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Conférence de presse  (La route du Rock)  août 2004

La tournée Alphabetical Tour de Phoenix passe par la Route du Rock. Deck d'Arcy, Thomas Mars et Christian Mazzalai sont fidèles à leur image dilettante, décontractée, un brin poseuse. Les conférences de presse n'ont pas l'air d'être leur tasse de thé : peu loquaces, ils se prêtent de plus ou moins bonne grace au jeu, l'ennui et la lassitude semblant les guetter.

Quand les questions s'avèrent parfois plus révélatrices que les réponses...

C'est la première fois que vous venez à la Route du Rock?

Deck d'Arcy : C'est notre premier festival en France pour la saison 2004.

Vous connaissiez ce festival?

Christian Mazzalai : Oui. C'est le premier festival où je suis venu en tant que spectateur.

Quelle impression cela fait-il de revenir mais sur la scène pour amuser la galerie ?

Christian Mazzalai : Ça fait un peu drôle mais cela nous arrive régulièrement au cours de la tournée.

Phoenix tourne maintenant depuis plusieurs années et a deux albums a son actif. Avez-vous fait un bilan par rapport notamment aux retours que vous avez sur les scènes sur lesquelles vous tournez et également sur les scènes étrangères?

Christian Mazzalai : On n'a pas encore fait de bilan. Mais que voulez-vous dire par là ? Vous avez l'air de penser …

Juste savoir si vous jetez un œil sur le travail passé alors que vous allez travailler sur un nouvel album, en termes d'évolution.

Christian Mazzalai : La chose c'est qu'on essaie de progresser.

Quand vous avez enregistré "Alphabetical" quel était votre objectif ?

Christian Mazzalai : On avait envie de faire un album vraiment seuls. L'idée c'est d'être indépendant. On voulait que ce soit mieux que le premier qui jouait beaucoup sur les références.

Et vous y êtes parvenu?

Christian Mazzalai : Oui. Je pense.

Parce que les médias ont toujours tendance à vous mettre dans des niches

Deck d'Arcy : Il y aura toujours des niches.

Quelle est votre influence majeure?

Christian Mazzalai : Les grands groupes et les grandes stars de la pop music, les Beatles, Dylan.

Il y a aussi un côté soul et sexy dans votre musique.

Christian Mazzalai : On a écouté beaucoup de musique black.

Comment seront les prochaines compositions?

Christian Mazzalai : On ne sait vraiment pas. On n'a pas de projet de concept avant de commencer un disque. On se laisse porter par ce qu'on a envie de faire sur le moment. Pour Alphabetical, on a beaucoup travaillé sur l'ethnique, le groove, en le mélangeant avec ce qu'on aimait dans la musique mélodique, les harmonies.

Vos références sont essentiellement anglo-saxonnes?

Thomas Mars : Oui. Mais on adore Gainsbourg.

Quel est votre statut sur la scène pop française ? On vous entend sur les radios donc vous êtes un peu trop pop pour être méga-indé et en même temps il semble manquer un petit quelque chose pour que vous soyez complètement mainstream. Assumez-vous ce côté un peu hybride ?

Christian Mazzalai : C'est pas faux. Mais être entre les 2 serait un constat d'échec. L'idéal serait d'être les 2 à la fois.

Avez-vous l'impression d'y parvenir?

Christian Mazzalai : Bah non.

En France, vous avez un succès d'estime. Vous semblez mieux perçu dans les pays anglo-saxons.

Christian Mazzalai :Tout ça est vrai. Justement c'est le genre de bilan qu'on devrait faire bientôt. On y pense.

Et votre expérience au Japon?

Thomas Mars : C'était très mouillé parce qu'on a joué dans un port. On n'a fait qu'un grand concert, pas de tournée. Les gens sont tellement attentifs qu'ils n'osent pas applaudir mais se déchaînent à la fin. C'est le respect total de la musique, comme un concert de musique classique.

Dans la scène musicale française, de qui vous sentez-vous proche ?

Thomas Mars : Il y a plein de groupes qui ne font pas la même musique que nous mais qui la font de la même manière que nous, qui travaillent en home studio et sont très créatifs, comme Sébastien Tellier.

Pour revenir sur votre 2ème album, vous disiez que vous vouliez tout faire vous-mêmes. Cela veut-il dire un enregistrement chez vous, sans producteur ? Et cela s'inscrire-t-il dans une démarche actuelle qui est de vouloir un son beaucoup plus proche d'un son live ?

Christian Mazzalai : Oui, c'est ça. L'idée c'est de contrôler le produit fini car on a du mal à déléguer à des gens. Le studio dénature toujours le côté un peu naïf qu'on essaie de garder. Nous avons enregistré dans notre cave mais l'album ne sonne pas très live. L'idée c'était plutôt d'avoir un son produit mais unique parce que dans tous les studios du monde il sonne un peu pareil.

Vous n'êtes pas des puristes, il peut y avoir quelques impuretés dans le son.

Deck d'Arcy : Oui, c'est ce qu'on recherche. On cherche l'accident, le défaut de fabrication.

Cela sonne quand même très propre.

Deck d'Arcy : C'est plutôt dans le sens accident de composition. Et puis le hasard qui peut ajouter un petit quelque chose.

Cela vous intérêsserait-il d'enregistrer en analogique ?

Deck d'Arcy : En fait, on enregistre pas mal de choses en analogique mais l'étape finale, le disque est en numérique.

Vos morceaux connaissent un grand succès sur les dance floors et les compilation dance. Cela vous gêne-t-il?

Christian Mazzalai : Non. C'est l'idéal. De toucher les gens.

Dans une interview, vous avez dit que vous écoutiez votre album dans votre voiture. Est-ce exact?

Christian Mazzalai : Non. Ce que nous avons dit c'est que la voiture était le meilleur endroit pour écouter de la musique et a fortiori la nôtre. Et quand on fait un mix, on l'écoute toujours en voiture.

Peu de groupes français réussissent à l'étranger. Avez-vous songé à cela avant d'enregistrer et avez-vous trouvé une solution pour vous?

Deck d'Arcy : A l'époque on se posait très peu de questions car on ne connaissait pas les problèmes. On les découvre au fur et à mesure. Et les réponses viennent avant les problèmes.

Est ce que cela vous aide d'avoir Air qui a tracé le chemin?

Deck d'Arcy : Oui. Ça c'est sûr. Air et Daft Punk. Et surtout il y a 4 ans. Depuis des portes se sont refermées. On est content de toucher des gens dans le monde entier.

Y a-t-il des groupes que vous aimeriez inviter sur votre album ?

Deck d'Arcy : Il y a plein de gens avec qui on aimerait travailler mais on a un peu peur de démistifier le truc.

Avez-vous des exemples ?

Deck d'Arcy : En fait, on a demandé à une de nos idoles, Nash Kato de Urge Overkill de reprendre un de nos morceaux, donc là c'était une forme de collaboration qui est sur le premier album.

Pourquoi le choix du nom Phoenix?

Christian Mazzalai : C'est toujours très compliqué de choisir un nom parce qu'il faut à fois ça ne fasse penser à rien de particulier et en même temps qu'il y ait une ambiance un peu poétique, que ça se prononce bien. On était sûr de nous quand on l'a vu. C'était le nom d'une bière de Madagascar qu'un ami nous avait ramené.

Quel groupe français appréciez-vous ?

Deck d'Arcy : Sébastien Tellier.

Vous figurez avec Sébastien Tellier sur la BO de Lost in translation. Comment cela s'est-il passé?

Christian Mazzalai : Sofia Coppola connaissait le morceau et nous a téléphoné. Ça s'est passé très naturellement. Et on était très fiers.

Comment écrivez-vous vos morceaux?

Deck d'Arcy : Il n'y a pas de règles. Ça part d'une idée, d'une mélodie.

Christian Mazzalai : Le truc c'est surtout d'éviter les habitudes. Par exemple, quand on fait trop de guitare on prend des réflexes. C'est bon de changer d'instrument. Comme ça il peut se passer des choses intéressantes.

Quels sont les villes et pays de la tournée pour "Alphabetical"?

Deck d'Arcy : On a déjà beaucoup tourné avec une soixantaine de concerts dans toute l'Europe. On retourne en Angleterre en septembre. La tournée française est prévue pour octobre a priori.

Le concert est donc bien rôdé maintenant?

Christian Mazzalai : Oui. Ça nous permet d'être plus à l'écoute des autres.

Et les morceaux ont évolué?

Deck d'Arcy : Oui, par rapport aux premières dates, ça sonne plus tout à fait pareil.

Avez-vous de nouvelles compos pour le prochain album et viendra-t-il bientôt car plusieurs années séparent les deux premiers ?

Christian Mazzalai : Oui, on y travaille. Je crois qu'on ne survivrait pas physiquement à une expérience comme la première.

Deck d'Arcy : En fait, avec la première tournée, on a coupé les ponts avec le studio, sur celle ci on continue de réfléchir à la musique.

Christian Mazzalai : L'idéal serait de faire un album en 2 semaines. Et de le sortir le lendemain. A l'ancienne.


 

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