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Théâtre du Rond-Point  (Paris)  novembre 2011

Concert de Lewis Furey avec Clara Furey, Gaël Lane Lépine et Pierre-Philippe (Pilou) Côté.

Souvent on associe le nom de Lewis Furey à celui de sa compagne Carole Laure. Plus qu’à travers ses chansons, celui-ci a acquis sa notoriété auprès du grand public français d’abord en raison sa relation avec une des actrices phare du cinéma hexagonal des années 70/80.

Pourtant Lewis Furey est un artiste qui a plusieurs cordes à son arc. Chanteur et compositeur, il est aussi réalisateur. Il a d’ailleurs mis sa femme en scène sur grand écran dans une comédie musicale "Night Magic", dont le livret et la musique étaient écrits en collaboration avec Léonard Cohen.

Ce n’est que la seconde fois en trois décennies que Lewis Furey remonte sur scène. Dans la petite salle du Rond-Point, aux fauteuils qui grincent, il amène son univers dans le spectacle "Selected songs Recital". Sans que ce récital soit vraiment un Best Of, il se balade à travers les diverses périodes de sa carrière comme chanteur, mais aussi comme compositeur. En perfectionniste, à la veille même de la première, Lewis Furey n’avait pas encore arrêté le choix des chansons. Quoiqu’il en soit, ses musiciens soutiennent touts ses compositions avec beaucoup de délicatesse et une complicité évidente.

Dans une ambiance intimiste et détendue, le pianiste Gaël Lane Lépine, Pierre-Philippe Côté dit "Pilou" à la guitare ou à la contrebasse et sa fille Clara Furey aux claviers et cordes l’accompagnent avec autant d’efficacité que d’élégance.

La musique de Lewis Furey est nourrie à la pop, au rock psychédélique mais surtout au classique et à la comédie musicale américaine. La texture des morceaux, souvent, n’est pas sans rappeler Kurt Weill ou Gershwin.

Sophistiquée et cultivée, cette musique est gorgée de ruptures de rythmes et de fausses disharmonies. Ecrites avec précision et chantées essentiellement en anglais, ces chansons d’amour sont empreintes de lyrisme et de spiritualité, voire d’un mysticisme qui parfois les fait vaciller vers un romantisme gothique ou même des bizarreries guère rencontrées que dans "The Transformed Man" de William Shatner ou "Hamlet" de Johnny Hallyday.

Mais l’ensemble du spectacle se déroule dans la bonne humeur, sans prétention, avec parfois une pointe d’ironie modeste. Furey en changeant d’instrument, un peu perdu dans l’ordre des chansons, cite Cocteau "Devant ces faits qui nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs". Parmi sa sélection de chansons, on trouvera des titres de ses débuts comme "Louise" ou "Lullaby", des titres de "Night Magic" écrits avec Leonard Cohen, des extraits de son adaptation d’ "Antoine et Cléopatre" ou encore des lieds de Brahms traduits en anglais.

Au cours du récital, plutôt que de laisser les spectateurs se disperser durant un entracte, il laisse le piano à sa fille Clara. Clara, aux longs cheveux sombres, à la silhouette et au charme qui rappellent Carole Laure, interprétera trois poèmes soufis mis en musique par ses soins. Le premier morceau, au piano, accompagnée par "Pilou" qui souligne les notes du clavier de sons électroniques, est un pur joyau qui amène de la respiration au cœur du récital de Lewis Furey dont on regrettera quand même un choix de chansons presqu’exclusivement jouées forte.

Au retour de Lewis Furey, qui ne cache pas sa fierté de père devant le talent de sa fille, on se rend compte à quel point le public est invité avec simplicité et sans façon au sein de cette famille. Carole Laure, discrètement présente au fond de la salle, filme l’intégralité de la prestation de sa fille. Celle-ci, après sa prestation, s’assied à un angle de la scène dans l’ombre pendant que son père interprète quelques titres en solo. Pour finir ce tour de chant, Lewis Furey interprètera une chanson country, écrite pour sa femme à la fin des années 80, extraite de l’album "Western Shadows".

Pendant deux heures, l’artiste montréalais aux multiples talents aura fait voyager en toute simplicité le public parisien dans le temps, mais surtout dans son univers romantique, baroque, spirituel et toujours chaleureux.

 

Laurent Coudol         
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L'arrivée du Beaujolais nouveau sera moins festive qu'à l'habitude cette année. Qu'à cela ne tienne la nouvelle édition de Froggy's Delight et le replay de la nouvelle Mare Aux Grenouilles est là pour vous tenir chaud ! Voici le programme :

Du côté de la musique :

"Sweet roller" de Al Pride
"After the great storm" et "How beauty holds the hand of sorrow" de Ane Brun
"Bisolaire" de Fredda
"Stillness" de Laetitia Shériff
"Un soir d'été" de Aurore Voilqué Trio
"Warning bell" de Daniel Trakell
"Trip" de Lambchop assortie de la nouvelle émission de Listen in Bed "Lambchop's Trip"
"Glo" de Manuel Bienvenu
"Serpentine prison" de Matt Berninger
"Je ne vous oublierai jamais" de Morgane Imbeaud
"Lockdown care bundle EP" de Nadeah
"Nashville tears" de Rumer

et toujours :
"Pursue a less miserable life" de Saffron Eyes
"Reborn" de Aldo Romano
"Dear mademoiselle" de Astrig Siranossian
"Lignes futures" de Brazzier
"Song machine, season one : Strange timez" de Gorillaz
"Mémoire d'un enfant de 300 000 ans" de Imbert Imbert
"Perspectives & avatars" de Laura Perrudin
"Aux amis qui manquent" la 4eme émission de la saison 2 de Listen In Bed
"Frédéric Chopin" de Roustem Saitkoulov
"Beethoven, un nouveau manifeste" de Simon Zaoui
"Any day now" de The Brooks

Au théâtre at home :
avec les captations vidéo de :
"Douze Hommes en colère" de Reginald Rose
"Phèdre!" par François Gremaud
"La Dame de chez Maxim" de Georges Feydeau
"Comme s'il en pleuvait" de Sébastien Thiéry
"La journée de la jupe" de Jean-Paul Lilenfeld
"Hier est un autre jour" de Sylvain Meyrac et Jean-François Cros
"10 ans de mariage" d'Alil Vardar
"Ils s’aiment" de Pierre Palmade et Muriel Robin
"Le Professeur Rollin se re-rebiffe" de François Rollin
et un malicieux air d'opéra avec "The Opera Locos"

Expositions :

découvrir l'exposition commentée "Soleils Noirs" au Louvre-Lens
en virtuel :
"Miro "Bleu I, Bleu II, Bleu III" au Centre Pompidou
"Gregory Crewdson - An Eclipse of Moths" à la Galerie Templon
voir ou revoir l'exposition "Les costumes font leur show !" au Centre national du costume de scène à Moulins
parcourir les collections de la National Gallery of Denmark à Copenhague
du Palais de Schönbrunn à Vienne
du Museu Imperial de Petropolis au Brésil et en Thaïlande
et du Museum of Contemporary Art à Bangkok
et "Les petites histoires des chansons coquines" du Musée de la Sacem

Cinéma :

at home en steaming gratuit :
"Les bien-aimés" de Christophe Honoré
"L'exercice de l'Etat" de Pierre Schoeller
"Jimmy Rivière" de Teddy Lussi-Modeste
"Peur de rien" de Danielle Arbid
"The Bookshop" de Isabel Coixet

Lecture avec :

"Lire les morts" de Jacob Ross
"La mer sans étoiles" de Erin Morgenstern
"Les filles mortes ne sont pas aussi jolies" de Elizabeth Little
"Batailles" de Isabelle Davion & Béatrice Heuser
"De Gaulle et les communistes" de Henri Christian Giraud
et toujours :
"Histoire politique de la roue" de Raphael Meltz
"Inépuisables" de Vivian Gornick
"Kudos" de Rachel Cusk
"Se cacher pour l'hiver" de Sarah St-Vincent
"Histoire navale de la seconde guerre mondiale" de Craig L. Symonds

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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