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puce La femme silencieuse
Théâtre du Petit Hébertot  (Paris)  juin 2011

Comédie dramatique de Monique Esther Rotenberg, mise en scène de Pascal Elso, avec Pierre-Arnaud Juin, Corinne Jaber  et  Olivia Algazi.

Cette pièce conte l'exil de Stefan Zweig à Londres en 1934. Stefan Zweig, auteur autrichien d'origine juive, fait partie du cercle intellectuel viennois de l'entre-deux guerres.

Après avoir beaucoup voyagé en Europe, en Amérique et en Inde, Il revient s'installer en Autriche. Là, il écrit romans et essais, mais traduit aussi des auteurs français. C'est retiré à Salzbourg qu'il écrira ses nouvelles les plus célèbres: "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme" ou encore "Amok".

Malgré son succès, la montée des nationalismes, comme lors de la première guerre mondiale, attisera son pessimisme. Dès 1933, dans les villes autrichiennes, on brûlera les livres de Zweig qui sera appelé "le juif", bien qu'à l'époque il travaille avec Richard Strauss sur le livret de l'opéra "La femme silencieuse".

En une nuit, il décidera de quitter l'Autriche pour s'installer à Londres. En écrivant une biographie de Marie Stuart, il cherche à s'isoler du monde par le travail. Or il sera séduit par la personnalité de sa jeune secrétaire, Lotte, nouvellement engagée par sa femme. Les rapports de séduction qui naissent entre ces deux exilés deviendront bientôt une histoire d'amour.

La mise en scène de cette pièce est classique, voire désuète. Le décor est celui d'un bureau aux murs nus, seulement habillé de livres, d'une table, d'une chaise, de quelques fauteuils et d'une machine à écrire. Par les jeux d'ombres la pluie cogne souvent à la fenêtre de cet intérieur sombre. Par ce décor, les costumes et les coiffures, Pascal Elso cherche à retrouver l'atmosphère des années 30, mais aussi à retranscrire ainsi l'humeur de Stefan Zweig.

Le texte de Monique Esther Rotenberg est émaillé de nombreuses réflexions ironiques sur le fanatisme, la lâcheté des hommes, l'amour. Les trois acteurs Corinne Jaber (Fridericke, la femme de Zweig), Olivia Algazi (Lotte) et Pierre-Arnaud Juin (Stefan Zweig) jouent le texte avec beaucoup de conviction, tout en retenu alors que le monde autour d'eux est au bord du gouffre et que les liens intimes qui les unissent vacillent.

Le parti-pris de classicisme sied à ce spectacle et lui confère beaucoup de charme.

 

Laurent Coudol         
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