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Studio 104  (Plaine Saint-Denis)  27 août 2009

Enregistrement de l'Album de la Semaine de Canal +, l'occasion de savoir, dans toujours d'excellentes conditions de son et une vraie proximité, ce que valent les Passion Pit sur scène.

Les cinq geeks de Boston sont déjà venus en France au Nouveau Casino en mars dernier pour un concert qui, semble-t-il, avait été court, un peu brouillon mais joyeusement foutoir et dansant.

Or depuis quelques mois, avec la sortie du premier album sur le label Columbia, le groupe semble être devenu un bon espoir de l'industrie du disque, et les Public Relations font bien leur boulot. Résultat des courses, à longueur d'articles, on les compare à MGMT. Le NME et les Inrocks en font la hype du moment. Et pour un groupe débutant, présence aux Eurockéennes de Belfort, à Glastonbury, au Festival de Montreux, à Rock en Seine, ouverture pour les Killers à Hyde Park, bientôt à la même affiche que La Roux dans le cadre du festival Inrocks, et passages radio en boucle pour le single "The Reeling".

"The Reeling", avec ses côtés à la Giorgio Moroder, électro disco à voix haut-perchée, est sûrement d'un format plus facile pour les programmateurs que "Sleepyhead", plus tordu, extrait du premier ep "Chunk of Change" sorti il y a tout juste un an.

En 2008, c'était le groupe Black Kids, qui suivait cette trajectoire programmée vers la gloire, et l'essai, par manque de maturité musicale scénique entre autre chose, n'avait pas été transformé.

Mais comme Stéphane Saunier, le Directeur Musical de Canal+, à l'instar d'un Bernard Lenoir, sait osciller avec élégance et raison entre la mode et ses coups de cœur, et surtout qu'il aime la musique live, c'est avec un a priori positif qu'on attend l'entrée des Passion Pit sur la scène pour ce concert en petit comité.

Pour la télévision française, les barbes ont été coupées, mais les lunettes à montures en écaille sont fièrement arborées. Ainsi que les chemises à carreaux dont les manches sont négligemment remontées. Certes les cinq de Boston ne sont pas très sexy, mais ils ont des bonnes têtes.

Question musique, dès les deux premiers morceaux, déception ! Sur "To Kingdom Come" et "I've Got Your Number", le son de façade est bien gros et puissant, mais la voix mal chauffée se perd parfois. Le chanteur, Michael Angelakos, a du mal à en moduler le volume, et tient le micro à une distance qui, par moment, ne permet plus de l'entendre. On en vient à se demander ce que donnerait ce concert sans des ingénieurs du son et du matériel vraiment à la hauteur, l'ampleur du son masquant certaines faiblesses lors de l'exécution.

Le groupe semble s'être enfin chauffé, ils entament "Little Secret" et "Sleepyhead". L'ambiance commence à prendre. Leur manager rentre sur scène, il faut rejouer "To Kingdom Come". Le groupe semble plus concentré, la version est plus efficace, mais la voix à nouveau ne colle pas. Ils enchaînent avec le single "The Reeling", là rien à redire. Le manager revient, il leur faut refaire "I've Got Your Number", la première prise n'était pas satisfaisante, la seconde version s'avère largement plus puissante et entraînante. En fin de show, "Seaweed Song", qui aurait dû être interprété à l'orgue Wurlitzer par Michaël en solo, le sera dans sa version normale par l'ensemble du groupe, sûrement pour des raisons de timing.

Le groupe salue, sous des applaudissements obtenus par un chauffeur de salle qui a mérité son salaire ce soir-là. Flottement... Rappel, pas rappel ?...

L'organisation annonce que le groupe revient. En guise de rappel, une troisième fois "To Kingdom Come". A l'issue de cette chanson, entamée par un faux départ, le chanteur, pour la première fois s'adresse au public pour nous remercier d'avoir été patient. Pour l'échange avec le public, même pas le minimum syndical.

En sortant du studio d'enregistrement les commentaires étaient : "il est vraiment perdu sans son manager. En plus, comme on le dit d'un acteur, on a l'impression qu'il ne sait pas quoi faire de ses mains. Et je ne supporte pas sa voix à la Mika" (Benoît), "C'est un mélange intéressant de gimmicks de jeux vidéo, de sons années 80, avec une voix à la Led Zep, et la coupe de cheveux de Marc Bolan" (Pascale), "Ca m'a fait penser à Calvin Harris en - beaucoup - moins bien" (Brice), "Il y a des accords à la Jackson 5. Ca rappelle Calvin Harris, mais sans le professionnalisme" (Sofia).

Le problème semble en effet résider dans un manque de maturité scénique, le groupe n'ayant pas eu à user ses fonds de culottes en velours sur les scènes locales et les petits circuits, avant qu'on leur déroule le tapis rouge. Malgré de bonnes individualités en son sein, et du potentiel sur disque, il s'avère que Passion Pit n'a pas d'épaisseur quand il est face à un public.

Conclusion, le rendu à l'écran sera peut-être bon, mais demain j'irai voir Amy McDonald sur la grande scène à Rock en Seine, pendant que Passion Pit jouera sur la scène de l'Industrie. De plus, j'hésite aujourd'hui à aller voir La Roux au festival Inrocks puisqu'ils en partagent la même affiche.

Je souhaite à Passion Pit tous les bonheurs du monde, mais je crains qu'ils ne souffrent du même syndrome que les Black Kids.

 

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En savoir plus :
Le Myspace de Passion Pit


Laurent Coudol         
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"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel
et toujours :
"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
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