dansante. Si !

French Cowboy jouent à la plage. Leur folk rock est fin à défaut d’être original, doté de belles montées et de chœurs aériens. Sympathique, joli, bon moment d’épure.

Eh-hé-hé ! MGMT, finalement ne me fait pas vomir, j’arrive même à écouter quelques morceaux avant de me sauver pour Danko Jones.

Le revanchard canadien a peut-être la voix un peu fatiguée et il faudrait un peu plus de guitare en façade, le début de set est un peu mou.

Mais ça s’accélère plus tard. Danko n’hésitant pas à s’amuser avec le public, on aura finalement passé un agréable moment de Hard-Rock. Avec des poses à la con, mais tout cela ce n’est pas sérieux… Les gros riffs gras et tranchants font secouer la tête et rien à foutre de Cali.

Future Of The Left et leur rock noise sont absolument à découvrir. A la Loggia, ils ont délivré un concert massif, sarcastique et teigneux qui restera comme l’un des meilleurs moments du festival. Collé aux barrières, droit devant eux, je ne les lâche pas des yeux et mes oreilles parfois blasées frémissent tout du long et se dressent attentives et rieuses. Sauf que…

Sauf que je ne sais pas encore que dans mon dos, un de mes potes se prend des mandales et quitte le festival suite à un malentendu avec des gros cons. Honte sur vous, bande de lâches abrutis, frapper un non-violent !

Du coup, le cœur n’y est plus, on écoute de loin le hip-hop très haut de gamme de Dan le Sac v/s Scroobius Pip. Ca a l’air très bien. Mais…

Holy Fuck et sa musique aussi mouvante que son line-up nous font le coup du set groovy improvisé qui va loin.

Très bon moment de trip electro-organique qui réussit à nous remettre un peu de baume au cœur. Le bassiste est super et a vraiment la classe. Ce truc indéfinissable dans l’attitude et le jeu, vous voyez ? Non ? Tant pis.

Yea Sayer fut aussi une belle découverte, charmé je le suis encore, par l’originalité de leur pop.

Quelques éléments world music sont très finement distillés, les voix sont très intéressantes : le chanteur a un charisme autistique prenant et n’hésite pas à déraper dans les aigus névrosés.

L’improbable bassiste offre des chœurs barrés et boit du vin rouge, le tout va à contre-courant de la majorité de la production pop actuelle, et ce n’est pas pour me déplaire.

J’attendais beaucoup de Battles. J’avais raison. Leur rock sériel mâtiné de tribalisme contre-nature a fait mentir ceux qui critiquaient leur intellectualisme supposé : ce fut une célébration, une invitation à la danse, encouragée par la force et la précision de frappe, toujours aussi impressionnante, de Jon Stanier (jadis batteur chez Helmet, Tomahawk, etc).

Les mathématiques de la musique poussant les gens à la transe, qui l’eut cru ? Les morceaux sont des constructions phénoménales, structures de débits de notes syncopées, d’autosampling contrôlé puis dévié, de voix pitchées oniriques, figures soniques géométriques, avec un sens de l’ordre, du placement qui me laisse baba au rhum. Ces types sont-ils de la même race que nous ? Oui, car tout le monde danse. Même moi, merde ! En fait, c’est presque du Blues ! Nan, j’déconne…

Je reste pour Ez3kiel, admirant les braseros étincelants, le show light, la profondeur des basses fréquences et la texture des bruitages, la noirceur de leur atmosphère et la cancoillotte dans mon sandwich.

Je suis seul au milieu du monde, je regarde les filles : dans l’noir, elles sont toutes belles, je pense à une peau d’ours, puis à un stupide oreiller pas très propre.

La fatigue est plus forte que tout, je décroche, je rentre exténué. Déprimé à l’idée que désormais, c’est fini. Ce sont des choses qui arrivent, fatalement paf !

Le point de vue du photographe
Le festival débute avec un doigt d’honneur de Keny Arkana qui me fait d’emblée oublier le reste du monde et me concentrer sur cette presqu’île détournée et éphémère, un monde à coté du monde où l’on célèbre la Musique pendant trois jours.

On vient aux Eurocks pour voir un groupe et plus, pour s’enivrer du son et de l’ambiance, pour manger des sandwichs, boire des bières et faire les zouaves en pataugeant dans la boue ou pour courir de scène en scène avec son appareil photo, à la recherche des meilleures prises, comme c’était le cas pour moi.

Mais ce festival reste avant tout une formidable terre de découverte et s’il ne fait aucun doute qu’en 20 ans, il est devenu une grosse machine à business, sa programmation soignée et audacieuse sait faire se côtoyer les grosses têtes d’affiches vendeuses qui assureront le remplissage du site et les jeunes groupes en devenir qui laisseront des traces sur le sable alternatif de nos plages musicales.

De la musique pour tous donc, sous le signe du rock toujours, dans toutes ses dérives, des plus conventionnelles aux plus extrêmes. I love les Eurockéennes de Belfort. A l’an prochain alors !

 

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En savoir plus :
Le site officiel du festival

Crédits photos : Vincent Courtois (retrouvez toute la série sur Taste of Indie)


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# 9 mai 2021 : Toujours plus proche de la sortie

On apprend par coeur le calendrier de dé-confinement, on espère les vaccins au plus vite, retrouver les salles de spectacles, les restos, bref on serait presque heureux. Pour le moment, voici le sommaire de la semaine avec la Mare Aux Grenouilles #27 samedi et un concert/interview de La Reine Garçon le 22 mai. Suivez la chaine Twitch.

Du côté de la musique :

"Flux flou de la foule" de Françoiz Breut
"Eiskeller" de Rover qui nous en parle en interview
"Let's do porn" de Captain Obvious
"The moon and stars : prescriptions for dreamers" de Valérie June
"Van Weezer" de Weezer
"Le grand secret des oiseaux de sable" de Ceylon
"Electron libre" de Hae-Sun Kang
"Chronicles of an inevitable outcome" de Intraveineuse
"Autobiographie Pirate" de Lady Arlette
"Vous écoutez quoi en travaillant ?" la 10ème émission de la saison 2 de Listen In Bed avec Guillaume Long, Flavien Girard et Francis Bourganel
"Augustin Pfleger : the life and passion of the christ" de Orkester Nord et Martin Wahlberg
"Beneath" de Tremor Ama
et toujours :
"Once" de Maxwell Farrington & Le Superhomard
"Drôles de dames" de Fabrice Martinez, Laurent Bardainne et Thomas de Pourquery
"Statistic ego", de Fauxx
"Fallen chrome" de Jac Berrocal & Riverdog
"Nikolai Tcherepnin : Le Pavillon d'Armide op 29" de Henry Shek & Moscow Symphony Orchestra
"Bal Kabar" de David Sicard
"Surrounding structures" de Veik
"Amnésique, mais d'une bonne manière (avec Francis Bourganel, Guillaume Long et Flavien Girard)" 9ème émission de Listen In Bed saison 2
"A Tania Maria journey" de Thierry Peala & Verioca Lherm
"Can't wait to be fine" de We Hate You You Please Die

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La Mélancolie des dragons" de Philippe Quesne
"Richard III - Loyauté me lie" de Jean Lambert-wild
"Bestie di scena" de Emma Dante
"Ali Baba" de Macha Makeïeff
"Noire" de Tania de Montaigne
"On ne voyait que le bonheur par Grégori Baquet
"Aimez-moi" de Pierre Palmade

Expositions :

en virtuel :
"Valadon et ses contemporaines. Peintres et sculptrices, 1880-1940" au Musée des Beaux-Arts de Limoges
"Matisse, comme un roman" au Centre Pompidou
"Gabrielle Chanel - Manifeste de mode" au Palais Galliera
"Luxes" au Musée des Arst Décoratifs
"Léonard de Vinci" au Musée du Louvre

Cinéma :

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"Les Beaux Jours" de Marion Vernoux
"Les Garçons sauvages" de Bertrand Mandico
"Un amour de jeunesse" de Mia Hansen-Love
"Hyènes" de Djibril Diop Mambéty
"De bruit et de fureur" de Bertrand Mandico
"Cosmos" de Andrzej Zulawski
"Cria Cuervos" de Carlos Saura

Lecture avec :

"Une toute petite minute" de Laurence Peyrin
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Rencontre avec Olivier Bal auteur de "La forêt des disparus"
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"Le bal des folles" de Victoria Mas et "Ici n'est plus ici" de Tommy Orange
et toujours :
"Patti Smith : Horses" de Véronique Bergen
"Les sorcières de la littérature" de Taisia Kitaiskaia & Katy Horan
"Je ne suis pas encore morte" de Lacy M. Johnson
"La famille" de Suzanne Privat
"Le brutaliste" de Matthieu Garrigou-Lagrange
"Les fossoyeuses" de Taina Tervonen

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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