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Interpol  (Matador)  septembre 2010

Un disque peut mettre du temps à se laisser entendre. Il faut savoir écouter de nouveau, parfois, d'une oreille neuve. Oublier pour mieux redécouvrir. On a pu croire, longuement –  patiemment, même, tant on a pour les New-yorkais d'Interpol une sorte d'amour résiduel, toujours déçu mais encore plein d'espoir – on a pu croire que c'était ce dont il s'agissait, une fois encore. Une fois encore, à tort.
Interpol ou l'histoire d'un désamour croissant, après le coup de foudre soudain d'un automne-hiver 2002, ce Turn on the bright lights touché par la grâce qui sut rendre meilleurs bien des jours froids ou sombres. Puis la succession morne de titres tristes comme un quotidien sans cinéma, le succès ne venant pas, qui se souvient de la bohème, de ses amours de ces temps-là.

Septembre 2010, vouloir peut-être encore y croire rien qu'un peu. Quatrième album, éponyme plein de promesses. Il se murmure que le groupe aurait "ressorti les guitares", qu'il serait "revenu aux sonorités du premier album". On se prend à rêver un peu. A n'en pas croire ses oreilles lorsqu'elles nous crient que ce disque-là non plus n'a pas d'avenir.

Se donner du temps, donc, pour voir, pour écouter encore et se laisser prendre à croire les mensonges d'un retour aux temps héroïques. Se bercer de mensonges, se berner soi-même. Oublier l'interminable concert qui aura su rendre passables les anciens meilleurs titres ("Obstacle 1", "Leif Erikson"...) sur la foi des quelques minutes lumineuses d'un "Lights", bien plat single radiophonique enfin révélé sur scène. Se prendre à y croire, réécouter, encore et encore, espérant entendre, par-delà la platitude des titres à l'inspiration indigente, quelque chose, rien qu'un accord, rien qu'un note, peut-être, un refrain qui sauverait la belle voix de Paul Banks du marasme dans lequel elle aura bien fini de sombrer. Un signe pour continuer d'espérer. L'aumône d'un sourire, d'un regard.

Mais non. Après des mois, il faut renoncer, comme on fait finalement sa valise dans le silence. Tristement résigné d'être allé au bout de l'espoir, de l'attente elle-même. Interpol n'a plus rien à offrir, depuis de longues années déjà et l'on n'a déjà que trop gâché sa jeunesse sonique à ne pas vouloir l'admettre.

 

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L'interview de Interpol (mai 2007)

En savoir plus :
Le site officiel de Interpol
Le Myspace de Interpol


Cédric Chort         
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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
"Une immense sensation de calme" de Laurine Roux

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