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puce Millepied/Paul/McGregor
Opéra National de Paris  (Paris)  10 novembre 2009

L'Opéra Garnier présentait les pièces de trois chorégraphes contemporains. La cohérence de ce programme venait d'un thème commun, le rapport au temps, abordé sous des angles et avec trois sensibilités différentes.

"Amoveo", chorégraphie de Benjamin Millepied su rune musique de Philip Glass.

Danseur et chorégraphe bordelais, soliste au New York City Ballet, Benjamin Millepied ouvre cette soirée avec une pièce dynamique et colorée. Les danseurs, dans des costumes de couleurs très vives et très gaies, composés d'un bas d'une couleur (bleu, rouge, jaune ou vert) et d'un haut d'une couleur différente.

A ce schéma répond, en vidéo sur un écran à l'arrière de la scène, des évolutions de tracés rectilignes se coupant à angle droit, qui crée un tissage avec ces mêmes couleurs. Sur la musique répétitive de Philip Glass, "Einstein On The Beach", aux histoires d'amour qui se nouent et se dénouent entre les danseurs répondent en écho les tracés en arrière-plan.

Aurélie Dupont et Nicolas Le Riche sont parfaits. Cependant, ce spectacle est au final tout aussi esthétique qu'inoffensif. Il s'en dégage une impression de design vivant.

"Répliques", chorégraphie de Nicolas Paul sur une musique de György Ligeti

Pièce mélancolique créée par le danseur maison, Nicolas Paul, "Répliques" était la curiosité de la soirée.

La scénographie mise en place par l'architecte Paul Andreu sert avec une grande finesse les effets de miroirs développés dans cette chorégraphie. Des groupes de danseurs se répondent, de l'avant de la scène à l'arrière-plan, séparés par des rideaux de tulles peints qui tombent devant les danseurs au fur et à mesure que la pièce se déroule.

Aux effets de miroirs succèdent des mouvements similaires exécutées par les différents duos, mais soit avec un contre-temps, soit avec quelques modifications. Les danseurs les plus en retrait, apparaissent de plus en plus estompés dans les lumières de Madjid Hakimiet derrière les épaisseurs de tulles. Le temps passe, le souvenir s'estompe ou se déforme.

La musique de György Ligeti, semble avoir inspiré le chorégraphe car elle a été écrite par le compositeur hongrois à trois époques de sa vie d'artiste, une œuvre de jeunesse, une œuvre de maturité et enfin une œuvre de fin de vie.

Le résultat est troublant et invite à l'introspection.

Il ne faut pas oublier de préciser, encore une fois, que la technique des danseurs, tout comme la sensibilité qui se dégage de leurs mouvements, sont impressionnantes.

Nicolas Paul viendra saluer le public à la fin de la représentation et sera chaleureusement applaudi.

"Génus", chrorégraphie de Wayne McGregor su rune musique de Joby Talbot et Deru

La pièce du britannique Wayne McGregor traite de l'évolution des espèces à partir des travaux de Charles Darwin. Dans des justaucorps gris courts décorés de dessins bleutés sur le torse et sur le dos, les danseurs se lancent dans des mouvements d'ensemble, vifs parfois sans rapports les uns avec les autres, donnant jusqu'à une impression de confusion. Au-dessus de la scène, dans la première partie de cette pièce, est projeté en accéléré le plan fixe d'un paysage de désert sur la période d'une journée.

La musique de Joby Talbot et Redu répond au rythme des passages de nuages sur la vidéo et à la luminosité changeante. Les corps des danseurs suivent ces rythmes de la nature. En arrière-plan, une paroi sombre et brillante reflète les ombres des danseurs, voire les ombres de leurs ombres. La mise en abîme qui résulte de cet effet, obtenu par la scénographie de Vicki Mortimer, est éblouissant.

Dans un deuxième temps, un décor constitué d'une caisse de bois descend sur la scène. Le parallélépipède est légèrement penché. Après les grands espaces du désert, Wayne McGregor s'intéresse à l'évolution du corps dans un espace confiné, avant qu'une vidéo montrant des insectes et décortiquant les mouvements de divers animaux ne soit diffusé. Bien que la seconde partie de cette pièce, plus sombre, avec ses lumières blanches sur des corps blafards semble offrir peu d'avenir à l'espèce humaine, il se dégage néanmoins une grande de beauté de l'ensemble.

 

Laurent Coudol         
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Au théâtre au salon :

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Lecture avec :

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