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Théâtre de Poche-Montparnasse  (Paris)  novembre 2014

Comédie dramatique de Jean-Paul Sartre, mise en scène de Daniel Colas, avec Marianne Epin, Mathilde Penin, Daniel Colas et Philippe Rigot

Dans un salon cossu sont réunis par une instance aussi anonyme que supra-naturelle, trois individus qui ne se connaissent pas et ne comprennent pas immédiatement la situation.

Car ils sont morts et séjournent pour l'éternité dans un lieu clos, sous une lumière artificielle permanente, sans pouvoir fermer leurs yeux dépourvus de paupières, afin d'être toujours sous le regard des autres, celui d'un buste en bronze de Barbedienne, symbole du regard du voyant qui sait et juge, et celui de leurs compagnons d'enfermement.

Cette confrontation inexorable de l'homme avec sa part d'ombre et ses actions sans noblesse, voire ses crimes, telle est la conception de l'enfer pour le philosophe Jean-Paul Sartre, chantre de l'existentialisme, qu'il transpose sur scène dans "Huis Clos" ce qu'il a défini comme un théâtre de situation dépourvu de psychologisme qui explore la capacité de l'homme à assumer ses actes.

La mise en scène rigoureuse et claire de Daniel Colas, qui connait bien la pièce pour l'avoir déjà monté à plusieurs reprises, sert cette pièce didactique aux personnages archétypaux sans procéder à une quelconque contextualisation ou revisitation.

Et notamment, il a su guider les comédiens pour mettre en évidence l'ambivalence des relations conjoncturelles des personnages et des rapports de force à géométrie variable, tels la séduction et la rivalité, qui s'instaurent tant pour tenter de ne pas être soumis au dévoilement que pour y forcer l'autre.

Egalement au jeu, il interprète parfaitement le rôle du "lâche", le journaliste drapé dans sa posture de pacifiste au-dessus de la mêlée qui se veut héros sans reproche.

Marianne Epin est d'une subtilité émérite pour nourrir le personnage de femme lesbienne manipulatrice qui vampirise les autres, sa manière d'exister par le mal et Mathilde Penin, souvent vue jusqu'à présent dans des comédies, manifeste une belle intensité dramatique dans la partition de la jeune femme cupide, coquette et égocentrique au si beau visage qui dissimule sa monstruosité sous le masque de la victime de la fatalité.

Dans le rôle du garçon d'étage, Philippe Rigot complète cette efficace distribution.

 

MM         
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