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Interview  (Par téléphone)  vendredi 3 mai 2013

Exsonvaldes vient de sortir son nouvel album Lights dont nous pensons le plus grand bien. Un disque, comme souvent chez eux, marqué par une certaine évolution. Plus pop et synthétique, plus direct mais pas moins mélodique. Le groupe a même fait le pari, gagnant, de chanter en français. Pleins de bonnes raisons de s’entretenir avec Simon, le chanteur du groupe.

Peux-tu nous présenter le groupe ?

Simon Beaudoux : Hé bien écoute, Exsonvaldes c’est un groupe… je commence par le plus difficile ! C’est un groupe de Paris, cela fait plus de dix ans que nous faisons de la musique ensemble, nous sortons notre troisième album, je te disais je commence par le plus difficile parce que c’est un groupe dédié à un style de musique et c’est vrai que nous ne savons jamais trop dire si nous faisons de la pop, du rock, du rock indé, je crois que c’est cela que nous disons en général. Nous sommes classés là-dedans, on fait du rock indé.

Lights, votre dernier disque, est sorti depuis quelques jours, quels sont les premiers retours ?

Simon Beaudoux : Franchement les retours sont très bons, on est très content, c’est un disque que nous avons voulu différent avec pas mal de nouvelles choses, on se demandait comment cela allait être reçu, en particulier les morceaux en Français, parce que c’est quelque chose que nous n’avons jamais fait, et que nous pensions jamais faire. Voilà les retours là-dessus sont très bons, sur le single, sur le clip aussi. Nous sommes contents d’avoir testé de nouvelles choses.

Comment justement s’est déroulé l’enregistrement du disque ?

Simon Beaudoux : Nous avons fait ça en trois fois. Progressivement. Quand nous avions une poignée de morceaux qui nous semblaient terminés on les enregistrait, on les produisait, nous allions au bout de cette série là et ensuite nous retournions à nos démos. Cela a pris un peu de temps, mais nous prenons toujours un peu de temps pour enregistrer, plus que nous le voudrions en tout cas. Après les séances en elles-mêmes se sont super bien passées, nous avons travaillé avec Alex Firla (Phoenix, Air) avec qui nous avons l’habitude de travailler maintenant. Nous avons beaucoup enregistré en live, en jouant tous ensemble. Ce qui était assez chouette. C’est quelque chose que nous avions très envie de faire après notre album acoustique, There’s no place like homes. Nous avions très envie de faire le disque comme ça même s'il y a beaucoup d’électronique, il y a toute la base que nous avons enregistré en live et nous avons rajouté les éléments électroniques par-dessus après. Donc voilà cela c’est plutôt bien passé !

Retravailler avec Alex Firla s’était une évidence ?

Simon Beaudoux : Oui ! Parce que nous avons commencé à travailler avec lui sur Near The Edge mais nous n’avions pas fait de réel projet complet ensemble. Il était arrivé alors que nous avions presque terminé d’enregistrer notre deuxième album. Il l’a principalement mixé. Ensuite nous avons fait un disque acoustique avec lui, quelque chose de très instantané mais avec toujours du répertoire qui existait déjà. Là il a pu s’impliquer vraiment très tôt dans l’écriture des morceaux puisque nous avons travaillé, enregistré nos démos dans une petite pièce de son studio à Bastille à Paris. Donc souvent il était là, il passait le soir donner son avis, nous orienter sur une démo, nous dire "ça c’est super, là vous avez enlevé le meilleur truc du morceau donc remettez-le, là faites ça plus fort". Il a commencé à réaliser le disque alors que nous ne savions encore pas quels titres allaient figurer dessus. C'était bien de pouvoir enfin travailler avec lui sur un projet du début à la fin.

Lights semble être le disque d’une certaine libération, en tout cas du bouleversement. Un tournant plus pop mélodique, l’apparition du chant en français…

Simon Beaudoux : Je ne sais pas si nous avons décidé de tout bouleversé mais nous avions envie de nous poser un peu moins de questions qu’avant. Essayer de nouvelles choses sans trop s’inquiéter de ce qu’allaient dire les gens ou même de se planter. Ce disque est une fin en soit. Le Français est arrivé en plein milieu de l’enregistrement. Le nom de l’album, Lights, pour nous veut dire quelque chose. Une plus grande simplicité dans l’écriture, avec cette idée des lumières qui revient dans beaucoup des paroles et à la fois en Anglais et en Français. Cela voulait dire aussi pour nous de faire des choses un peu moins sombres, au moins dans la forme. C’est plus enlevé, plus pop. Nous avions envie de luminosité dans notre musique.

Comment est venue cette idée de chanter en français ?

Simon Beaudoux : Cela s’est vraiment fait petit à petit. Pendant longtemps, cela nous semblait totalement logique de chanter en anglais. On nous a longtemps posé la question de savoir pourquoi nous chantions en anglais. Cela vient sûrement de l’héritage de la musique française. On pose beaucoup la question aux groupes Français qui chantent en anglais là où on ne la pose pas spécialement à des groupes Belges par exemple. Il a fallu même, comme beaucoup de groupes qui ont commencé en même temps que nous, se justifier de chanter en anglais. Moi j’ai commencé à écrire en français pour d’autres projets, principalement pour un projet solo, et puis finalement les autres membres du groupe ont entendu les morceaux, les ont aimés, ont décidé d’arrangements. Donc nous avons essayé cela dans notre coin sans trop savoir ce que cela allait donner et quand nous avons commencé à le faire écouter à notre entourage tout le monde a trouvé cela très logique, que cela sonnait comme du Exsonvaldes. Donc en fait c’est nous qui étions les plus surpris du lot ! Nous nous sommes dit que ce n'était pas un changement si important et que chanter en français ou en anglais était un peu égal. C’est quelque chose que nous pouvons faire en plus, c’est comme un nouvel instrument, cela enrichit le propos. Mais bon il nous a fallu quand même un peu de temps pour être détendu avec ça ! Que faire cohabiter sur un disque des titres en français et en anglais était tout à fait possible.

C'était le bon moment, le bon disque…

Simon Beaudoux : En fait à chaque disque nous essayons des nouvelles choses et là c’était clairement quelque chose que nous n’avions jamais fait.

Quels sont vos liens avec les autres groupes français ? Des groupes comme Baden Baden par exemple…

Simon Beaudoux : Effectivement nous connaissons bien Baden baden, on a le même tourneur, on connaît très bien leur manageur, on jouait souvent ensemble et tout le monde dans Exsonvaldes aime ce qu’ils font. Cela colle plutôt bien quand nous jouons ensemble. Nous faisons des musiques pas forcément très proches mais il y a des passerelles, des influences communes, c’est intéressant de jouer avec eux. Après sincèrement nous n’avons jamais vraiment eu l’impression de faire partie d’une scène particulière.

Commence cela se passe justement sur scène ? Vous avez fait pas mal de concerts en appartement. Mais là le disque semble avoir besoin de se déployer sur une véritable scène…

Simon Beaudoux : Ecoute, les appartements je crois que nous en referons, pas forcément tout de suite. Nous fonctionnons beaucoup par cycle, nous avons déjà fait une longue tournée en appartement qui a débouché sur un album acoustique. Là nous avons fait un album nettement plus électrique, avec plus d’instruments et d’arrangements donc nous sommes très contents de pouvoir aller sur scène avec des amplis, des synthés et jouer l'album comme nous l’avons écrit. Cela se passe bien, nous sommes très contents. Et puis c’est un peu là que cela commence, quand les morceaux arrêtent d’être des choses abstraites faites en studio et qu’elles commencent à vivre sur scène. C’est là que cela commence à devenir intéressant.

L’humain est très présent chez vous…

Simon Beaudoux : Oui on peut dire ça. On a toujours parlé de nos vies dans nos chansons. On le fait juste à chaque fois un peu différemment. On essaie de capter des moments, des ressentis, des choses universelles et fortes. Mais avec une traduction personnelle. On essaie délibérément de ne pas trop préciser pour que tout le monde puisse s’y retrouver et s’y attacher à sa manière. On peut dire qu’un morceau est réussit lorsque quelqu’un arrive à se l’approprier. A se raconter une histoire avec, même si ce n’est pas l’histoire de base. Un texte c’est l’expression d’une émotion, plusieurs histoires peuvent être collées par-dessus. Chacun peut coller sa version de l’histoire.

Pour terminer, question qui fâche… ou pas ! On vous rapproche souvent de Phoenix, qu’en pensez-vous ?

Simon Beaudoux : Ce n’est pas du tout une question qui fâche. Parce que d’abord c’est une groupe que nous aimons bien, ensuite bien évidement nous écoutons leurs disques donc cela a une influence sur nous. Nous travaillons avec Alex Firla qui a travaillé avec eux donc ce rapprochement me paraît assez logique. Il y a effectivement des points communs. On partage une partie de leur envie de sons, de production et on essaie de faire aussi bien. Après il y a plein de choses différentes. Et les points communs on voit très bien où ils sont. Et nous ne cherchons absolument pas à les cacher.

Retrouvez Exsonvaldes
en Froggy's Session
pour 3 titres en cliquant ici !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Near the Edge of Something Beautiful de Exsonvaldes
La chronique de l'album There's no place like homes de Exsonvaldes
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Exsonvaldes en concert à l'Elysée Montmartre (9 mars 2005)
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L'interview de Exsonvaldes (17 mars 2009)
L'interview de Exsonvaldes (juin 2016)

En savoir plus :
Le site officiel de Exsonvaldes
Le Bandcamp de Exsonvaldes
Le Myspace de Exsonvaldes
Le Facebook de Exsonvaldes

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


Le Noise (Jérôme Gillet)         
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