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Parades  (Believe Recordings)  octobre 2014

En musique, pour que ça marche, il faut du talent et de la chance. Par exemple, si vous êtes un groupe anglais de pop et que vous avez sorti un disque honnête le premier juin 1967 (c’est-à-dire en même temps que Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band), bon bah c’est mort, personne ne l’a remarqué, il a dû être redécouvert vingt ans plus tard, si vous avez de la chance.

Plouf, plouf... Jouons à un petit jeu : je suis une fille, qui chante en mélangeant français et anglais, avec des effets de voix, de la reverb, des petites vocalises et avec des arrangements plutôt électroniques je suis... je suis... Mina Tindle ! Je sais, vous pensiez à Christine and the Queens, c’était un piège. Vous voyez, le facteur chance dont je vous parlais plus tôt. Donc oui, même si évidemment nous sommes dans deux univers totalement diffèrents, Mina ne danse pas et n’est pas un concept, mais elle sonne parfois comme Christine. Et c’est bien dommage.

Je ne vais pas vous mentir, à la première écoute je n’ai pas vraiment accroché, j’ai trouvé ça sur-produit avec une voix trop lointaine, et je n’ai pas vraiment été convaincu par les arrangements trop électro à mon goût et manquant de naturel. Et là je me suis dit, oui je me parle souvent à moi-même, je me suis dit : "mais enfin, tu aimes bien Mina Tindle normalement, tu l’as vue plusieurs fois en concert, tu as été subjugué par sa voix, son charme, ses mélodies et là tu vas me faire croire que ça ne marche pas, que ce n’est pas bien et tu vas faire ton hater et la comparer à une danseuse ? Ce n’est pas très gentil quand même". Alors comme on ne juge pas un livre à sa couverture, j’ai décidé de réécouter, calmement, posément, en oubliant tout.

Et soudain j’ai compris, soudain l’album s’est offert à moi. Ma première impression ? C’était ma faute, j’en attendais tellement de ce disque, je voulais tellement qu’il soit comme je l’avais imaginé que la surprise passait mal, j’avais été un mauvais amant. Celui qui se précipite, qui pense qu’il suffit d’un sourire pour faire glisser un chemisier, j’avais été trop pressé, un goujat, un mufle, bref un homme.

Parades se dévoile comme une jeune fille avec douceur, patience et sans précipitation, il faut savoir lui parler. Une fois déshabillé, ce disque recèle de trésors qu’on découvre avec malice et gourmandise, comme on découvrirait un piercing au nombril ou un tatouage. On en viendrait presque à dire des choses que l’on regretterait plus tard, des "je ne veux plus écouter d’autre disque que toi", des "tu es le disque que j’ai toujours attendu", mais comment ne pas fondre à "Ta Peau" ? "Dehors", "Plein Nord", partout !

Une fois qu’on y a goûté, qu’on a pris le temps de le savourer, il s’installe dans le cœur et la tête, "Pas Les Saisons" devient entêtant et obsédant tout comme le final sautillant de "I Command", oui, tu commandes, tu fais ce que tu veux de moi. Mina joue avec sa voix, la multipliant, l’ondulant, à la fois douce et puissante, jouant avec les styles et les distances. Cela donne un disque une richesse rare, alternant envolée rythmique et délicatesse, un vrai bijou.

Je pense que je vais devoir offrir un bouquet de fleur à Mina pour me faire pardonner d’avoir douté d’elle un instant...

 

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L'interview de Mina Tindle (14 mars 2011)

En savoir plus :
Le site officiel de Mina Tindle
Le Soundcloud de Mina Tindle
Le Myspace de Mina Tindle
Le Facebook de Mina Tindle


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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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