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Casino de Paris  (Paris)  1er juin 2010

En arrivant sur place, au hasard des conversations, on apprenait qu'Arno qui avait découvert la salle le jour-même, se sentait bien entre les murs du Casino de Paris. La salle était pleine comme un œuf, au point qu'un second concert au même endroit est prévu en fin d'année.

Plusieurs fois, on a entendu Arno dire de lui-même qu'il était une "belle gonzesse" jadis. Lorsqu'on entendait les grognements mâles à la limite de l'hystérie qui accueillent son entrée, on veut bien croire que certains se souviennent de cette époque.

On a beau savoir qu'Arno est une bête de scène, il l'a encore prouvé ce soir-là. Le groupe commence par "Brussels", extrait du nouvel album. Lorsque le chanteur de charme entre sur scène, on le sent concentré comme un boxeur avant le combat. A peine a-t-il fait quelques pas que le public tape dans ses mains. L'attitude est toujours un mélange étonnant de concentration et de décontraction. Habillé de noir, les cheveux poivre et sel, il apparaît tel un volcan islandais, la glace au-dessus des pierres de lave, et prêt à en découdre avec toute l'Europe.

Le son est puissant, clair, un peu métallique. En second morceau, il enchaîne avec "Mademoiselle" dans une version qui devient de plus en plus énervée. Le voici qui prend ses cymbales qu'il frappe avec force. Ensuite, il offre au public une magnifique version de "Mourir à plusieurs", très électrique, rugueuse et bluesy.

Ce n'est qu'après trois chansons qu'Arno s'adresse au public. La voix est éraillée, reconnaissable entre toutes. Sa version piano de "Elle pense quand elle danse" est en parfait état de grâce, avec une montée en puissance irrésistible. Les titre du récent Brusseld sont à l'honneur. Toutes les versions sont encore plus excellentes sur scène que sur disque.

On retiendra en particulier la version tranchante très white-noise de "God Save The Kiss" sur laquelle la voix de la choriste dans des envolées arabisantes rappelle Minimal Compact. Il y a trente ans, Bruxelles était déjà un creuset de diverses musiques et de diverses cultures, dont Arno continue à tirer le meilleur jus.

On est face à un working-class hero qui, comme dans "Lola", ne porte pas d'after-shave. Lorsque l'accordéon est de sortie et qu'Arno explore plutôt son héritage de la chanson populaire européenne que le blues, l'arrière de la scène se colore de loupiotes bleues, vertes, jaunes et rouges. C'est le cas sur "Le lundi on reste au lit", "Je veux nager" ou "Les filles du bord de mer".

On espère d'ailleurs que Jean-Luc Hess était dans la salle, lui qui, il y a 15 ans, avait accueilli Salvatore Adamo un après-midi au micro d'Inter en lui disant qu'il le remerciait d'avoir écrit "Les filles du bord de mer", "pour la version qu'en avait faite Arno". Jean-Luc Hess n'aurait pas été déçu, il y a eu tellement de vagues au Casino de Paris que la salle entière a été emportée.

A la fin du concert, après l'incontournable "Putain, Putain", l'air était chargé de sueur et on ne comptait plus les gobelets de plastique jetés par terre qui avaient contenu de la bière.

C'est un public bruyant et ravi qui a retrouvé les rues parisiennes après ce concert généreux. Un public qui, on le sait, reviendra voir Arno, un des derniers alchimistes à mélanger dans un cocktail détonnant chanson et rock, folie furieuse et sensibilité, exhibitionnisme et pudeur de l'âme.

 

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Arno en concert au Festival Solidays 2005 (vendredi)
Arno en concert au Festival Les Nuits Secrètes
Arno en concert au Festival Les Eurockéennes de Belfort 2008
Arno en concert au Festival FNAC Indétendances 2010 (vendredi 23 juillet 2010)
Arno en concert à Casino de Paris (lundi 8 novembre 2010)
Arno en concert à L'Aéronef (lundi 3 décembre 2012)
Arno en concert au Trianon (vendredi 20 mai 2016)
L'interview de Arno (17 mars 2010)

En savoir plus :
Le site officiel de Arno
Le Facebook de Arno

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


Laurent Coudol         
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# 21 février 2021 : et le chiffre du jour est 21

21 février pour cette édition et 21ème Mare Aux Grenouilles, déjà, à voir en replay dès maintenant. Pour le reste voici le beau programme de la semaine avec une sélection tous azimuts malgré le sale temps pour la culture.

Du côté de la musique :

"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah
et toujours :
"Qui naît dort plus" de Armande Ferry-Wilczek
"La beauté du jour" de Ben Lupus
"For the first time" de Black Country, New Road
"Spare ribs" de Sleaford Mods
"Vertigo days" de The Notwist
"Lumen" de Dalva
"Michel de la Barre : Suites et sonates" de Ensemble Tic Toc Choc
"Muses" de Karen Lano
"Road of the lonely ones" le Mix #12, saison 2 de Listen In Bed
Interview de Med dont nous vous présenterons le disque très bientôt
"Blue" de Rosie Balland
RosaWay et Belfour dans un petit ni vus ni connus pour parler de leurs clips

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Un grand cri d'amour" de Josiane Balasko
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Dix ans de mariage" d'Alil Vardar
"Longwy-Texas" de Carole Thibaut
"J'ai des doutes" de François Morel
et de l'opéra revisité "La Dame Blanche" de François-Adrien Boieldieu
"La Flûte Enchantée" de Mozart
ou pas "Le Barbier de Séville" de Rossini

Expositions :

en virtuel :
"Botero, dialogue avec Picasso" à l'Hôtel de Caumont
“Calder Stories” au Centro Botín à Santander
"Le Voyage à l?époque d?Edo (1603-1868)" au Musée Cernuschi
"Ulla von Brandenburg - "Le milieu est bleu" au Palais de Tokyo
"L'Age d'or de la peinture danoise" au Petit Palais
"Claude Viallat - Sutures et Vari" à la Galerie Templon
"Sabine Weiss - Sous le soleil de la vie" à la Galerie Les Douches

Cinéma :

at home :
"L'Ombre des femmes" de Philippe Garrel
"Un amour de jeunesse" de Mia Hansen-Love
"Seule" de Mélanie Charbonneau
"Crème de menthe" de Philippe David Gagné et Jean-Marc E. Roy
"Pool" de Francis Magnin

Lecture avec :

"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
"La fille du chasse-neige" de Fabrice Capizzano
et toujours :
"Yahya Hassan" de Yahya Hassan
"Cela aussi sera réinventé" de Christophe Carpentier
"De l'autre côté des croisades" de Gabriel Martinez-Gros
"L'instruction" de Antoine Brea
"La pierre du remords" de Arnaldur Indridason
"La sountenance" de de Anne Urbain
"Le premier homme du monde" de Raphaël Alix

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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