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puce Dick Turner - Herman Dune
Le Fil  (Saint Etienne)  9 avril 2009

On ne s’est pas compris avec Dick Turner.
Comme embarqué dans une discussion avec un étranger qui ne partage pas ma langue et qui s’aide des mains, je le trouvais très sympathique, l’œil malicieux, la bouille charmante, mais… je ne le comprenais pas.

Remarquez, je pense que lui s’en fout. Venant de la musique contemporaine et artiste-peintre-plasticien par ailleurs, ses modes d’expression sont multiples et je ne pense pas que ses préoccupations soient strictement dans l’échange de mots…

De mon coté j’apprécie l’effort qui me permet d’entrer dans l’univers d’un artiste, et je ne recherche pas à tous prix la compréhension par les mots quand je regarde une toile, quand je vois un opéra-punk ou  un spectacle de danse. L’émotion a son intelligence propre et ses codes que chacun peut se construire.

Mais là, Dick Turner, armé de son trombone et de sa bande son sur CD, mais surtout de ses gestes et des expressions de visages, nous laissait entendre toute l’importance de ses textes et de son message… Imaginez Vincent Delerm seul avec son clavier dans un cabaret en république Tchèque… Tous comme un tchèque interloqué,  je regardais Turner, j'imaginais toute la profondeur du bonhomme, touchant, drôle, mais… l’interrogation cédait vite sa place à l’ennui.

M. Turner, nous ne nous sommes pas compris. Ce soir, j’en suis désolé, nous nous sommes loupés !

Par contre je n’ai pas loupé Herman Dune !

La salle du club a changé de visage quand David-Ivar Herman Dune est entré en scène. La température est montée de quelques degrés, des tongues ont poussées le long de nos pieds détendus. Le sol s’est assez vite déstructuré pour devenir une plage de sable fin. Les filles étaient toutes belles et les vacances commençaient bien et allaient durer l’éternité, en tout cas la soirée.

La musique d’Herman Dune est un remède contre la morosité. Les premières chansons que David interprètent seul à la guitare ouvre le bal et plante le décor. Lorsqu’il est rejoint par Neman à  la batterie et son acolyte à la basse le voyage continue et s'accélère.On avance au rythme de la guitare tendre et chaloupé. La basse et les percus nous accompagnent.

On ne sait jamais avant un concert d’Herman Dune à quoi s’attendre. Leur dernier Album Giant marque une évolution importante pour le groupe, avec une présence marquée de cuivres et de chœurs féminins. La moitié des chansons de ce dernier opus est écrite par André Herman Dune, le frangin, qui a quitté le groupe après la sortie de l’album, chansons qui ne seront pas jouées lors de la tournée... Nous n'aurons pas le droit à toutes les chansons, pas le droit au chœurs et pas le droit aux cuivres...

Nous pouvions donc être incertain de la route que choisira David pour nous mener en vacances.  Mais avec nos pagnes et nos colliers à fleurs, nous sommes prêt à le suivre. Les paysages sont changeants. Folk. Rock. Électrique.

Les vacances continuent, en solo, en trio. Herman Dune, c’est carré et c’est euphorisant : on se sent bien !

Et puis, comme dans toute vacances, bercé par le bruit des vagues, on commence à penser à la rentrée, à la liste de course, au horaires de la nourrices... Bref les vacances ont une fin et c'est bien avant le fin du concert que je commençais à y penser.

La magie de cette ambiance ne dure pas autant que le concert, et si la prestation d'Herman Dune a été ce soir appréciable, il n'en demeure pas moins que le ronron plaisant à eu raison de moi. Les performances techniques de David à la guitare font leur effet sur les première chanson puis font partie du décor, le charme des chansons s'émousse sur la longueur.

Le rythme faiblit un peu et je suis laché en route. Je ne parviendrai pas à rejoindre le wagon que je regarde s'éloigner sans moi...

J'ai  fini le concert noyé dans mes pensées, que la musique en fond rendent agréables, mais je ne suis plus vraiment dans le concert. Je faisais déjà mes valises pour le retour !

Pour conclure : j'aime bien les vacances, moins les rentrées, j'aime bien Herman Dune, mais pas trop longtemps !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Herman Dune
Le Myspace de Herman Dune
Le Myspace de Dick Turner

crédits photos : Eric Ségelle (Toute la série sur Taste Of Indie)


Cyril Hortala         
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# 24 mai 2020 : Culture pour tous !

Toujours pas de festival, de théâtre, de concert, et autres ouvertures de lieux de réjouissances diverses sinon quelques passe droits pour les amis de Manu. En espérant que tout rentre dans l'ordre et que l'on retrouve le plaisir du spectacle vivant bientôt. Soyez prudents, sortez couverts et restez curieux !

Du côté de la musique :

Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac
et toujours :
"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
"Hundred fifty roses" de Dune & Crayon
"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Frida jambe de bois" de Pascal Rinaldi en vidéo
le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
"L'Appel de Londres"
"Hier est un autre jour"
du divertissement :
"On ne choisit pas sa famille"
"Double mixte"
du vaudeville avec "Le Système Ribadier"
du côté des humoristes :
"François Rollin - Colères"
"La Teuf des Chevaliers du fiel"
"Franck Duboscq - Il était une fois"
Au Théâtre ce soir :
"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
"Deux hommes dans une valise"
des classiques par la Comédie française :
"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
et aller à l'opéra pour :
"Fortunio" d'André Messager
"Falstaff" de Verdi

Expositions avec :

les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
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en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
de l'espionnage : "Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
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"Les Frères Pétard" de Hervé Palud
de glorieux péplums italiens avec Steve Reeves :
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