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Interview  (Paris)  samedi 14 novembre 2009

Comment s'est passé le "meet and geek" avant le concert ?

Philippe : Ça a été surprenant. C'était la première fois que nous participions à ce genre de rencontre. 21 personnes, parmi celles qui s'étaient inscrites auprès de l'organisateur du concert, ont été tirées au sort afin que nous puissions nous rencontrer et discuter.

J'ai eu un ressenti vraiment puissant. Je me suis retrouvé, en plein jour, face à des gens qui me transmettaient des émotions très positives. Ce n'est pas comme dans une séance de dédicaces. Là, on se retrouve en face-à-face en dehors d'un événement lié à de la promotion. Nous n'avions pas grand-chose de particulier à dire à ces personnes, sinon que nous étions contents de les rencontrer. Elles non plus n'avaient pas grand-chose à nous dire.

Mais après une poignée de secondes, des relations authentiques ont commencé à se nouer, des rapports de personne à personne. Il y a les regards, les silences qui s'installent dans la conversation. J'ai été très sensible à ces silences, même si je parle beaucoup. Un silence peut dire beaucoup de choses, et en particulier permettre de transmettre une émotion positive. A l'avenir, nous avons bien l'intention de recommencer ce genre de rencontres avec les personnes qui apprécient notre musique.

Comment êtes-vous venu à la musique ? Par les disques, une initiation au piano ?

Philippe : Surtout par les disques. Des disques en tout genre qui traînaient chez nos parents. Tout gamin, à partir de quatre ou cinq ans, j'ai le souvenir de musiques que nous écoutions. C'étaient des musiques qui venaient de partout, des États-Unis ou d'ailleurs.

L'ambiance du Nord a-t-elle influencé votre style musical ?

Philippe : On pourrait le penser. Même nous, nous sommes prêts à le penser. Il y a forcément un aspect inconscient à cela. Mais c'est sûrement trop facile de dire que ce sont seulement des ambiances liées à la pluie, au chômage, à la métallurgie ou aux usines-fantômes qui ont influencé notre style. Car au Brésil, où nous partons à la fin du mois et où le climat est très différent du nôtre, il y a pourtant des brésiliens qui écoutent et font des musiques proches de ce que nous-mêmes faisons.

Au Brésil d'ailleurs, comme Opera Multi Steel, vous faites une carrière surprenante. Les brésiliens apprécient-ils la French cold wave ?

Philippe : En tout cas, je peux vous dire que "Breaking Down" a rencontré une beau succès au Brésil. Tout comme "The Last Song". Nous en avons nous-mêmes été surpris.

Vous habitez encore dans le Nord. Hervé, votre frère qui compose les musiques, s'est installé dans le sud. Le home studio a-t-il changé votre manière de travailler ?

Philippe : Naturellement. Pour nous, c'est une main supplémentaire, et même un bras supplémentaire. C'était une nécessité. Notre home studio s'est construit petit à petit, et ce dès nos débuts. Nous travaillions alors avec des magnétos à bandes, des chambres d'échos infernales. Dès nos débuts, nous avons eu une attirance pour la technologie. Cela nous a aussi permis d'acquérir une certaine indépendance au niveau de la création.

Bien que vous ne soyez pas crédité sur la pochette du dernier album, vous êtes-vous investi dans la composition de certaines parties de claviers ou de guitare ?

Philippe : Non. Sur les premiers albums de Trisomie 21, j'étais batteur en plus du chant. J'ai abandonné la batterie après le deuxième album. J'estimais ne pas avoir un niveau suffisant pour apporter un plus à la musique que nous souhaitions faire. Je tiens aussi la guitare sur "Il Se Noie". Aujourd'hui, je continue à chanter, mais j'ai abandonné la musique.

Le projet T21 est-il économiquement viable ?

Philippe : Il l'a été, bien entendu. Mais en raison de la crise actuelle du disque, il l'est aujourd'hui beaucoup moins.

Avez-vous des projets en cours, tels que des remix pour d'autres groupes ?

Philippe : Pas pour l'instant. Mais nous avons récemment travaillé avec MyPark, le groupe de notre guitariste François Pavan. Nous avons repris un de leurs morceaux, que nous avons entièrement retravaillé à notre sauce, afin d'obtenir une ambiance à la Trisomie.

Dans le booklet du dernier album Black Label, vous écrivez : "comme toujours au début de chaque album, nous pensons que c'est le dernier". Avant cette tournée, qu'est-ce-que vous vous êtes dit ?

Philippe : Au début de chaque tournée, nous nous disons que nous aurions dû arrêter à la fin de la précédente. On a peur de faire la tournée de trop. On a peur de ternir et de trahir l'esprit de départ du groupe.

Si les fans continuent néanmoins à venir à vos concerts, cette question se pose-t-elle encore ?

Philippe : Elle est alors remplacée par une affirmation. Puisque nous ne sommes pas éternels, je préfère m'arrêter plutôt que m'essouffler et mourir.

Entre les concerts du début de votre carrière et ceux de maintenant, quelles différences voyez-vous en terme d'ambiance, de public ?

Philippe : Le public a un peu évolué. Il y a une frange du public qui a vieilli, comme nous. Mais l'esprit du groupe, lui, n'a pas changé.

Qu'avez-vous pensé du concert de ce soir ?

Philippe : Je ne suis pas forcément le mieux placé pour répondre à cette question. Il y a une telle différence entre être sur la scène et dans le public qu'on peut avoir l'impression d'avoir fait un bon concert, alors que ce n'est pas terrible. L'inverse est vrai aussi. Je vis le concert comme une convulsion, il y a des moments terribles, d'autres merveilleux. J'ai des émotions en permanence, parfois contradictoires. Avant de monter sur scène, nous avions un peu peur. Le son avait été difficile à mettre en place lors de la balance. Mais ce soir, dans l'ensemble, j'ai eu un bon feeling. Il faudrait plutôt demander au public comment il a ressenti le concert.

Quel est, jusqu'à présent, votre plus beau souvenir de concert ?

Philippe : J'ai beaucoup de beaux souvenirs de concert. Ce soir, d'ailleurs, j'ai eu des sensations très fortes. J'ai même dû, à un moment, me retourner car l'émotion me submergeait. J'ai vécu un beau moment, même si c'est difficile à l'instant où l'on ressent tout cela.

Était-ce vraiment votre dernier concert parisien ?

Philippe : On ne peut pas affirmer à cent pour cent qu'on ne rejouera jamais à Paris. Ce qui est sûr par contre, c'est que nous avons décidé de ne plus faire de tournée.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Trisomie 21
Le Myspace de Trisomie 21


Laurent Coudol         
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