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Jean-Christophe Grangé  (Editions Albin Michel)  septembre 2009

Voilà un roman qui vaut son pesant de cacahuètes. Et ce, à plus d'un titre puisqu'il comporte pas moins de 500 pages grand format d'une intrigue touffue et labyrinthique qui ne s'autolimite pas en impasses digressives - de quoi occuper une semaine d'aléatoires et longs transports ferroviaires en temps de grève des cheminots - et que, dernier volet d'une ambitieuse trilogie, il ambitionne de clore, dixit l'auteur lui-même, "une remontée vers le Mal primitif et préhistorique", vers l'homme simiesque qui venait à peine de descendre de son arbre.

Il s'agit de "La forêt des mânes", dernier opus en date du Jean-Christophe Grangé, journaliste, scénariste et écrivain, auteur de thrillers qui lui ont valu le surnom de "Stephen King français", qui fait désormais partie des auteurs incontournables et des best-sellers de la rentrée littéraire.

L'héroïne est un juge d'instruction à la Eva Joly qui se comporterait comme un sniper ne rechignant pas à l'abus de fonction, sosie de Julianne Moore pour le physique, et hybride d'une Bridget Jones dépressive, qui se chausse chez Jimmy Choo pour aller au bureau et carbure au cocktail lexomil-effexor arrosé de thé et colmaté de quelques grains de riz, mâtinée d'une Lara Croft illuminée qui rêve de romance et de l'amour d'un homme qu'elle transformerait en noyau vital au fond d'elle-même, entendez un bébé car, "quand elle serait enceinte elle rejoindrait la secrète logique du cosmos. Elle accèderait à une intime compréhension de son être alors même qu'elle s'intègrerait au mécanisme de l'univers, elle entrerait en intelligence avec la vie".

En attendant cette ultime extase, elle abandonne une sale affaire de trafic d'armes au Timor oriental pour se lancer à la poursuite d'un serial-killer cannibale, avatar primitif d'Hannibal Lecter d'une telle sauvagerie que les délices antropophages de ce dernier paraissent un brin chichiteux, qui l'entraînera au fin fond de la junge sud-américaine pour un dénouement qui laissera un peu le lecteur sur sa faim (sic).

Entre temps, Jean-Christophe Grangé use de tous les registres, de la romance au gore, et puise dans des disciplines prolixes en délires pseudo-scientifiques, à savoir la génétique, l'anthropologie et la psychanalyse, pour broder une ébouriffante histoire basée sur un mythe fondateur vieux comme le monde, joli pléonasme, à savoir celui de la faute originelle du premier homme qui a mangé son père, - voir et lire à ce sujet, et en contrepoint, l'irrésistible et intelligent roman "Pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy Lewis - que l'homme contemporain porterait en lui dans son cerveau archaïque comme une bombe à retardement et la théorie psychanalytique de la mécanique des pères.

Avec un sens certain du découpage cinétique, Jean-Christophe Grangé a instillé dans ce roman tous les ingrédients du grand spectacle qui laisse augurer d'une vraisemblable future adaptation pour le grand écran et dont le foisonnement, pour l'heure, est judicieux pour maintenir en éveil la curiosité du lecteur, toujours friand de plongée en apnée littéraire dans la perversion cauchemardesque et les représentations parfois lénifiantes du mal, et même celui-ci finit par perdre parfois le fil de l'intrigue, il n'a qu'une hâte, celle d'en connaître le dénouement.

Dès lors le rapport poids-qualité-prix (22,90 €) tient la route. Et puis, sachez lecteur que vous ferez de plus œuvre caritative puisque l'auteur avouait à une jolie blonde, grand reporter des soirées VIP pour un magazine qui aime le poids des mots et le choc des photos, que ce succès tombait à pic, au moment où il se trouve ruiné par son divorce.

 
A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique du roman "Pourquoi j'ai mangémon père" de Roy Lewis


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# 29 novembre 2020 : Culture Globale

Ca y est vous n'avez plus d'excuse pour ne pas vous rendre dans les librairies, disquaires et autres lieux de culture chers à nos coeurs, alors FONCEZ ! si vous avez besoin d'un prétexte : On n'a jamais été aussi proche de Noël !

Du côté de la musique :

"I know that you know" de Eau Rouge
"In town" de Switch Trio
"May our chambers be full" de Emma Ruth Rundle & Thou
"The messenger" de Hélène Grimaud
"Songs" de Patrick Messina & Fabrizio Chiovetta
"Star feminine band" de Star Feminine Band
"Signs" de Vaiteani
"Stay" de Valerie June
"Grand plongeoir" de Yves Marie Bellot
"Selectorama" Le nouveau mix (S2M4) de Listen In Bed
"De là" de Clarys
et toujours :
"Sweet roller" de Al Pride
"After the great storm" et "How beauty holds the hand of sorrow" de Ane Brun
"Bisolaire" de Fredda
"Stillness" de Laetitia Shériff
"Un soir d'été" de Aurore Voilqué Trio
"Warning bell" de Daniel Trakell
"Trip" de Lambchop assortie de la nouvelle émission de Listen in Bed "Lambchop's Trip"
"Glo" de Manuel Bienvenu
"Serpentine prison" de Matt Berninger
"Je ne vous oublierai jamais" de Morgane Imbeaud
"Lockdown care bundle EP" de Nadeah
"Nashville tears" de Rumer

Au théâtre at home :
avec les captations vidéo de :
"Les Géants de la montagne" de Luigi Pirandello
"Très chère Mathilde" de Israel Horovitz
"Une des dernières soirées de carnaval" de Carlo Goldoni
"Un amour de jeunesse" de Ivan Calbérac
"La Vérité" de Florian Zeller
"Ils se sont aimés" de Pierre Palmade et Muriel Robin
"La croisière ça use" de Emmanuelle Hamett
"Cyrano m'était conté" de Sotha
et un air d'opéra avec "Miranda" d'après Shakespeare et Purcell

Expositions :

en virtuel :
"Gabrielle Chanel - Manifeste de mode" au Palais Galliera
"Cristo et Jeanne Claude" au Centre Pompidou
"Jim Dine - A day longer" à la Galerie Templon

"Kiki Smith" à la Monnaie de Paris
"Pierre Soulages" à l'espace culturel départemental Lympia à Nice
"La "Collection Emil Bührle" au Musée Maillol
"Paris Romantique 1815-1848" au Petit Palais
"Léonard de Vinci" au Musée du Louvre
"La vitrine Gallé" au Musée des Arts et Métiers
et les collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

at home en steaming gratuit :
"Caché" de Michael Haneke
"Au loin s'en vont les nuages" de Aki Kaurismaki
"Une valse dans les allées" de Thomas Stuber
"La Lune de Jupiter" de Kornel Mundruczo
"L'enfant d'en-haut" de Ursula Meier
"Le beau monde" de Julie Lopes Curval

Lecture avec :

"L'intériorité dans la peinture" de Pierre Soulages & Anne-Camille Charliat
"Coco de Paris" de France de Griessen
"Considérations sur le homard tome 2" de David Foster Wallace
"Intuitions" de Paul Cleave
"Les aveux" de John Wainwright
"Les ratés de l'aventure" de Titayna
"Un été de neige et de cendres" de Guinevere Glasfurd
et toujours :
"Lire les morts" de Jacob Ross
"La mer sans étoiles" de Erin Morgenstern
"Les filles mortes ne sont pas aussi jolies" de Elizabeth Little
"Batailles" de Isabelle Davion & Béatrice Heuser
"De Gaulle et les communistes" de Henri Christian Giraud

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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