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Le Zénith  (Paris)  27 mai 2004

Mercredi 26 mai, alors que je suis tranquillement vautré dans mon canapé devant Monaco - Valence, ma copine débarque et me fait Ttiens cadeau !" : une place pour le concert d’Incubus le lendemain au Zénith. Bouche bée, yeux écarquillés, ma seule réponse fut : "Tu déchires ! ".

Incubus, groupe culte qui a su varier son style à chaque nouvel album pour ne pas tomber dans la redite. Enjoy Incubus, leur premier album, terriblement funky, est assez peu connu du grand public. Vient ensuite Science, pour moi leur meilleur album, en pleine mode néo métal avec Korn, Deftones et autres djeuns en baggys, mais déjà on sent quelque chose qui présage qu’Incubus ne sera pas un groupe comme les autres.

En effet la sortie de Make yourself puis de Morning view propulse le groupe hors de la case de groupe énervé pour leur ouvrir les portes d’une musique somptueuse, où se mêle mélodie, groove, finesse, scratches et chansons plus remuantes. On prend alors toute l’ampleur de la magnifique voix de Brandon Boyd, le chanteur et accessoirement sex-symbol du groupe, et du talent de tous les autres musiciens. La récente sortie de A crow left of the murder ne fait que confirmer ce constat.

Je vous entend déjà me dire "Mais si tu es fan à ce point pourquoi ne pas avoir acheté ta place toi même ?", mais parce que j’ai déjà vu Incubus sur scène il y a un mois au Printemps de Bourges et que je suis en plein partiel pardi ! !

Bref me voilà en ce jeudi 27 mai 2004 en route pour le Zénith de Paris dans le parc de la Villette, où je me suis d’ailleurs paumé pendant un bon quart d’heure (quelle idée aussi de descendre métro porte de la villette au lieu de porte de pantin). J’arrive pendant le début du set d’ Hundread Reasons, 1ère partie de ce soir, qui s’en sort plutôt bien pour chauffer le public.

Personnellement leur 1er album Ideas above our station m’avait assez plu, mais les chansons de leur nouvel opus me laisse quelque peu sceptique. Leur rock-emo-pop à fortes tendances F.M est sympathique mais est loin de casser des briques. On notera tout de même un bon jeu de scène du chanteur et du plus petit des deux guitaristes. Rien de très original mais pour une 1ère patie c’est honorable (on a connu bien pire).

Après une attente plus que longue (3/4 d’heure) les stars de la soirée investissent la scène du Zénith sur "Megalomaniac" suivi de "A crow left of the murder" dans le même ordre que le début de leur nouvel album. Le son est très correct, le light show sobre mais efficace, et le décor de fond fait de petites ampoules donne un aspect étoilé des plus envoûtant. Les chansons s’enchaînent, "Nice to know you" , "Wish you were here" mais l’accent est mis sur les titres du dernier album.

Quand on voit le calme, la sérénité du groupe et la beauté de ces chansons, on a du mal à croire que c’est le même groupe qui ouvrait il y 6 ans pour Korn ici même. Loin d’avoir succombé au business de l’industrie du disque, Incubus a surfé sur la vague du temps avec succès et avec une ouverture d’esprit admirable. C’est le seul groupe issu de cette génération néo où je ne soupire pas d’impatience pendant les chansons calmes (et heureusement parce qu’il y en a un paquet).

Alors que la première heure du show est la copie conforme de celui de Bourges, passée cette heure le concert monte en puissance. José passillas, batteur de son état, nous balance un solo mémorable. Pendant 5 minutes il enchaîne les rythmes les plus compliqués avec une facilité déconcertante qui ne fait que renforcer l’idée qu’il est sans contexte l’un des meilleurs batteurs au monde. Tous les apprentis batteurs présents dans la salle en auront pris pour leur grade.

Un show somptueux où se mêlent tous les albums (Make yourself aura été quand même moins représenté) et on aura même droit à quelques perles issues de Science pour le plus grand bonheur des fans de longue date comme moi : "A certain shade of green", "Idiot box", "Glass". Chacun ira de son petit solo confirmant qu’ils sont tous d’excellent zicos.

Plus d’1 heure 30 de show gigantesque, jouissif où le groupe (malgré un petit manque de communion avec le public) montre sa joie d’être sur scène, le bassiste (intégré récemment en remplacement de Dirk Lance, et anciennement officiant dans The Roots) jouera quelques morceaux assis sur les amplis comme s’il était dans son salon, il ira même avec Brandon et D.J Kilmore se lancer dans un bœuf de djembé pour accompagner la batterie. Incubus sur scène est carré mais n’en néglige pas pour autant les impros et autres facéties sonores.

En conclusion, Incubus est grand et a la classe. Un des meilleurs concerts qu’il m’a été donné de voir. Du grand art.

 

 

Merci Cléa (ma copine).

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Incubus en concert à Main Square Festival 2012 - Dimanche


Romain         
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# 15 septembre 2019 : Life in Vain

Cette semaine Daniel Johnston nous a quitté, mais aussi Philippe Pascal de Marquis de Sade. Merci à eux pour tout ce qu'ils ont apporté à la musique mondiale pour l'un et hexagonale pour l'autre.
Pour ce qui est du reste de l'actualité culturelle de la semaine, c'est parti pour le sommaire :

Du côté de la musique :

"Schlagenheim" de Black Midi
"Tokyo dreams" de Dpt Store
"Terry Riley : Sun rising" de Kronos Quartet
"Diabolique" de l'Epée
"Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières" de Marie-Nicole Lemieux
"Like in 1968" de Moddi
"Voodoo queen" de One Rusty Band
"Moon" de Violet Arnold
et toujours :
"L'horizon" de Manu
"Twelve nudes" de Ezra Furman
"Spleen 1" de Fleur du Mal, chronique assortie d'un entretien
Rencontre avec Le Flegmatic autour de son nouvel album "Ruine nouvelles" Le Flegmatic
"Echoplain Ep" de Echoplain
"Michel on my mind - Tribute to Michel Petrucciani" de Laurent Coulondre

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Pompiers" au Théâtre du Rond-Point
"La Vie de Galilée" à La Scala
"Suite française" au Théâtre La Bruyère
"The ways she dies" au Théâtre de la Bastille
"La Fin de l'Homme rouge" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Pour un oui ou pour un non" à la Manufacture des Abbesses
"Louise au parapluie" au Théâtre du Petit Gymnase
"La Réunification des deux Corées" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Ecoutez leur silence" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Les Naufragés" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Vive Bouchon !" au Théâtre du Splendid
"Marie-Antoinette" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Tempête en juin" au Théâtre La Bruyère
"Aux rats des paquerettes" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Pas vue, Ni connue" au Théâtre Essaion
des reprises
"L'homme à tête de chou" au Théâtre du Rond-Point
"Fables" au Studio Hébertot
"Le Défunt" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Dom Juan ou les limbes de la mémoire" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Une leçon d'Histoire de France - De l'An mil à Jeanne d'Arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France - De 1515 au Roi-Soleil " au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Karine Dubernet - Souris pas !" au Point Virgule
"Sandra Colombo - Instagrammable et cervelée" à la Comédie des Trois Bornes
"Marion Mezadorian - Pépites" à la Nouvelle Seine
"Carla Bianchi -Migrando" à la Nouvelle Seine
"Giorgia Sinicorni - Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en septembre

Expositions avec :

"Le Monde selon Roger Ballen" à la Halle Saint-Pierre

Cinéma avec :

"Les Fleurs amères" de Olivier Meys
Oldies but Goodies avec "Les Idoles" de Marc'O
et la chronique des films à l'affiche en septembre

Lecture avec :

"Ici seulement nous sommes uniques" de Christine Avel
"Les altruistes" de Andrew Ridker
"Les yeux fumés" de Nathalie Sauvagnac
"Un autre tambour" de William Melvin Kelley
"Un mariage américain" de Tayari Jones
"Week end à New York" de Benjamin Markovits
et toujours :
"Autoportrait d'une vie heureuse" de Ingo Schulze
"Conversations entre amis" de Sally Rooney
"Le dernier grenadier du monde" de Bakhtiar Ali
"Le siècle des dictateurs" Sous la direction d'Olivier Guez
"Les opérations extraordinaires de la seconde guerre mondiale" de Claude Quétel
"Les réfugiés" de Viet Thanh Nguyen

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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