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puce The Warlocks - Moloko Velocet
Grand Mix  (Tourcoing)  mercredi 10 novembre 2010

Peut-être est-ce parce qu'il est un ancien du Brian Jonestown Massacre, la formation d'Anton Newcombe qui aurait déjà usé plus d'une centaine de musiciens, que Bobby Hecksher, le leader des Warlocks, a su faire survivre son groupe aux allées et venues de près d'une vingtaine de musiciens depuis les débuts "fanpharaoniques" de 1999 (neuf musiciens sur scènes, dont deux batteurs, pour de monumentales constructions sonores). Ce n'est en tout cas pas parce qu'ils ont revu leur formation à la baisse que les Warlocks ont également revu leurs ambitions, loin de là. Le groupe continue au contraire de démontrer sur scène qu'il a tout des grands – en toute intimité puisque la formation s'est depuis 2007 resserrée en quintet (batterie, basse, trio de guitare).

Aucune discontinuité musicale pourtant, et en faisant peau neuve les Warlocks n'ont pas fait fi de leur passé, bien au contraire.

Et si le concert s'ouvre sur un "Red Camera" de bon aloi, pour le reste le dernier album, le pourtant tout à fait excellent The Mirror Explodes (2009) est totalement sous-représenté et le groupe préfère ré-explorer sa discographie passée, pour le plus grand plaisir des amateurs, venus nombreux ce soir-là. Certainement faut-il y voir l'influence de la réédition en octobre par Zap Banana et Cargo Records du premier album de la formation, Rise & Fall (2001), dans une édition regroupant les titres des éditions européennes et US, ainsi que quelques singles, faces-b et autres raretés.

"Song for Nico", "Zombie like lovers", "Caveman rock", "Shake the dope out", "Angry demons", "So paranoid", "Isolation"... autant de titres trop méconnus en Europe (et notamment en France, où les Warlocks souffrent d'un déficit de popularité tout à fait scandaleux) mais dont les beautés hypnotiques les placent quelque part à proximité de formations aussi recommandables que le Velvet Underground, Bardo Pond et, plus récemment, les excellents Black Angels. Lenteur et lourdeur, les deux sœurs des langueurs électriques les plus délicieuses, se sont penchées sur ce berceau-là, à n'en pas douter. Si Baudelaire devait demain faire du rock, certainement irait-il lui aussi abreuver son inspiration à ces sources vénéneuses.

Sur scène, l'énergie est au rendez-vous, une énergie instable, fragile, en même temps qu'une émotion certaine à se trouver là. On lira souvent que Bobby Hecksher est charismatique. C'est vrai, certainement. Et son charisme va jusqu'à permettre au public de toucher du doigt une sincérité. Lorsque Bobby remercie le public de l'accueil (royal, délirant, amoureux) qu'il lui fait, lorsqu'il annonce qu'une ancienne chanson lui rappelle de puissants souvenirs, on a l'impression de voir sur scène un enfant trop sensible, surpris d'être si gâté pour son anniversaire, étonné de l'amitié qu'on lui témoigne. À des univers de distance de l'affectation showbizz que certains aiment à cultiver. Bien plus nu au milieu des déferlantes de décibels que d'autres n'osent l'être seul en scène, pourtant frêles derrière une simple guitare face à la foule.

De l'émotion, il y en eut également du côté de Moloko Velocet, formation lilloise tout à fait recommandable dont le chanteur semblait fort impressionné de jouer sur le scène d'un Grand Mix qui, avouons-le, joui d'une certaine aura.

Le groupe devait certainement se sentir impressionné, aussi, de partager l'affiche avec les immenses Warlocks, d'autant que c'est sur de semblables terres qu'il chasse : rock saturé et quelque peu psychédélique, dans la lignée d'un Spacemen 3, l'onirisme d'une guitare douze cordes en plus, Spitirualized sous éther.

Malgré la jeunesse encore évidente qui nécessitera qu'on le laisse finir de grandir pour dégager au mieux toutes ses nuances, le groupe propose déjà une musique tout à fait délicieuse.

D'autres ne s'y sont pas trompés, puisque le groupe a trouvé à faire publier un premier album, éponyme, par le petit label écossais Skittlebrau records (mars 2010, édition CD-R limitée à 100 exemplaires, épuisée), et s'acoquine également avec les toulousains du label Dead Bees (qui a justement dans son écurie le Brian Jonestown Massacre, mais aussi : Blitzen Trapper, the Black Angels, Rien...). Au vu de la belle prestation de ce mercredi, on ne saurait que souhaiter aux lillois un futur à la hauteur de leur talent.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de The Warlocks
Le Myspace de The Warlocks
Le Myspace de Moloko Velocet

Crédits photos : Cédric Chort (Toute la série sur Taste of Indie)


Cédric Chort         
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# 12 juillet 2020 : Un air d'été

On entre dans la saison des vacances, pour vous comme pour nos chroniqueurs. Vous nous retrouverez tout l'été quand même avec des éditions web plus légères et toujours notre Froggy's TV bien sûr avec La Mare Aux Grenouilles et plein d'autres émissions. c'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

La Mare Aux Grenouilles #6, sommaire et replay
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.

Au théâtre :

en salle :
"Littoral" au Théâtre de la Colline
"Karine Dubernet - Souris pas" au Point Virgule
et dans un fauteuil de salon :
des créations :
"Yvonne princesse de Bourgogne" par Jacques Vincey
"Lucrèce Borgia" par Lucie Berelowitsch
"La Dernière neige" de et par Didider Bezace
"Pinocchio" de Joël Pommerat
"Soulever la politique" de Denis Guénoun
"Je marche dans la nuit par un chemin mauvais" de et par Ahmed Madani
Au théâtre ce soir :
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"Le Tombeur" de Robert Lamoureux
"Une cloche en or" de Sim
du boulevard :
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Face à face" de Francis Joffo
du côté des humoristes :
"Bernard Mabille sur mesure"
"Christophe Alévêque est est Super Rebelle... et candidat libre !"
et finir l'Opéra :
avec du lyrique :
"Le Balcon" de Peter Eotvos par Damien Bigourdan
"Orlando furioso" de Antonio Vivaldi par Diego Fasolis
"La Flûte enchantée" de Mozart par Romeo Castellucci
et du ballet avec deux créations étonnantes : "Raymonda" de Marius Petipa et "Allegria" de Kader Atto

Expositions :

les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma at home avec :
le cinéma contemporain
"A woman at war " de Benedikt Erlingsson
"Lulu" de Uwe Janson 
"L'Apotre" de Cheyenne Carron
"La tendresse" de Marion Hänsel
"Crawl" de Herve Lasgouttes
"Nesma" de Homeïda Behi
le cinéma culte des années 1920 :
"Le cuirassé Potemkine" de Sergueï Eisenstein
"Nosferatu le vampire" de Friedrich Wilhelm Murnau
"Le Cabinet du docteur Caligari" de Robert Wiene
"Les Deux Orphelines" de D.W. Griffith
et l'entre deux avec les années 1970 :
"Mado"de Claude Sautet
"La Traque" de Serge Leroy
"La femme du dimanche" de Luigi Comencini
et retour au 2ème millénaire avec de l'action :
"Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie" de Jan De Bont
"Blade Trinty" de David S. Goyer
avant de conclure en romance avec : "Un havre de paix  de Lasse Hallström

Lecture avec :

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"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
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