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puce Festival Rocktambule 2010 (16ème édition)
Casey - IAM  (Esplanade, Porte de France, Grenoble)  jeudi 21 octobre 2010

La ville de Grenoble s'agite depuis une semaine au rythme du festival Rocktambule. La programmation de l’évènement n'a plus grand chose de rock cette année, mais le titre perdure comme un vestige d'une gloire passée.

Dès l'ouverture des portes, le spectacle commence sur scène. Une troupe de B-Boys et de B-girls organise un freestyle de break dance au fur et à mesure que la salle se remplit. Mais ce genre de spectacle s'intègre assez mal dans une salle de concert standard. En effet, il est assez difficile d'apprécier la partie au sol car presque entièrement caché par la foule et dans ce domaine, c'est souvent la moitié de l'impro. Cela dit, la prestation est plus qu'honorable et le public ponctue chaque figure de haut niveau par des acclamations. L'ambiance est bon enfant mais retombe légèrement devant l'impatience grandissante du public. Le deuxième spectacle s'ouvre alors. Deux danseurs hip-hop entrent en scène et évoluent au son du saxophoniste qui les accompagne. L'ensemble est moins technique, plus travaillé, plus chorégraphié, mais pas mieux pensé pour autant. Une histoire se développe sous nos yeux sans réel enthousiasme, sans émotion ou passion. On en vient à regretter la fraicheur et la ferveur de la troupe précédente. De nombreux applaudissements viennent toutefois saluer la prestation.

Le concert commence enfin. 10namite a dû décommander et en lieu et place du rappeur, ce sont d'autres locaux qui le remplacent au pied levé. Sur une instru impulsive, une voix de journal télévisé décrivant les heurts ayant animé Villeneuve (ndla : quartier chaud de Grenoble) fait l'effet d'un premier coup de poing en pleine face. Mais je ne gâcherai pas le suspense, le résultat du match sera un très gros KO... pour le groupe remplaçant. Deux rappeurs viennent compléter le trio, malgré le gabarit du DJ, le tout fait l'effet d’un poids mouche à côté du reste de la programmation. Soyons clairs : aucun vocabulaire, aucun sens des mots, la rime pauvre, des paroles vulgaires, creuses, rébarbatives pour ne pas dire juste nazes. Ces gars rappent de la même manière qu’ils parlent à leurs potes au quartier, c’est là-bas qu’ils auraient dû rester pour travailler un peu leurs lyrics…

C’est avec soulagement que commence le set de Casey… ou pas. L’intro est complètement plantée à cause d’un micro aphone. On rembobine et on reprend. Casey est une rappeuse atypique et peu de concurrents mâles oseraient empiéter sur ses plates-bandes. Casey, c’est du rap hardcore, engagé, en particulier contre le racisme et l’héritage colonial français. Accompagné d’un blanc bec aux platines et de B James compère du collectif Anfalsh, Casey pose son univers sans concessions et réveille un peu le festival. Déjà bien énervé sur Cd, le son et le flow sont encore plus lourds et implacables, un bulldozer qui ne laisse rien indemne. L’oreille peut enfin alors apprécier de vrais textes et la tête remuer en rythme. Malgré les invectives de l’artiste, le public a du mal à rentrer dans un monde qu’il ne connaît visiblement pas en détail, et entraîne quelques longueurs dans le show. Mais cela ne l’empêche pas de s’enflammer en fin de set sur "Libérez la bête", la bombe tirée du dernier album éponyme.

La dernière partie du concert arrive enfin, il y a des signes qui ne trompent pas : le public se densifie à vue d’œil, et j’ai même droit à un beauf nouvelle génération pour me pourrir l’ambiance, un jambon blanc en survèt’, bob vissé sur la tête, effritant du mauvais shit, filmant la moitié du concert avec son téléphone, du nuisible d’élevage. Mais le parasite n’arrivera pas à gâcher la suite, car IAM débarque et il suffit d’une ombre s’installant derrière les platines pour que le feu prenne instantanément à travers toute la salle. L’instru du micro d’argent est lancé et le reste du groupe arrive sur scène sous un tonnerre d’acclamations assourdissant.

Le concert est un immense best of, un enchaînement de tubes dont la majeure partie est évidement issue de l’école du micro d’argent. Accompagnés par le clavier et le bassiste, le groupe se réapproprie certains morceaux comme chez le mac dans une ambiance funky terrible. Au milieu du set, visiblement ému, Akhénaton fait un break dans l’enchainement pour dédier un morceau touchant à son père mort la semaine précédente, le public en osmose se calme le temps de ce morceau plus grave.

Après les remerciements d’Akh, la machine IAM reprend à pleine puissance et continue à débiter les tubes. Autant sur scène que dans la fosse, on sent que le concert est jouissif et après un rappel obligatoire, le groupe termine avec l’incontournable "Demain c’est loin", le morceau parfait s’il devait en avoir un. La boucle est bouclée et c’est la tête vibrant encore au son de Marseille que je retourne dans mes pénates après ce concert majeur.

 

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En savoir plus :
Le site officiel du Festival Rocktambule
Le Myspace du Festival Rocktambule


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Du côté de la musique :

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"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
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"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
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"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
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les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
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