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puce Gagadilo - Les Ogres de Barback
Le Fil  (Saint-Etienne)  12 mars 2009

Accompagné par une petite troupe de potes au franchissement de la porte, j'entre dans l'antre (!) si prisée ce soir-ci, et ressens cette délicieuse ambiance festive déjà créée par ces futurs protagonistes de l'ombre que sont les spectateurs.

Gagadilo, groupe aux forts accents cuivrés, s'occupe de la première partie. Souvenez-vous, je vous avais parlé d'eux lors de leur performance dans la première édition de l'envers du Fil. Pour vous donner des nouvelles donc, sachez qu'ils vont très bien !

Leur musique est toujours aussi joyeuse et entraînante, l'assurance scénique est assumée et les sourires se propagent de la scène jusqu'aux moindres recoins de la salle. Décollage réussi !

La foule en veut encore et la formation nous offre un véritable final... En fanfare ! Gaité, bonheur, joie... Merci, c'était très bon ! Pour un peu, j'en aurai presque dansé (mais je ne sais toujours pas ce que j'ai bien pu faire de ce fichu balai ?!?).

Puis l'entracte, la pause entre les deux formations. Je dois avouer qu'il s'agit là d'une des entractes les plus réussies qu'il me soit arrivé de vivre. Tout était génial ! Le retour de la lumière dans la salle, intervenant tout-pile vingt-trois secondes après que le dernier musicien de Gagadilo ait quitté la scène ; les gens qui se répartissaient à une vitesse moyenne de trente-six pas à la minute, de la grande salle au bar, aux toilettes, voire même à l'extérieur pour s'adonner à une pause cigarette ; un brouhaha moyen mesuré à cinquante quatre décibels ; le tout, dans une désorganisation quasiment parfaite. Bravo à tous ceux qui ont oeuvré pour ce magnifique et somptueux spectacle. Merci, mille fois merci ! C'était formidable, je n'oublierai jamais...

Mais soudain, une sorte de frémissement devient palpable. Un frissonnement incertain parcourant la foule se fait ressentir. Le vent a interrompu sa course folle qui faisait vaciller jusqu'alors les feuilles dans les branches d'arbres bourgeonnants en cette saison dans la plaine du Forez qui s'extirpait douloureusement d'un rude hiver. Même les oiseaux avaient décidé de cesser leurs stridents sifflotements. Voici Les Ogres de Barback !

Bon, en fait lorsqu'ils ont débuté, j'étais en train de finir mon mégot dehors. Mais laissez-moi vous raconter un peu le reste du concert de ce groupe que je qualifierai d'emblée comme – que ça devrait même pas être permis que ça existe tellement c'est bien ! Une fraterie, deux frères, deux soeurs. Tous musiciens, et tous musiciens... multi-instumentistes, comme ont dit, je crois.

Mais là, lorsque les personnes en question, jouent chacun d'une dizaine d'instruments, faut inventer un nouveau mot. A partir de là, vous comprendrez que les possibilités sont nombreuses, voire infinies.

Un coup j'te fais un morceau avec le chanteur à la guitare, une frangine au piano, l'autre à la contre-basse et le frère à l'accordéon... Et puis, le jeu s'installe : "Passe-moi la caisse claire, moi j'te donne le violon ; tiens, je jouerai bien un peu de scie, tu n'auras plus qu'à prendre le trombone à coulisse... Et si on faisait tous de la guitare ! Et si on jouait tous de l'accordéon !"

Non d'une pipe en terre ! (rose !) Ai-je envie de m'esclaffer. Pardonnez-moi cette prolifération de points d'exclamation... Mais c'était tellement bon ! Et je regrette amèrement, à cet instant précis, d'avoir usé tous mes plus beaux superlatifs dans de précédentes chroniques !

Les Ogres de Barback ne passent pas ou peu à la radio. Ils ont la réputation d'être un sacré groupe de scène. Et c'est vrai. Je n'avais jamais eu l'occasion de les voir jusqu'à cette fois et j'ai passé un très très très très très bon moment! Je vous déconseille donc chaleureusement et très sincèrement de ne pas aller à leur rencontre...

Pour conclure (et parce que c'est un ami !), je vous rapporterai ici les propos dithyrambiques d'un de nos plus fameux chroniqueurs stéphanois, Icos, qui déjà en 1999 après Jésus Christ, écrivait dans la revue devenue désormais mythique L'oeil du Troll : "Les Ogres de Barback, c'est mieux que Johnny !"

Voilà, je crois que tout est dit... Alors, je ne sais pas vous, mais pour ma part, je leur dis "A très bientôt !" Car sait-on jamais où les vents nous mènent...

 

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L'interview des Ogres de Barback (mai 2004)
L'interview des Ogres de Barback (13 octobre 2005)

En savoir plus :
Le site officiel de Gagadilo
Le Myspace de Gagadilo
Le site officiel des Ogres de Barback
Le Myspace des Ogres de Barback

Crédits photos : Sébastien Barriol (Toute la série sur Taste of Indie)


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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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