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Aurélia Barbet  (janvier 2014) 

Réalisé par Aurélia Barbet. France. Drame. 1h20 (Sortie 15 janvier 2014). Avec Gabrielle Lazure, Lolita Chammah, Sophie Cattani, Cyril Descours et Joana Preiss.

Pour son passage à la fiction, Aurélia Barbet signe un film tout droit sorti des années 1980-1990, quand les femmes cinéastes ont cru prendre le pouvoir du cinéma français.

C’était le temps des Laetitia, des Noémie, des Laurence, des Pascale, et les personnages de femmes en déréliction finissaient toujours au bord de la mer, après avoir chanté du Joe Dassin et connu furtivement les bras d’un inconnu.

En adaptant Olivier Adam, Aurélia Barbet savait forcément ce qui l’attendait : une lelouchienne de vie qui se terminerait en Normandie, sans Trintignant, comme dans une chanson de Vincent Delerm.

Femme en rupture de vie, Gabrielle Lazure traîne sa beauté fêlée avec un charme infini. Hantée par des fantômes, mutique, elle pourrait être presque durassienne si le personnage de Lolita Chammah ne la poussait du côté de la vie et pas irrésistiblement vers celui de la mélancolie hivernale.

On s’en doute : Aurélia Barbet préfère l’entre-deux aux certitudes, les choses qui s’évaporent plutôt que celles qui s’incorporent. C’est tout à fait le film d’une autre époque, celle où les personnages d’un film ne se résumaient en quelques mots et en quelques moues posés dès leur apparition sur l’écran.

Dans "Passer l’hiver" d’Aurélia Barbet, il y a du mystère, un mystère un peu affecté, qui s’entête à ne pas se résoudre, et surtout pas dans l’image finale. On prendra du plaisir à suivre ses deux femmes en parallèles de vie et l’on s’attachera à tout ce vague qui les enveloppe.

"Passer l’hiver" d’Aurélia Barbet pourrait avoir tout pour irriter, mais ce film fragile évite tous les pièges habituels et les routines balisées d’un certain cinéma français peu narratif car peu généreux.

Ici, Aurélia Barbet ne refuse aucun récit, et quand Gabrielle Lazure croise le regard de Sophie Cattani, patronne de l’hôtel où elle s’est réfugiée, s’échangent un instant entre les deux femmes de la compréhension et de la bienveillance.

En se servant sans en être la prisonnière du récit d’Olivier Adam, Aurélia Barbet impose son style et offre deux beaux rôles de femmes à des actrices très concernées. Lolita Chammah convainc et Gabrielle Lazure réussit brillamment son retour.

 

Philippe Person         
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