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The big machine  (Barclay)  octobre 2009

Avec l'automne est sorti The Big Machine, le dernier album d'Emilie Simon. Révolution personnelle et changement de cap en vue pour la demoiselle qui délaisse quelque peu l'électro pour prendre un virage que l'on peut qualifier de pop. Véritable orfèvre de la musique électronique made in France, Emilie Simon a souhaité se détacher de ses automatismes et de son univers björkien pour lorgner du côté de Kate Bush.

Vous noterez le paradoxe du titre de l'album à l'heure de ce virage. Composé initialement au piano pour la spontanéité de l'instrument, The Big Machine résulte, selon les dires de son auteur, d'un réel  souci de changer les règles du jeu. L'occasion de casser les repères et la routine, de se mettre en danger en quelque sorte. Désireuse d'ouvrir ce nouvel univers à d'autres, Émilie Simon profite dès lors de son installation à New-York pour revoir son processus de création et de s'entourer de musiciens adhérant au projet. Autre changement, celui du choix de l'anglais comme vecteur de communication. Exceptés sur "Fools like us" et "Ballad of the big machine" mêlant les langues de Molière et de Shakespeare, Emilie Simon délaisse sa langue natale pour les dix autres titres.

Vous l'aurez compris, quitte à changer la déco autant le faire jusqu'au bout. Emilie Simon ne se limite donc pas à déplacer quelques meubles et à ajouter quelques touches de couleur par-ci par-là. On a affaire ici à un véritable ravalement de façade musical. Pour quel résultat me direz-vous ? J'y viens...

Ce qui est (trop ?) frappant à la première écoute, c'est la filiation avec Kate Bush. Le chant d'Emilie Simon se rapproche (volontairement ou inconsciemment) de celui de la Britannique. Ce trait majeur de ce nouvel album pourra en agacer plus d'un. Il est vrai que la voix peut faire tiquer. La Montpelliéraine est une très bonne chanteuse, nul doute sur ce point, mais on regrettera le côté maniéré du chant sur la majorité des morceaux. Emilie Simon semble dès lors avoir perdu en simplicité et on regrettera la féérie vocale des premiers albums.

Quid du versant musical de l'album ? Le disque s'appuie sur une solide base rythmique (basse et batterie) à laquelle viennent se greffer piano et autres claviers ainsi que des arrangements de cuivres mis en forme par Kelly Pratt (croisé aux côtés d'Arcade Fire et de Beirut). L'ensemble sonne très années 80 avec les qualités et défauts de cette époque. Le côté pop est indéniable mais parfois c'est un peu trop... On retiendra quelques perles musicales comme "Rainbow", magistrale ouverture de l'album, le franglais "The Devil at my door", le groovy "Rocket to the moon" ainsi que la relative simplicité de "Ballad of the big machine".

Une page se tourne et c'est assumé.  Emilie Simon risque de déstabiliser les fidèles de la première heure mais saura sans nul doute fédérer un nouveau public. Me concernant, mon avis est bel et bien contrasté. The Big Machine est dans l'ensemble un bon album (très bon diront certains) mais à mon goût assez inégal. J'adhère à une partie mais zappe facilement le reste. Mitigé plus que déçu donc.

A vous de juger !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Emilie Simon
Le Myspace de Emilie Simon


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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
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"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
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"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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