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puce Festival Fury Fest 2004 (vendredi)
Begnighted - Ignite - Curl and up die - The Haunted - Born From Pain - Drpkick Murphys - The Hope Conspiracy - Hatebreed - Testament - Shaï Hulud - Soulfly - Blood for Blood - Banane Metalik - Comity - Gronibard  (Le Mans)  25 juin 2004

Cette 3ème édition du Fury Fest ne peut que nous remplir d'orgueil, et d'un orgueil amplement justifié.

L'édition 2003 à Nantes nous avait déjà scotchée avec Madball, Sick of it all, 25 ta life, Gojira, Burning Heads pour ne citer qu'eux. Mené par Yohan (21 ans !!!!), l'association MAIN IN FEST remet ça cette année, au Mans, sur le circuit des 24 Heures, seule ville ayant accepté ce rassemblement de musiques extrêmes.

En effet la musique violente se décline ici sous toutes ses formes : hardcore, death, trash, grind, punk... Quelle joie, quelle fierté donc de voir que c'est en France que l'on retrouve le plus gros festoch métal-hardcore de cette année. Un festival qui dame le pion aux américains haut la main (une fois n'est pas coutume), même Ozzy et son Ozzfest peut aller se rhabiller.

Jugez plutôt : 3 jours, 60 groupes répartis sur 2 scènes avec en vrac : Soulfly, Hatebreed, Dropkick Murphys, Slipknot, Meshuggah, Morbid Angel, Fear Factory, The Haunted, Testament et beaucoup d'autres.

C'est en tant que bénévole que je me rends, la bave aux lèvres, au Mans. Récit d'un week-end extrême.

Arrivé vers 14h00 à la gare du Mans, je décide de faire du stop pour me rendre au circuit avec un compagnon de fortune rencontré sur la route. Problème, les sarthois ne doivent pas aimer le métal, car au bout de 50 min c'est un brestois se rendant lui-même au festival qui nous emmènera.

Sur le site (le Parc des Expositions), c'est une foule impressionnante qui fait la queue pour accéder au pass-camping. Avec un prix de 70 euros pour 3 jours et 60 groupes à l’affiche, le festival ratisse large. Cela va du coreux crâne rasé au tee-shirt Hatebreed, aux vieux métallos à la crinière abondante, en passant par le keupon tout en crête et clous.

Prise de fonction directement à 15h00 au bar n°1 pour moi, où je retrouve mes "collègues" brestois déjà bien éméchés. Malgré le prix de la boisson (2,5 euros), la bière coule à flots sous un soleil de plomb. 18h00, fin du service, direction les scènes : 1ère surprise, ce sont des salles fermées et avec la chaleur régnante le plein air aurait été largement autant apprécié.

La Velvet stage (environ 800 places) est un véritable sauna, y rester sans sauter partout est déjà une véritable épreuve. Quand à la Main stage (5 à 6 000 places) plus aérée, l'air y est déjà plus respirable. Le timing est très serré, minimum 30 minutes par groupe (le temps augmentant en fonction de l'ordre de passage et donc de la renommée), pendant qu'un groupe joue sur une scène on change de matos sur l'autre afin d'avoir des concerts non stop, et à 5 minutes près les horaires furent respecté (chapeau!!!).

Je passe sur les prestations de Benighted, Ignite, Curl and up die pour arriver à 19h30 sur la Main stage avec The Haunted. Du trash-métal avec des chevelus agitant leurs crinières en rythme d'apparence relou (surtout pour moi qui vient pour le hardcore), mais finalement très intéressant car mené par un chanteur à la voix bien hardcore. Un mélange pas évident qui, perso, sera une bonne surprise.

Ensuite direction la Velvet pour Born From Pain : déjà présents l’année dernière les hollandais reviennent et balancent un métal hardcore de bourrin, la fosse est en folie, toute la salle pogotte. Un show énorme qui me scotchera.

Arrivent quelques minutes plus tard les Dropkick Murphys : fighting spirit et relents de musiques trad pour le groupe de street-punk n°1. J’ai été un peu déçu par le côté "on balance les tubes et basta", mais il faut bien reconnaître qu’ils maîtrisent leur truc, avec un final où des fans monteront envahir la scène à la demande du groupe.

Passons sur la prestation de The Hope Conspiracy dont j’attendais beaucoup et qui me décevra, pour arriver à 22h00 pour un des groupes qui m’a incité à venir : Hatebreed.

Les 4 américains qui nous avaient collé un vent en 2003 sont bien là cette année pour le plus grand plaisir des fans (nombreux) et le mien. En 3 albums, les touch guys (brutes en anglais) made in U.S.A envoient un métal-hardcore simple, lourd, puissant et terriblement efficace. Un seul mot : ENORME.

Le public se fait violent et Jamey Jasta (le chanteur) appelle au pit-circle (rond formé par la foule où les plus téméraires se jettent les uns contre les autres en agitant bras et jambes, perso j’y ai laissé une vertèbre). Sans être forcément des bêtes de scène, Hatebreed occupe bien l’espace et se pose en maître des lieux, les gros riffs pleuvent et le ton monte dans la fosse.

Leurs morceaux sont des appels au chaos caractérisé comme en témoigne l’énorme "I will be heard" balancé en fin de set. 45 minutes, une petite reprise de "Slayer" et puis s’en vont, c’est frustrant mais c’est la règle. Une seule envie en ressortant, les revoir pour un vrai show d’1h30.

Ensuite grosse déception, puisque Give up to the ghosts est annulé. Retour à la Main stage pour Testament, du trash qui n’est pas de mon goût et encore moins quand il y a des gros problèmes de son.

Dernier concert sur la Velvet : Shaï Hulud. On m’en avait dit beaucoup de bien, mais le résultat fut au dessus de mes espérances : un gros post-hardcore avec un chanteur ouf sautant partout, tapant des sprints d’un bout à l’autre de la scène, une musique pas forcément trop violente avec même quelques touches émo, mais emmenée par un bon chant hardcore : succulent.

Malgré le peu de monde présent (Soulfly se préparant sur la Main Stage), le groupe balance un show monstrueux avec pit circle et tout le toutim : je viens de prendre la 1ère grosse claque du festival.

Et enfin pour conclure ce 1er jour d’hostilités, on a droit à un bon gros final avec Soulfly. Mené par Max Cavalera (ex leader du cultisme Sepultura), le groupe, fraîchement remanié, vient de sortir Prophecy son 4ème album. Un métal tribal, avec des touches reggae, dub, flamenco du meilleur effet. Soulfly aligne les hits de "Tribe" à "Eye for an eye" en passant par "Back to the primitive" et par les traditionnelles reprises de Sepultura "Refuse/resist", l’incontournable "Roots bloody roots" et même "Inner self" qui ravira les fans de la grande époque.

Un bon show qui me permettra de voir Soulfly sur scène avec plaisir même si je ne suis pas un gros gros fan. Il est quand même appréciable de voir à l’oeuvre un des hommes le plus respecté, le plus culte et aussi (ce qui n’est forcément toujours compatible) le plus gentil du métal.

2h00 du mat, fin de cette 1ère journée. Seul regret, avoir loupé Blood for Blood (je ne traduis pas), Comity, Banane Metalik

et Gronibard (du grindcore aux paroles salaces : du grind-pornographique !!!).



 

 

 




La suite s’annonce bien !

 

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Crédits photos : Samuel Challéat
pour en savoir et en voir plus : www.leica-gallery.net/antidote


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# 1er décembre 2019 : On prépare les cadeaux

On n'a jamais été aussi proche de Noël !! une raison comme une autre pour se faire plaisir et faire plaisir aux autres en (s')offrant quelques belles choses à découvrir dans notre sélection culturelle de la semaine. Des disques, des livres, des jeux, des expos, des films, des spectacles... à découvrir ci-dessous.

Du côté de la musique :

"D'où vient le nord" de Francoeur
"Other side effects" de Lion Says
"Black Cofvefe" 5eme volume des mixes en podcast de Listen in Bed
"Santa Maria Remix" de Carmen Maria Vega
"Paganini, Schubert" de Vilde Frang & Michail Lifits
"I don't want to play the victim, But i'm really good at it" de Love Fame Tragedy
"Little ghost" de Moonchild
"Los Angeles" de Octave Noire
"A blemish in the great light" de Half Moon Run
"Older" de Quintana Dead Blues eXperience
"C'est pas des manières" de The Glossy Sisters
"Zimmer" de Zimmer
et toujours:
"Ravel : Miroirs, la valse" et "Stravinsky : Petrushka, The firebird" de Beatrice Rana
"Les mauvais tempéraments" de Christophe Panzani
Rencontre avec Lau Ngama, autour d'une session acoustique de 3 titres
Listen In Bed consacre sa 5ème émission au fabuleux groupe Broadcast
Rencontre avec Ultra Vomit
"Pulsions" de Duo Ypsilon
"The deepest space of now" de Enik
"Malsamaj" de Geysir
"Poussière" de Grèn Sémé
"Love and chaos" de Igor and the Hippie Land
"Dark shade" de Match

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Des territoires (...et tout sera pardonné ?)" au Théâtre de la Bastille
"Trois femmes (L'Echappée)" au Théâtre Le Lucernaire
"Le paradoxe amoureux" au Théâtre Le Lucernaire
"Evita - Le destin fou d'Eva Peron" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"L'Analphabète" à l'Artistic Théâtre
"War Horse" à la Scène Musicale
dans le cadre du Focus au Théâtre Ouvert :
"La plus précieuse des marchandises"
"Une Pierre"
des reprises :
"L"Atlas de l'Anthropocène" à la Maison des Métallos
"Vestiges - Fureur" au Lavoir Moderne Parisien
"Britney's Dream" au Théâtre La Flèche
"Roméo et Julierre" à la Scène parisienne
"Ma grammaire fait du vélo" au Théâtre Essaion
"Gauthier Fourcade - Le bonheur est à l'intérieur de l'extérieur" à la Manufacture des Abbesses
et la chronique des spectacles déjà à l'affiche en décembre

Expositions avec :

"Luca Giordano - Le triomphe de la peinture napolitaine" au Petit Palais

Cinéma avec :

Oldies but Goodies avec "Institut Benjamenta" de Timothy et Stephen Quay
et la chronique des films sortis en novembre

Lecture avec :

"Le chant du bouc" de Carmen Maria Vega
"La tempête qui vient" de James Ellroy
"Le crime de Blacourt" de Daphné Guillemette
"Pas de répit pour la reine" de Frédéric Lenormand
"Stalingrad" de Antony Beevor
"Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout" de Alice Munro
et toujours :
"Cauchemar" de Paul Cleave
"La grande aventure de l'égyptologie" de Robert Solé
"La ligne de sang" de DOA & Stéphane Douay
"Matière noire" de Ivan Zinberg
"Que les ombres passent aux aveux" de Cédric Lalaury

Froggeek's Delight :

"Oculus Quest" Le casque de réalité virtuel autonome

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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