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Interview  (Paris)  avril 2009

Nous n’avions pas pu rencontrer les membres d’Errors lors de leur venue à Paris, ni les voir en concert, pour des raisons de calendrier. La frustration est légèrement gommée par cette interview, faite par mail.

C’est James Hamilton, batteur de son état, qui a répondu à nos questions. Ce qu’il nous raconte de leur manière de travailler et de leur vie de groupe, ne fait qu’aggraver la déception de ne pas avoir été présents.

Comment vous êtes-vous rencontrés et avez formé le groupe ?

James Hamilton : Simon et Greg avaient travaillé quelques chansons dans la chambre de Simon. Simon connaissait Steev à l’école et ils avaient déjà fait de la musique ensemble. Ceci a été la formation originale d’Errors. Pour leur premier single sur Rock Action, ils m’ont demandé si je voulais jouer de la batterie sur le titre "Hans Herman", j’ai aussi enregistré une partie de batterie qui sera utilisée plus tard, pour le titre "Crew Cut" sur l’album How Clean is your Acid House. J’ai joué de la batterie pour le concert de lancement du EP et peu après, ils m’ont demandé si je souhaitais faire partie du groupe, décision qu’ils regrettent encore de nos jours, j’en suis sûr !

Quel est ton passé musical ?

James Hamilton : Je joue dans des groupes depuis que j’ai quatorze ans, dont beaucoup n’ont pas donné grand-chose, à part quelques concerts. J’ai commencé à jouer de la batterie après avoir vu Nirvana jouer Lithium aux MTV Music Awards. J’avais douze ans, et voir Dave Grohl marteler sa batterie pour la réduire en pièces, ce qui a fait passer la batterie comme la chose la plus cool à faire. Avant Errors, je jouais dans un groupe de synth-rock, Multiplies, dont les autres membres de Errors étaient fans et qui doit être la raison pour laquelle ils m’ont demandé de les rejoindre, quand Multiplies s’est séparé. Je jouais aussi dans un groupe appelé Dananananaykroyd, avec le guitariste de Multiplies – une période fantastique – mais cela a atteint un point où il était impossible pour moi de jouer dans deux groupes à plein temps. Donc Errors est devenu mon occupation principale. J’ai aussi joué de la batterie sur un album de Remember Remember, un autre artiste du label Rock Action Records, c’est le projet de Graeme Ronald, qui était clavier dans Multiplies. Comme tu le vois, je suis resté très proche de mon histoire musicale.

Comment travaillez-vous la musique ?

James Hamilton : Nous avons une approche non conventionnelle de l’écriture et de l’enregistrement de la musique. La plupart des idées de chansons sont initiées à l’ordinateur, l’un d’entre nous va travailler sur des parties d’une chanson, ensuite nous y ajoutons des idées de structure. Une fois que la structure est solide, nous ré enregistrons ces parties pour une version démo et ensuite travaillons la chanson pour pouvoir la reproduire live, en même temps nous restructurons l’ensemble. C’est seulement à cette étape que nous enregistrons quelque chose. Je pense que beaucoup de groupes qui verraient notre manière de travailler seraient choqués du temps que nous passons pour arriver à un morceau fini, notre processus d’écriture est long et très compliqué.

Comment définirais-tu votre musique ? La musique d’Errors est un mélange de rock et de musique électronique. Comment les différents publics reçoivent vos disques ?

James Hamilton : C’est très difficile de définir sa propre musique. Je pense que tout membre d’un groupe aura plus de difficulté à définir sa musique qu’un auditeur ne le ferait. On a été placé dans différents styles, le plus récurrent étant "post-electro" ce qui, à ma connaissance, n’a été donnée pour aucun autre artiste. Je suppose que c’est une définition paresseuse qui englobe l’électro et le post-rock, mais cela semble fonctionner, qui suis-je pour argumenter face à un journaliste ? Généralement, les gens nous décrivent comme des "geeks" ce qui doit se rapporter au fait que nous ayons des lunettes et que nous utilisons un ordinateur. Je dirais que nous faisons de la musique instrumentale, avec occasionnellement du chant. Peut-être faisons-nous du math-rock avec des ordinateurs ? De la dance music à écouter quand on cuisine ?

La perception d’un groupe par le public est étrange quand on y pense. Je crois qu’il est très difficile de trouver un fan de musique qui n’écoute qu’un style et rien d’autre. Personnellement, j’aime différents styles musicaux, électronique, dance, rock, indie, metal, jazz, musique classique, blues – en ce moment j’écoute beaucoup Kronos Quartet. Tant que c’est passionné et intéressant, ça vaut la peine d’être écouté, et j’espère que les gens ont la même réaction pour notre musique. Quand nous avons fait l’ouverture pour 65 Days of Static, il y avait des types avec des T-shirts Iron Maiden qui dansaient en même temps que des ravers. Je pense que nos influences multiples, s’entendent dans nos morceaux.

Qui chante sur le titre "Cuterly Drawer" ? Qu’est-ce qui a motivé la présence du chant ? Est-ce différent de composer et enregistrer un titre avec du chant pour vous ?

James Hamilton : Le chant sur ce titre est fait par une musicienne de spoken words, George Pringle. L’idée d’avoir un texte parlé sur le disque n’était pas voulue au départ mais en travaillant sur ce titre, il était évident qu’il devait y avoir quelque chose de plus, et nous avons pensé que du chant fonctionnerait. Nous ne voulions pas un chant conventionnel tout de même. Nous avons fait un concert à Londres et le DJ a passé la chanson "Carte Postale" de George Pringle, Steev l’a adorée alors nous avons pensé à la contacter. En parallèle, nous avons lu une interview d’elle, où elle disait apprécier notre musique, nous lui avons alors demandé si elle avait envie de participer à une de nos chansons, ce qu’elle a accepté.

Nous lui avons envoyé un mp3, elle a enregistré une démo de son chant, et ça nous a époustouflés. Je pense qu’avoir une voix sur un des titres de l’album rajoute un autre élément musical à l’ensemble. En plus, cela rajoute une féminité nécessaire dans un disque très masculin. George Pringle est une jeune fille douce, drôle, bien que les paroles de "Cuterly Drawer" parlent d’un sujet noir, son texte contient un humour noir sous-jacent qui me parle. Pour ce qui est d’utiliser de nouveau des paroles pour de futures chansons, je pense que nous ne sommes pas contre l’idée. J’ai quelques idées de personnes que j’aimerais inviter. Nous travaillons en ce moment un morceau utilisant nos propres voix samplées.

Il s’est passé du temps entre la sortie de How Clean is You Acid House ? et cet album. Pourquoi ?

James Hamilton : Tout d’abord parce que tout le monde dans le groupe a d’autres engagements, nous avions nos études à l’université, un emploi, etc. Errors n’était pas un projet à plein temps, pour aucun d’entre nous, nous ne pouvions pas nous concentrer sur le sujet plus avant. Comme je l’ai déjà dit, nous prenons beaucoup de temps à écrire et enregistrer. Entre les deux disques, nous avons aussi pas mal tourné et pris nos marques en temps que groupe de scène. Notre label, Rock Action, nous a permis de prendre le temps nécessaire pour terminer l’album tel que nous le ressentions et l’envisagions. Nous aurions facilement pu faire un ensemble de chansons plus standard, il y a six mois ou un an, mais aucun d’entre nous n’aurait été satisfait du résultat. Même si nous avons des emplois en dehors du groupe et que nous prenons du temps pour finir nos chansons, que nous allons probablement faire plus de concerts que jamais. Nous travaillons actuellement notre second album et tout se passe bien.

Durant cette tournée, y a-t-il un lieu où tu es particulièrement content d’aller ?

James Hamilton : Pour moi, il y a peu d’endroits qui me marquent. Berlin, où nous avons joué avec Whomadewho, était l’un des summums. Berlin est une ville incroyable, avec une histoire musicale fantastique, de Kraftwerk, Neu! et toute l’histoire du Krautrock, à des labels comme Bpitch Control, Shitkatapult, ou bien des artistes comme Ellen Allien, Apparat et Modeselektor qui font partie de mes musiciens favoris. Alors jouer là-bas a été un vrai régal. Paris a été incroyable. J’avais déjà visité la ville et adoré, mais le public pour lequel nous avons joué au Social Club était le plus fou pour lequel je n’ai jamais joué, c’était génial ! Nous avons commencé avec "Still Game", qui est un titre qui commence doucement, mais dès les premières notes, les gens étaient fous. J’ai vraiment envie de revenir jouer à Paris. Cherbourg était un endroit très agréable, tout le monde, du personnel de la salle au public, a été parmi les plus accueillants et les plus chaleureux que nous ayons pu espérer rencontrer.

Est-ce que tu peux nous raconter un de tes meilleurs souvenirs de la vie du groupe ?

James Hamilton : Il y a tellement de moments que c’est difficile. Récemment, nous avons joué "Mr Milk" à Hambourg, avec les membres de Whomadewho sur scène. Cela a été un grand moment. Rencontrer des artistes que j’admire est toujours un moment particulier. Par exemple, nous avons tourné en Angleterre, avec Underworld, dont je suis fan depuis des années, ou encore avec Apparat, lorsque nous avons joué en Finlande. Des situations qui me font dire que je suis en train de vivre les meilleurs moments de ma vie. Voyager à travers l’Europe et se rendre compte qu’au Portugal, à Rennes ou à Milan, il y a des gens qui ont acheté le disque que nous avons fait à Glasgow est juste complètement irréel. Lorsque je voyage à des milliers de kilomètres et que les gens connaissent nos chansons, ça me surprend à chaque fois. Si parmi tous ces moments je devais en choisir un, je dirais que l’un des meilleurs est le jour où Rick Smith d’Underworld m’a dit que mon jeu de batterie lui rappelait celui de John Bonham. J’ai gardé le sourire pendant un mois après ça !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Errors
Le Myspace de Errors

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# 12 juillet 2020 : Un air d'été

On entre dans la saison des vacances, pour vous comme pour nos chroniqueurs. Vous nous retrouverez tout l'été quand même avec des éditions web plus légères et toujours notre Froggy's TV bien sûr avec La Mare Aux Grenouilles et plein d'autres émissions. c'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

La Mare Aux Grenouilles #6, sommaire et replay
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.

Au théâtre :

en salle :
"Littoral" au Théâtre de la Colline
"Karine Dubernet - Souris pas" au Point Virgule
et dans un fauteuil de salon :
des créations :
"Yvonne princesse de Bourgogne" par Jacques Vincey
"Lucrèce Borgia" par Lucie Berelowitsch
"La Dernière neige" de et par Didider Bezace
"Pinocchio" de Joël Pommerat
"Soulever la politique" de Denis Guénoun
"Je marche dans la nuit par un chemin mauvais" de et par Ahmed Madani
Au théâtre ce soir :
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"Le Tombeur" de Robert Lamoureux
"Une cloche en or" de Sim
du boulevard :
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Face à face" de Francis Joffo
du côté des humoristes :
"Bernard Mabille sur mesure"
"Christophe Alévêque est est Super Rebelle... et candidat libre !"
et finir l'Opéra :
avec du lyrique :
"Le Balcon" de Peter Eotvos par Damien Bigourdan
"Orlando furioso" de Antonio Vivaldi par Diego Fasolis
"La Flûte enchantée" de Mozart par Romeo Castellucci
et du ballet avec deux créations étonnantes : "Raymonda" de Marius Petipa et "Allegria" de Kader Atto

Expositions :

les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma at home avec :
le cinéma contemporain
"A woman at war " de Benedikt Erlingsson
"Lulu" de Uwe Janson 
"L'Apotre" de Cheyenne Carron
"La tendresse" de Marion Hänsel
"Crawl" de Herve Lasgouttes
"Nesma" de Homeïda Behi
le cinéma culte des années 1920 :
"Le cuirassé Potemkine" de Sergueï Eisenstein
"Nosferatu le vampire" de Friedrich Wilhelm Murnau
"Le Cabinet du docteur Caligari" de Robert Wiene
"Les Deux Orphelines" de D.W. Griffith
et l'entre deux avec les années 1970 :
"Mado"de Claude Sautet
"La Traque" de Serge Leroy
"La femme du dimanche" de Luigi Comencini
et retour au 2ème millénaire avec de l'action :
"Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie" de Jan De Bont
"Blade Trinty" de David S. Goyer
avant de conclure en romance avec : "Un havre de paix  de Lasse Hallström

Lecture avec :

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"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
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