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Interview  (Amneville)  dimanche 8 juillet 2012

Nous avons eu la chance de rencontrer Joey Vera juste après le concert d’Armored Saint au Sonisphére France, à Amneville. Un concert exceptionnel car le premier en France pour ce groupe culte du heavy metal Americain. Armored Saint n’a certes pas connu un énorme succès en termes de vente de disques mais March Of The Saint (84), Delirious Nomad (85) ou Symbol Of Salvation (91) resteront des albums incontournables. En décembre dernier, Armored Saint a été invité à jouer en première partie de l’un des concerts anniversaire de Metallica à San Francisco. Une relation forte noue les deux groupes qui ont eu le même management, John Bush aurait très bien pu être le chanteur et Joey Vera le bassiste de Metallica ! Alors que John Bush a été également le chanteur d’Anthrax, Joey Vera a aussi joué avec des groupes comme Fates Warning, Tribe After Tribe ou Anthrax. Entretien exclussif :

Salut Joey, merci pour ce magnifique concert ! Tout d’abord comment vas-tu ?

Joey Vera : Oh merci c’est très gentil ! C’était difficile aujourd’hui parce nous sommes arrivés qu’hier matin et c’était notre premier concert alors nous n’avons pas pu faire de balance ou ce genre de choses. Ils sont fous ces mecs : ils nous jettent sur scène et on doit jouer directement. On a fait quelques erreurs mais globalement c’était bien.

Vous voilà enfin en France ! Pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Joey Vera : Bonne question. Vous savez, on ne nous a jamais vraiment invité à jouer ici, je ne sais pas pourquoi. La seule fois où nous avons eu un concert prévu ici, c’était en 2000, quand l’album Revelation est sorti. Il me semble qu’une des étapes de la tournée était Paris mais, comme à l’époque John faisait toujours parti d’Anthrax et qu’il avait justement un concert prévu avec eux, on a été obligé d’annuler toute la tournée. En 1999, quand on a reformé le groupe, on savait que ce genre d’éventualités pourrait survenir, et ça a été un de ces contretemps. En fait, c’était la seule fois où l’on a réellement projeté de jouer en France, mais ce n’est pas pour autant que nous ne voulions pas venir, vous savez.

Mon impression était que, je ne sais pas, nous avons en quelque sorte loupé le coche, notre chance, dans les années 80. Nous n’avons jamais vraiment tourné en Europe, même plus tard dans les années 90. Puis fin 90’s ou début 2000, je crois que l’idée générale quand on faisait des tournées était que nous n’avions rien fait d’autre hormis ce groupe et que les gens pensaient : "ils n’attirent pas assez de monde pour leur faire une offre". Mais c’est vrai, nous avons du mal à attirer du public. On doit jouer mardi (Ndlr : le 10 juillet à la Maroquinerie), n’est-ce pas ? Et pourtant, nous n’avons prévendu que 110 places… ce n’est vraiment pas beaucoup.  Je pense qu’il y aura au moins 200 personnes qui viendront, si nous avons de la chance. Vous voyez, ça prouve que nous avons manqué notre chance dans les années 80, sinon ça serait différent. Mais ce n’est pas grave, nous attirons 200 personnes à peu près n’importe où où nous jouons, mis appart dans certaines villes.

Jouer au Sonisphére un an après le big Four (Metallica, Slayer, Megadeth, Anthrax) et la même année que Faith No More est-il enfin le signe d’une véritable reconnaissance en Europe et en France notamment ?

Joey Vera : Vous voulez dire pour nous ? J’espère !  Vous savez, c’est un honneur d’avoir été invité à jouer ici. Surtout avec Faith No More et tous ces autres groupes ! Oui, nous avons vraiment été flattés, surtout au vu du line up de l’année dernière. C’était énorme, non ? Je veux dire, il y avait le Big 4… beaucoup de monde est venu pour ça. C’est vraiment un festival génial. L’année prochaine, j’espère que ce sera encore mieux que cette année !

Le line up originel s’est reformé en 2005 et depuis, il n’y a eu qu’un album La Razza en 2010. Qu’avez-vous fait pendant tout ce temps ?

Joey Vera : On faisait des concerts ici et là, spécialement aux Etats-Unis (une partie de la côte Est).  Puis on a joué en première partie de Metallica pour leur fête d’anniversaire qui était seulement une semaine plus tard. Ensuite, l’été dernier on a fait quelques concerts en Europe : deux en Allemagne, on était aussi supposés jouer à un festival à Oslo mais il a été annulé la semaine pendant laquelle nous venions ici, donc nous n’avons pas joué. On a refait un festival en Allemagne, puis quelques concerts isolés, mais pas vraiment de tournée.

Quelle est votre place dans la scène rock actuelle ?

Joey Vera : Quelle est notre place dans le rock moderne ?  Je ne pense pas que nous appartenons vraiment à ce genre... (silence) Je crois qu’en réalité nous sommes un vieux groupe, et notre public est plutôt âgé. Les gens qui ont grandi avec nous sont ceux qui nous ont découvert dans les années 90, donc pour la plupart nous sommes un vieux groupe. C’est ce qui développe une certaine nostalgie, car la plupart des chansons que le public veut entendre sont des chansons plutôt anciennes. Alors, c’est ça qu’il faut apporter… On se rend compte que c’est comme ça, on ne doit pas nécessairement se sentir obligés de se faire une place dans la musique d’aujourd’hui, vous voyez ? Donc, je ne crois pas que l’on a une réelle place dans le rock/métal moderne. C’est drôle, parce que je crois qu’une partie de notre musique plus récente pourrait à mon sens être considérée comme du rock moderne mais ce n’est pas vraiment ce que l’on essaie de faire. Notre influence vient surtout des groupes des années 70 avec lesquels nous avons grandi.

Quelle musique écoutes-tu ?

Joey Vera : Actuellement ? Les groupes plus récents ? Je n’en écoute pas tellement. En général, j’écoute des choses plus vieilles. Moi, honnêtement, j’écoute de tout. Les groupes avec lesquels j’ai grandi pendant les 70’s, mais aussi du jazz de mon époque. J’écoute beaucoup de jazz moderne, de métal moderne, et de rock moderne, comme Opeth. Récemment, j’ai commencé à écouter Baroness. J’aime aussi des groupes comme les Foo Fighters et je suis un grand fan de U2, mais je ne sais pas si c’est considéré comme un groupe moderne. Pour moi, c’est surtout du rock classique.

J’aime particulièrement tout ce qui est sorti entre 1969 et 1978 : c’est plus ou moins ce avec quoi j’ai grandi. Tout ce qui a un lien avec du rock, du heavy métal, ou même de la pop, comme les débuts de Foreigner, de Boston, ou de Queen… ce genre de choses. Je suis un énorme fan de Queen.

Armored Saint est une véritable légende. Avez-vous conscience d’être une influence pour d’autres groupes de métal ?

Joey Vera : Oh ! Merci, vraiment ! Merci c’est gentil ! Je ne sais pas. Bonne question ! J’ai commencé à rencontrer beaucoup de monde pendant les 90’s qui faisait partie de groupes qui commençait à avoir du succès et qui avait justement été influencé par notre groupe. Pour moi, c’était surprenant d’entendre Alice In Chains ou Slipknot. Tu rencontres tous ces gens presque mythiques et ils te disent : "Oh, Armored Saint ! J’adore Armored Saint ! J’avais l’habitude de vous écouter". En un sens, on a influencé pas mal de monde. La plupart de ces gens étaient des fans de cette génération là.

Mais pour ce qui est des groupes récents, je ne sais pas si on a été très influents. Vous savez, beaucoup de choses ont changé depuis 1997 ou 1998, quand les groupes comme As I Lay Dying ou même Opeth ont commencé à sortir. Nous ne les avons pas influencés tant que ça, parce que nous sommes trop vieux pour eux. Quand ces mecs ont commencé à faire du métal, ils grandissaient avec le black album, et du Iron Maiden ou du Slayer de l’époque. Pantera était un des groupes phare avec lequel ils ont grandi. A ce moment Armored Saint s’était déjà séparé… en 92, Armored Saint était fini.  Donc je ne sais pas si nous avons influencé la nouvelle génération. Peut-être une partie d’entre eux, ceux qui avaient 16 ans aux environs des années 1982 et 1983, par exemple. C’est une bonne question, je ne sais pas.

Ce que nous écoutons transparait toujours dans notre façon de jouer, de composer…

Joey Vera : Oui, bien sûr. Je veux dire que personnellement, en tant que musicien j’ai toujours voulu transmettre ce genre de choses. Je mets toujours de mes propres influences dans ce que je fais. Je donne aux morceaux ce dont ils ont besoin. Ma principale priorité est de laisser la chanson être ce qu’elle doit être. Par exemple, pour un simple morceau de rock, je ferai une ligne de basse simple. Mais à un moment ou un autre si je sens que le morceau en a besoin, j’y ajouterai quelque chose d’un peu plus spécial ou hors du commun. C’est là que mes influences de funk ou de jazz vont entrer en jeu. En ce qui me concerne, ce serait plutôt du jazz fusion. J’essaierai donc d’ajouter juste de quoi le rendre un peu plus intéressant pour moi, en tant que musicien.  Avec notre batteur Gonzo (Ndlr : Gonzalo Sandoval), on a grandi en écoutant la même sorte de jazz : les débuts de Marcus Miller ou Jaco Pastorius, c’était vraiment deux grands noms. On essaie toujours de trouver un moyen de faire passer ces influences dans chacune de nos voix. Pour nous, ce n’est pas un problème de les laisser transparaître. C’est justement ce que l’on recherche.

Pour terminer, quel est le futur d’Armored Saint ?

Joey Vera : Eh bien, vous savez… ce qui est marrant avec ce groupe, c’est que ce n’est pas un travail à plein temps pour nous. On a décidé qu’on allait le garder uniquement pour s’amuser, lorsque l’on en aurait envie, et quand l’on aurait le temps. Nous avons tous des familles et quelques-uns d’entre nous jouent avec d’autres groupes, etc. On ne voulait donc pas faire de ce groupe une priorité, faire un album et partir en tournée 6 mois, rentrer, faire un autre album, repartir pour 6 mois, et continuer comme ça. C’est ce qui explique pourquoi nous n’avons pas vraiment de projets. Chaque fois que nous nous retrouvons, on se dit genre : "Oh, qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? Oh, je ne sais pas, on a une offre pour jouer au Sonisphere en France par exemple… OK, on peut aussi organiser d’autres concerts et faire une petite tournée". On ne réfléchit pas trop au futur du groupe.

Par contre, je peux vous dire ce que l’on ne veut pas faire : entre Revelation qui est sorti en 2000 et La Razza, sorti en 2010, se sont écoulés 10 ans, et on ne veut pas attendre encore 10 ans avant de sortir un nouvel album. Récemment, on a commencé à parler de l’écriture d’un nouvel album. Je crois que nous sommes tous d’accord pour travailler dessus le plus tôt possible, mais je ne sais pas du tout quand cela se concrétisera. Cela pourrait prendre 5 ans ! Honnêtement je ne pense pas, mais nous savons tous que nous vieillissons et qu’il faut faire avec. Je vais avoir 50 ans l’année prochaine. Mais ce n’est pas pour autant que je vais arrêter de jouer ! En ce qui concerne Armored Saint, je ne sais pas si les gens s’y intéresseront toujours dans 10 ans. Peut-être, mais je n’en suis pas sûr. C’est en parti pourquoi nous essaierons de sortir l’album dans les 2 ans à venir…

Merci à Olivier. Traduit de l’anglais par Evan Gettliffe / Jérôme Gillet.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Armored Saint en concert à Sonisphere Festival - France 2012 - 2ème édition

En savoir plus :
Le site officiel de Joey Vera
Le Facebook de Joey Vera
Le site officiel de Armored Saint
Le Facebook de Armored Saint


Le Noise (Jérôme Gillet)         
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# 6 septembre 2020 : On danse au bal masqué

Dansons et chantons comme on peut, retournons au théâtre, au cinéma. Faisons tout cela mais s'il vous plait avec prudence et masque. Personne n'a envie d'un second confinement n'est ce pas ? En attendant voici le programme de la semaine avec au rayon des replay, la MAG #5 ! (et la #9 aussi bien entendu)

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"Inicial" de Vladimir Torres
"Providence" de All We Are
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"A celebration of endings" de Biffy Clyro
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"Oh Orwell" de Plumes
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"Les Sorcières de Salem" à l'Espace Cardin
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