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South San Gabriel - Babyshambles - El Guincho - Fujiya & Miyagi - New York Dolls - Hot Chip - My Bloody Valentine - Róisín Murphy - Erol Alkan - Mika  (Benicàssim, province de Castellón)  vendredi 18 juillet 2008

Vendredi 18 juillet, attention, il va falloir suivre les changements de scènes !

Ce soir, il me faut tenir jusqu'à 4h du mat, alors grosse sieste en préparation, n'est pas festivalier qui veut.

Et c'est reparti pour un tour. 19H40, arrivée sur les lieux, direction la Fiberfib qui, hier, était fermée. Et là, surprise, le site est nickel chrome ! Disparue la tonne de cartons, bouteilles et autres déchets qui s'amassaient partout hier encore. Belle organisation pour une grande efficacité !

South San Gabriel débute son show. La foule est calme (faut se remettre d'hier !), et tous sont assis devant la scène. Grattes et clavier occupent le devant de la scène. Son style rock est simple, efficace, sirupeux à souhait.

L'ambiance est feutrée, le timbre de voix joli. Et pourtant, les fans semblent attendre la reprise sur les autres scènes. Fin de la première chanson, les applaudissements sont nourris. Le concert continue, le claviériste change de casquette pour se mettre au violon. Des airs de folk, tout droit sortis du Texas natal du groupe viennent emplir le chapiteau de la Fiberfib.

J'en profite d’ailleurs pour saluer tout spécialement le travail de son et lumière effectué par les ingés, même s'il faut bien l'avouer, les boules Quiès n'étaient pas de trop. Le but était apparemment de faire sauter le maximum de tympans.

L'effervescence se fait sentir, on voit les gens se mettre à courir, c'est la cohue.

Normal, 21h, Babysambles a pris place sur la scène principale. A mon arrivée, je ne vois qu'une marée de mains levées.

Tout comme hier, le nombre de spectateurs m'étonne… Il n'est pas très élevé (à mon sens) même s'il l'est plus qu'hier. Et pourtant, sur ces 4 jours de festivités, on dénombrera 148 000 personnes présentes selon l'organisation du FIB. Bref, il y aurait bien assez de places pour l'intégralité des personnes se rinçant l'œil depuis la montagne qui encercle le site.

Mais Peter Doherty, le chanteur anglais n'en a cure, il déborde d'énergie et gesticule comme un beau diable. Il nous livre un concert simple et efficace. Les notes d'harmonica parachèvent le tout. Personnellement, je n’ai pas d'accroche. Mais bon, c'est de la bonne musique, y'a pas de risque… De quoi convaincre un maximum de gens.

D'ailleurs, avant même la fin, retour à la scène Fiberfib à 21h30 pour assister à la prestation de l'américain El Guincho. C'est la fureur sur scène, le percussionniste "sans âge" (c'est son tee-shirt qui le dit) sait mettre le feu à son public avec ses sons electro ethniques / tropicale très particuliers et ses pas de danse rythmés !

C'est vraiment dommage que le volume sonore soit si élevé. L'acouphène n'est pas le top pour profiter au mieux du festival, mais l'alcool doit vite faire oublier ce "point de détail de l'Histoire".

De part et d'autre de la scène, des écrans géants font défiler les images psychédéliques qui se marient bien avec le style de zik.

On se croirait dans la jungle… Mais écoutez une chanson, vous connaîtrez l'intégralité du répertoire.

Pas d'accroche, je décide de faire mouvement vers la scène Vodafone pour découvrir Fujiya & Miyagi. Le nom ne casse pas des briques et je m'attends bêtement à un groupe nippon, mais que nenni ! Originaires de Brighton, au Royaume-Uni, une foule d'initiés occupe déjà les lieux. On les reconnaît vite, à la première note, des cris de satisfaction s'élèvent.

David Best, le chanteur a une belle voix grave. Mariée au clavier, basse, gratte et batterie, le mélange est détonnant ! Même pas le temps de se demander si l'on apprécie, on a déjà le pied qui tape en rythme et le croupion qui suit vite le même mouvement. Adhésion complète, et madame est pourtant dure en affaire ! J'adore, et c'est le déchirement de devoir partir pour l’Escenario Verde, mais bon, c'est la scène principale, on se doit de la couvrir.

Il est 22h20 et New York Dolls qui, Ô surprise, nous vient tout droit de la Grosse Pomme, n'est pas en retard.

Johnny Thunders entame son show, malheureusement pour lui, soit la balance est mal faite, soit l'amas que forme voix et instru est fait exprès et alors l'idée est très mauvaise.

L'heure va être longue. Je fais donc abstraction et me concentre sur le visuel.

On dirait Mick Jaggers sur le retour : même coupe, même vieille trogne aux traits bien marqués, même maigreur.

La troisième chanson arrive enfin et le son s'arrange, la voix perce enfin ! Pardonnez la comparaison, mais on dirait… Garou.

Même si ces dinosaures du rock ont de beaux restes, cela n'a pas empêché les festivaliers de déserter les lieux.

On les retrouve alors à la Fiberfib où depuis 23h, Hot Chip a pris possession des lieux. Que vous dire ? Le style est un peu "indéfini"… Electro ? Pop ? Plusieurs étiquettes leur sont données. On annonce un style "minimaliste", celtique ou encore Chinese Pop.

Quoi qu'il en soit, ce n'est pas trop mal bien que le chanteur ne paie pas de mine. La musique est variée, les spots sont flashy… Hot Chip nous tient éveillés et annonce une belle soirée. Leur musique ravit le public et les oreilles. Des sons bizarres, des trognes dignes des 70’s, des rythmes chaloupés, une belle réussite et une vraie découverte à conseiller à tout curieux. Ils seront d’ailleurs à Rock en Seine le 28 août si vous êtes dans le coin.

Allez, on s'bouge, pas le temps de voir la fin, scène principale, le groupe londonien My Bloody Valentine se prépare.

Petite intro musicale pour se mettre en jambe… Déception ! Mais c'est pas vrai, qu'est-ce qu'ils font à la régie ?! Le son est complètement noyé.

Cela finit par s'arranger et on a alors plus d'yeux que pour la gratteuse à la petite jupe sage.

C'est très minimaliste, pas de chant, les lumières sont au minimum, MBV (pour les intimes) assoit cette ambiance qu’eux seuls savent imposer.

Les approximations du batteur sont anecdotiques tant les sons s’entremêlent et font place aux voix légères, noyées dans un magma de son.

La fin du concert s'apparente à un décollage d'avions de chasse. Même ceux qui n'étaient pas attentifs s'arrêtent de parler pour "écouter" l'onde qui gronde.

Les derniers tympans rendent l'âme et le torrent ininterrompu de guitares saturées pendant un quart d'heure, sur une seule note, au beau milieu de leur chanson "You Made Me Realize" achève les derniers sceptiques.

Les fans sont ravis d’avoir eu l’occasion de voir ce groupe noisy pop mythique.

La soirée s'achève finalement ici pour moi, Manu vous raconte ce que j'ai manqué. Snif.

Rósín Murphy ? Je ne la connais pas en solo et la seule chose que j’ai pu suivre d’elle est l’excellent Moloko.

Je ne m’attends donc à rien de spécial et je n’ai aucun a priori sur ce qu’elle va nous offrir.

Le concert débute et les deux choristes qui l’accompagnent prennent place sur scène. Après une intro de deux minutes, la superbe blonde arrive sur scène sapée d’une combinaison argent.

Sa plastique irréprochable n’est malheureusement pas suffisante pour sauver son concert d’une mauvaise critique.

En effet, quitte à écouter de la soupe, autant aller voir Kylie Minogue. Le style disco-électro-pop est bien pauvre. Sa voix ne rattrape pas grand-chose et je m’ennuie ferme !

Tant mieux car Erol Alkan va commencer son concert sur la Fiberfib. Je quitte le plein air pour me diriger vers le chapiteau qui, un quart d’heure avant le début de concert, est déjà complètement plein.

Le concert commence gentiment mais les connaisseurs sont déjà conquis. Le remixeur londonien à la mode du milieu très fermé des DJ fait monter la sauce lentement mais sûrement. La première partie du set est plutôt posée. Le son est crade et bien fourni comme il sait le faire. Les montées sont efficaces et emporte le public qui saute dans tous les sens. Je conseille à tout lecteur et amateur d’aller faire un tour sur son site ou encore Myspace pour écouter les remix monstrueux de Hot Chip ou encore du groupe Justice.

Je ne peux hélas suivre le concert en entier et c’est bien dommage. La grande scène reste la priorité car Mika va faire son entrée pour un show d’une heure.

C’est toujours marrant de passer de scène en scène en navigant entre les styles. Il n’y a qu’à voir ce soir par exemple : la pop sirupeuse de Babyshambles, le rock old school des New York Dolls, la pop noisy des My Bloody Valentine, l’electro de Rósín Murphy, les remix cossus de Erol Alkan pour finir la pop enjouée de Mika.

Honnêtement, je suis loin d’être fan de Mika, j’avoue. Son album me saoule vite et ses tubes serinés à la radio commencent sérieusement à me fatiguer. Et pourtant… pourtant j’ai passé un excellent moment durant son heure de concert.

Le décor nous met tout de suite dans l’ambiance. C’est coloré, fleuri et naïf. Les couleurs acidulées nous transportent dans un monde féérique. Mika déboule sur scène en courant et haranguant la foule.  Il enchaîne les tubes bien connus de tout le monde et fait un véritable carton.

Son secret ? Des musiciens fabuleux (il n’y a qu’à voir le beat solide et efficace de la batteuse), des reprises parfaitement choisies et arrangées, un jeu de scène programmé au millimètre, des personnages sortis tout droit de l’univers de Walt Disney.

C’est joyeux, agréable, dynamique et optimiste. A défaut de combler les mélomanes, il enchante le public et ça, c’est essentiel. Un conseil ? N’hésitez pas à aller le voir en concert, vous ne serez pas déçu !

 

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En savoir plus :
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Crédits photos : ManuD (retrouvez toute la série sur Taste of Indie)


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