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Théâtre de l'Athénée-Louis Jouvet  (Paris)  juin 2010

Théâtre musical d’après la pièce de Heiner Müller, mise en musique par Michael Jarrell, mise en scène de André Wilms, avec Gilles Privat, au chant Susanne Leitz-Lorey, Raminta Babickaite et Truike van der Poel, et les Percussions de Strasbourg avec Jean-Paul Bernard, Claude Ferrier, Bernard Lesage, Keiko Nakamura, François Papirer et Olaf Tzschoppe.

"Le Père" de Heiner Müller est un texte autobiographique qui raconte de manière clinique l'absence du père. Alors qu'il est tout jeune, ce père, social démocrate, est emmené et frappé par les nervis du Reich en pleine nuit devant les yeux de son fils, confisqué au fils par le pouvoir nazi pour être enfermé dans un camp. Lorsqu'il ressort de ce camp, alors que l'Allemagne étend ses territoires, Heiner Müller observe ce père brisé, absent, hors de son rôle de figure paternel.

"Ein toter Vater wäre vielleicht ein besserer Vater gewesen. Am besten ist ein totgeborener Vater." ("Un père mort aurait peut-être été un meilleur père. Le mieux est un père mort-né".

Le texte est froid, exempt de sentimentalité. Un texte écrit sur des ruines de vie.

Pour soutenir ce texte, la musique de Michaël Jarrell, qui mêle sons électroniques, métalliques et percussions. Plus que de la musiques des empreintes sonores. Les sons sont transformés, percutants, violents, explosent sans logique d'un endroit ou de l'autre de la scène.

Cette pièce est parfaitement maîtrisée, par le conteur Gilles Privat, les chanteuses, les musiciens des Percussions de Strasbourg et les figurants. La lumière est souvent crue, blanche. Des projections vidéos sur des écrans constitués de fils blancs qui tombent du plafond constituent parfois le seul décor, parfois des mots projetés en français ou en allemand. Un décor en verticalité comme un rayon de soleil mort.

Cette pièce est la mise en scène par André Wims d'un texte dénué d'affects. On en apprécie l'aspect professionnel, les trouvailles scénographiques, l'utilisation des lumières. Elle est l'illustration d'un texte qui décrit la manière dont des régimes politiques ou économiques autoritaires, par l'efficacité professionnelle de serviteurs zélés vont briser un homme et faire avorter l'humanité en son fils. Une pièce intéressante, volontairement pas aimable, et encore tout à fait d'actualité.

 

Laurent Coudol         
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# 21 février 2021 : et le chiffre du jour est 21

21 février pour cette édition et 21ème Mare Aux Grenouilles, déjà, à voir en replay dès maintenant. Pour le reste voici le beau programme de la semaine avec une sélection tous azimuts malgré le sale temps pour la culture.

Du côté de la musique :

"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah
et toujours :
"Qui naît dort plus" de Armande Ferry-Wilczek
"La beauté du jour" de Ben Lupus
"For the first time" de Black Country, New Road
"Spare ribs" de Sleaford Mods
"Vertigo days" de The Notwist
"Lumen" de Dalva
"Michel de la Barre : Suites et sonates" de Ensemble Tic Toc Choc
"Muses" de Karen Lano
"Road of the lonely ones" le Mix #12, saison 2 de Listen In Bed
Interview de Med dont nous vous présenterons le disque très bientôt
"Blue" de Rosie Balland
RosaWay et Belfour dans un petit ni vus ni connus pour parler de leurs clips

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Un grand cri d'amour" de Josiane Balasko
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Dix ans de mariage" d'Alil Vardar
"Longwy-Texas" de Carole Thibaut
"J'ai des doutes" de François Morel
et de l'opéra revisité "La Dame Blanche" de François-Adrien Boieldieu
"La Flûte Enchantée" de Mozart
ou pas "Le Barbier de Séville" de Rossini

Expositions :

en virtuel :
"Botero, dialogue avec Picasso" à l'Hôtel de Caumont
“Calder Stories” au Centro Botín à Santander
"Le Voyage à l?époque d?Edo (1603-1868)" au Musée Cernuschi
"Ulla von Brandenburg - "Le milieu est bleu" au Palais de Tokyo
"L'Age d'or de la peinture danoise" au Petit Palais
"Claude Viallat - Sutures et Vari" à la Galerie Templon
"Sabine Weiss - Sous le soleil de la vie" à la Galerie Les Douches

Cinéma :

at home :
"L'Ombre des femmes" de Philippe Garrel
"Un amour de jeunesse" de Mia Hansen-Love
"Seule" de Mélanie Charbonneau
"Crème de menthe" de Philippe David Gagné et Jean-Marc E. Roy
"Pool" de Francis Magnin

Lecture avec :

"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
"La fille du chasse-neige" de Fabrice Capizzano
et toujours :
"Yahya Hassan" de Yahya Hassan
"Cela aussi sera réinventé" de Christophe Carpentier
"De l'autre côté des croisades" de Gabriel Martinez-Gros
"L'instruction" de Antoine Brea
"La pierre du remords" de Arnaldur Indridason
"La sountenance" de de Anne Urbain
"Le premier homme du monde" de Raphaël Alix

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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