Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep Twitch
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Golem
Théâtre des Abbesses  (Paris)  mai 2015

Spectacle de la Compagnie 1927, mise en scène de Suzanne Andrade, avec Charlotte Debury, Lillian Henley, Rose Robinson, Shamira Turner, Will Close et le vidéaste Ben Whitehead.

Apparemment "Golem" est un spectacle référentiel mais ce qui fait sa force, c'est que chacun pourra y aller de ses références sans pouvoir vraiment prouver que ce sont les bonnes, celles qu'avaient en tête Suzanne Andrade en écrivant et en mettant en scène cette nouvelle fantasmagorie de la Compagnie 1927.

Comme le spectacle est volontairement très anglais, même si le Golem est plutôt, au départ, une légende hébraïque remise au goût du jour par l'écrivain Gustave Meyrink, on parlera d'univers orwellien, on y verra des allusions au "Brazil" de Terry Gilliam et par extension aux Monty Python.

Comme le Golem est un personnage en pâte à modeler qui apparaît sur la toile centrale où défile une vidéo, on pourra lui trouver une proximité avec les créatures de Nick Park, tels les célèbres Wallace et Gromit.

Mais, bien vite, les acteurs qui s'agitent devant cet écran vidéo, et peuvent parfois s'y incruster dans les portes et fenêtres prévus à cet effet, donnent une autre dimension à ce "Golem".

Leurs actions mécaniques en font des créatures qu'on verrait bien dans "Métropolis" de Fritz Lang. Leurs habits, leurs "barboteuses", rappelleront les tenues de Jaque-Catelain dans les films de Marcel L'Herbier, comme "L'inhumaine", qui véhiculent tout le modern art, utilisent les décors de Mallet-Stevens, les tableaux des Delaunay, les costumes de Poiret...

Il y a donc tout ça et plein d'autres choses dans "Golem". A commencer par de la musique, parfois planante, parfois en situation, comme l'accordéon dans la scène du "café parisien". Cette musique est le fait de deux musiciens placés de part et d'autre de la scène. A l'image du reste de la troupe, ils/elles sont toujours dans des tenues "futuristes" des années 1920, toujours d'un raffinement teinté d'une pointe d'humour kitsch.

Car "Golem" est une explosion de couleurs et d'idées qui s'enchaînent à vive allure dans un tourbillon contradictoire, mais toujours de bon goût, illustré par tous les éléments qui défilent sur l'écran vidéo riche des superbes animations de Paul Barritt. Le petit personnage principal, qui n'est pas sans rapport avec le ludion "Charlie", celui que l'on cherche dans les albums "Où est Charlie ?", passe son temps à courir à l'unisson des décors ou des ambiances qui se succèdent sur l'écran vidéo.

Grand album à colorier au formalisme très réussi, "Golem" s'appuie sur la description minutieuse d'une civilisation à la "Métropolis" ou à la "1984" où par la voie de la machine, l'inhumain aura pris le contrôle des hommes.

Tout ici est réussi sans prêchi-prêcha, avec un humour qui évite les dérives prétentieuses de l'humour anglais, et qui, pour une fois, ne tue pas la poésie qui affleure, un poésie qui n'hésite pas à emprunter de jolis accents mélancoliques.

On plaint Michel Gondry qui n'a jamais réussi à atteindre le niveau de Paul Barritt dans ces bricolages vidéo. On ne plaint pas moins Robert Wilson qui en un demi-siècle n'est jamais parvenu à cette légèreté, qu'on se souvienne de son spectacle assez proche de "Golem", "The Old Woman" avec Willem Dafoe et Mikhail Baryshnikov.

Féérie d'aujourd'hui, "Golem" synthèse et recyclage de toutes les imaginaires modernistes, est à consommer sans modération, dans la jubilation de savoir que cette époque où domine le cynisme associé au ludique, peut encore produire son contraire: l'exaltation de l'esprit d'enfance.

 

Philippe Person         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
# 2 octobre 2022 : La culture bien au chaud

C'est l'automne, on reste au coin du feu et on écoute de la musique, on lit des bouquins et on se connecte à la TV de Froggy's Delight pour le concert de Colin Chloé vendredi 7 octobre ! Pour les sorties culturelles, voici le programme.

Du côté de la musique :

"Ti'bal tribal" de André Minvielle
Rencontre avec Bukowski autour de leur album du même nom, "Bukowski"
"Time is color" de Cédric Hanriot
"Stravinsky, Ravel, Prokofiev : Ballets" de Jean-Baptiste Fonlupt
"Ozark" le retour de Listen In Bed pour la saison 4 en direct (ou presque) de Malte
"Viva la vengeance" de Panic! At The Disco
"Symphonie Fantastique, Hector Berlioz" de Quatuor Aeolina
quelques petites news de Shaggy Dogs, KissDoomFate, Trigger King et Mind Affect
"Emerson enigma" de Thierry Eliez
et toujours :
"Bobo playground" de Alexis HK
"Ca pixellise" de Dimoné
"The portable Herman Dune Vol 1" de Herman Dune
"La mélodie, le fleuve et la nuit" de Jérôme Minière
"Kramies" de Kramies
"Mémoires d'une femme" de Myriam Barbaux-Cohen
"The hardest part" de Noah Cyrus
"Dvorak : Quatuor américain, valses" de Quatuor Talich
"Fauré le dramaturge" de Takénori Némoto, Cécile Achille, Cyrille Dubois et Ensemble Musica Nigella

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Les Enfants" au Théâtre de l'Atelier
"Pères & fils" au Théâtre des Abbesses
"Le comble de la vanité" à la Pépinière Théâtre
"Boulevard Davout" au Théâtre de la Colline
"Et pourquoi moi je devrai parler comme toi" au Théâtre de la Colline
"Black Legends, le musical" à Bobino
"Gazon maudit" au Théâtre Les Enfants du Paradis
"Jean-Paul Farré - Dessine-moi un piano" au Studio Hébertot
les reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre de la Tour Eiffel
"Le Montespan" au Théâtre du Gymnase
"François Rabelais" au Théâtre Essaion
"Racine par la racine" au Théâtre Essaion
"Los Guardiola - La Comédie du Tango" au Théâtre Essaion
"Léonard de Vinci, l'enfance d'un génie" au Studio Hébertot
"Isabelle Vitari - Bien entourée" au Grand Point Virgule
"Félix Radu - Les mots s'improsent" au Théâtre de l'Oeuvre
et les spectacles à l'affiche

Expositions :

"Face au soleil" au Musée Marmottan Monet
"Yves Klein, l'infini du bleu" aux Carrières des Lumières aux Baux-de-Provence
les autres expositions de la rentrée :
"Frida Khalo, au-delà des apparences" au Palais Galliera
"Hyperréalisme - Ceci n'est mon corps" au Musée Maillol
'Miroir du monde - Chefs d'oeuvre du Cabinet d'art de Dresde" au Musée du Luxembourg
et les expositions à l'affiche

Cinéma :
en salle :
"Les Mystères de Barcelone" de Luis Danès
en streaming gratuit :
"A ma soeur" de Catherine Breillat
"Barbara" de Christian Petzold
"So long my son" de Wang Xiaoshuai
"Borga" de York-Fabian Raabe
"Love trilogy" de Yaron Shani
et le cinéma de Claire Denis en 3 films

Lecture avec :

"L'inconnue de Vienne" de Robert Goddard
"Mordew" de Alex Pheby
"Napalm et son coeur" de Pol Guasch
"Un bon indien est un indien mort" de Stephen Graham Jones
et toujours :
"Les masques éphémères" de Donna Leon
"La guerre de cent ans" de Amable Sablon du Corail
"D'où vient l'amour" de Yann Queffélec

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

Les 4 derniers journaux
- 2 octobre 2022 : La culture bien au chaud
- 25 septembre 2022 : La culture n'est pas un luxe
- 18 septembre 2022 : Nouvelle Vague
- 11 septembre 2022 : C'est reparti pour un tour
           
twitch.com/froggysdelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=