Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Le jeu de l'amour et du hasard
Théâtre National de l'Odéon  (Paris)  janvier 2011

Comédie de Marivaux, mise en scène de Michel Raskine, avec Stéphane Bernard, Christine Brotons, Jean-Louis Delorme, Christian Drillaud, Marief Guittier, Guy Naigeon et Michel Raskine.

Point d'audace ou de clairvoyance qu'écrire que le répertoire classique est miné par les relectures contemporaines et pas un metteur en scène, même aguerri, qui ne cède à la tentation de donner sa lecture, voire même sa "vision", du texte.

Tel Michel Raskine, metteur en scène réputé à la soixantaine bien portée, qui monte son premier classique français en dynamitant "Le jeu de l'amour et du hasard" de Marivaux. Autant le savoir avant d'aller aux Ateliers Berthier.

En effet, il faut donc oublier l'oeuvre originale, le nom de l'auteur et son propos, et voir ce qui est donné a voir : une comédie de café-théâtre, avec de vagues colorations de commedia dell'arte, qui sombre dans le pathétique interprétée par une troupe de seniors.

Dans cet opus, Michel Raskine affirme sa volonté délibérée de s'inscrire à contre-courant de la tradition et du conformisme qui présideraient à la manière de monter Marivaux et sa croyance en l'incapacité des jeunes comédiens à jouer cet auteur faute d'endurance, de technique et d'expérience.

De surcroît, il affirme clairement vouloir distribuer les comédiens de sa génération, plus précisément les compagnons de sa route théâtrale, dont notamment Marief Guittier, qui en l'espèce joue le rôle principal de Silvia, pour laquelle il indique essayer de "trouver des spectacles où il y a un rôle pour elle".

Dès lors, l'action semble transposée quarante ans après. Ainsi, à titre d'exemple, la jeune file à marier est interprétée par une dame décharnée à la voix rauque de fumeuse qui a largement dépassé la cinquantaine. Le tout à l'avenant.

Et cette comédie, reposant sur le subterfuge du double travestissement maîtres-valets pour éprouver le caractère des promis, qui célèbre le triomphe de l'esprit et de la conscience claire et conforte, sinon légitimise, le déterminisme de classe, se transforme en farce tragique farcie d'anachronismes rebattus.

Toutefois, dans ce registre, la troupe de vétérans incarne parfaitement les personnages transmutés en burlesques pantins et vieux cabotins.

 

MM         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 29 novembre 2020 : Culture Globale

Ca y est vous n'avez plus d'excuse pour ne pas vous rendre dans les librairies, disquaires et autres lieux de culture chers à nos coeurs, alors FONCEZ ! si vous avez besoin d'un prétexte : On n'a jamais été aussi proche de Noël !

Du côté de la musique :

"I know that you know" de Eau Rouge
"In town" de Switch Trio
"May our chambers be full" de Emma Ruth Rundle & Thou
"The messenger" de Hélène Grimaud
"Songs" de Patrick Messina & Fabrizio Chiovetta
"Star feminine band" de Star Feminine Band
"Signs" de Vaiteani
"Stay" de Valerie June
"Grand plongeoir" de Yves Marie Bellot
"Selectorama" Le nouveau mix (S2M4) de Listen In Bed
"De là" de Clarys
et toujours :
"Sweet roller" de Al Pride
"After the great storm" et "How beauty holds the hand of sorrow" de Ane Brun
"Bisolaire" de Fredda
"Stillness" de Laetitia Shériff
"Un soir d'été" de Aurore Voilqué Trio
"Warning bell" de Daniel Trakell
"Trip" de Lambchop assortie de la nouvelle émission de Listen in Bed "Lambchop's Trip"
"Glo" de Manuel Bienvenu
"Serpentine prison" de Matt Berninger
"Je ne vous oublierai jamais" de Morgane Imbeaud
"Lockdown care bundle EP" de Nadeah
"Nashville tears" de Rumer

Au théâtre at home :
avec les captations vidéo de :
"Les Géants de la montagne" de Luigi Pirandello
"Très chère Mathilde" de Israel Horovitz
"Une des dernières soirées de carnaval" de Carlo Goldoni
"Un amour de jeunesse" de Ivan Calbérac
"La Vérité" de Florian Zeller
"Ils se sont aimés" de Pierre Palmade et Muriel Robin
"La croisière ça use" de Emmanuelle Hamett
"Cyrano m'était conté" de Sotha
et un air d'opéra avec "Miranda" d'après Shakespeare et Purcell

Expositions :

en virtuel :
"Gabrielle Chanel - Manifeste de mode" au Palais Galliera
"Cristo et Jeanne Claude" au Centre Pompidou
"Jim Dine - A day longer" à la Galerie Templon

"Kiki Smith" à la Monnaie de Paris
"Pierre Soulages" à l'espace culturel départemental Lympia à Nice
"La "Collection Emil Bührle" au Musée Maillol
"Paris Romantique 1815-1848" au Petit Palais
"Léonard de Vinci" au Musée du Louvre
"La vitrine Gallé" au Musée des Arts et Métiers
et les collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

at home en steaming gratuit :
"Caché" de Michael Haneke
"Au loin s'en vont les nuages" de Aki Kaurismaki
"Une valse dans les allées" de Thomas Stuber
"La Lune de Jupiter" de Kornel Mundruczo
"L'enfant d'en-haut" de Ursula Meier
"Le beau monde" de Julie Lopes Curval

Lecture avec :

"L'intériorité dans la peinture" de Pierre Soulages & Anne-Camille Charliat
"Coco de Paris" de France de Griessen
"Considérations sur le homard tome 2" de David Foster Wallace
"Intuitions" de Paul Cleave
"Les aveux" de John Wainwright
"Les ratés de l'aventure" de Titayna
"Un été de neige et de cendres" de Guinevere Glasfurd
et toujours :
"Lire les morts" de Jacob Ross
"La mer sans étoiles" de Erin Morgenstern
"Les filles mortes ne sont pas aussi jolies" de Elizabeth Little
"Batailles" de Isabelle Davion & Béatrice Heuser
"De Gaulle et les communistes" de Henri Christian Giraud

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=