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Interview  (Paris)  13 avril 2005

Troy Von Balthazar, le charismatique leader de Chokebore a décidé de continuer tout seul après avoir passé une quinzaine d'années sur les routes. Son passage à Paris tombe à point nommé et va nous permettre d'en connaître un peu plus sur les raisons de la mise entre parenthèses de Chokebore.

C'est également l'occasion d'en savoir un peu plus sur ses aspirations en tant qu'artiste solo.

Pourquoi avoir décidé d'arrêter Chokebore ? Tu as du engendrer pas mal de frustration parmi les fans du groupe ?

Troy Von Balthazar : Ok je t'explique : nous avons passé quatorze ans au sein d'un groupe. Nous étions tout le temps ensemble et inévitablement, nous avons ressenti qu'à un moment, il fallait faire une pause. C'était un peu comme si nous étions mariés… Nous avons passé de très bons moments mais nous avons décidé qu'il était temps de respirer, de faire autre chose. Mais tôt ou tard, nous referons un album avec Chokebore.

Pourtant Chokebore commençait à avoir une certaine reconnaissance, du moins un succès d'estime ?

Troy Von Balthazar : Ah bon, tu penses ? J'ai du mal avoir du recul sur ce genre de chose.

Donc on a des chances de te revoir avec Chokebore un jour ?

Troy Von Balthazar : Peut être, on verra bien… Quand les choses deviennent pesantes ou compliquées, il faut savoir prendre ses distances. C'était le cas avec les membres de Chokebore, c'était devenu bizarre, nous étions trop proches, ça avait duré trop longtemps. Nous sommes toujours en contact et nous avons la moitié du prochain album de Chokebore qui est terminée, mais je suis incapable de te dire ce que le futur nous réservera.

Est-ce que tu es plus épanoui maintenant que tu joues seul ? Y-a-t-il des choses que tu peux te permettre de faire et que tu ne faisais pas au sein de Chokebore ?

Troy Von Balthazar : Oui bien sûr. Si je fais une erreur, je ne peux m'en vouloir qu'à moi-même et à personne d'autre. C'est vraiment intense et une expérience unique. Sur scène, je suis seul et je dois me débrouiller… Dans Chokebore il y avait d'autres personnes autour de moi qui faisaient plein de bruit. Maintenant je suis tout seul et j'adore ça. Je sais que les gens m'observent sur scène… Mais ça me donne l'impression d'être sous l'emprise du LSD. C'est un mélange de crainte et en même temps tu te sens plein d'énergie.

Au niveau des compositions, qu'est ce qui change par rapport à Chokebore ?

Troy Von Balthazar : J'utilise les boucles et les effets, ce qui n'était pas le cas avant. Maintenant je ressens le besoin de faire ces choses. Les boucles et les effets, c'est pour éviter de se retrouver tout seul avec ma guitare. Ca me permet de créer des sons et des ambiances. Mais j'apprends, je débute avec tout ce matériel.

Pourtant les morceaux que tu jourais à la balance sonnaient très Chokebore...

Troy Von Balthazar : C'est à cause de l'accord. Je me servais beaucoup de cet accord quand je composais dans Chokebore, donc forcément… Mais c'est un truc qu'il faut que je change. Il faut que j'essaie d'aller vers d'autres accords, d'autres styles de composition.

Tu as sorti un EP, l'album va suivre ?

Troy Von Balthazar : Oui. Je viens de terminer l'enregistrement à Los Angeles. J'ai passé un mois tout seul en studio. J'ai tout fait moi-même. C'était vraiment une expérience intense et bizarre. Le problème est que je n'avais personne pour me dire si ça sonnait bien ou non. Quand j'étais dans Chokebore, les autres membres du groupe me disaient quand un truc n'allait pas. C'est une des choses que je regrette, car je leur faisais confiance. Maintenant je ne peux compter que sur moi et c'est difficile de faire la part des choses, d'avoir du recul.

Comment écris-tu tes paroles ? De quoi t'inspires-tu ?

Troy Von Balthazar : Les paroles sont une part importante de l'écriture. J'espère que les gens vont apprécier les paroles du nouvel album. Je n'ai pu demander l'avis de personne, donc… J'écris tous les jours. Certaines chansons sont très simples, leur sens est clair et évident. Parfois j'essaie d'être plus cryptique, de faire des choses plus symboliques.

Quand est-ce que sort l'album ?

Troy Von Balthazar : Il sort en septembre.

Tu habites en France maintenant ?

Troy Von Balthazar : Une partie de l'année seulement, mais je n'habite plus aux Etats-Unis. Je dois retourner à Hawaii (Troy est originaire de l'archipel.) Mais c'est cher, un peu trop pour aller à la plage (rires).

Tu préfères ta vie en France ?

Troy Von Balthazar : Oui. La plupart de mes amis sont en France. La vie est meilleure ici. Mais faîtes attention vous êtes bien partis pour l' "American way of life". Il y a eu une évolution. Quand je suis venu la première fois ici il y a dix ans, les choses étaient différentes. Il y a eu une forte « américanisation » de la société en France.

Que vas-tu faire dans les mois qui viennent ?

Troy Von Balthazar : Avec un peu de chance, je vais me reposer. L'album ne sort qu'à la rentrée, donc je vais essayer d'en profiter. Ma tournée commencera en septembre et se prolongera jusqu'à la fin de l'année.

Si tu devais résumer ta musique en trois mots…

Troy Von Balthazar : I love music.

 

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# 20 octobre 2019 : De tout, pour Tous

Encore un programme bien chargé et très éclectique au travers de notre sélection culturelle hebdomadaire. Beaucoup à lire, à voir, à écouter... alors ne perdons pas de temps. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Engine of paradise" de Adam Green
"Phantom solids" de Lunt
"Fear of an acoustic planet" de Tahiti 80
"A wonder plante to" de Nilok 4tet & Daniel Zimmermann
"Six strings under" de Eric Legnini
Sarah McCoy et Dom La Nena au Nancy Jazz Pulsation
"Nothin' but" de Flyin' Saucers Gumbo Special
"Comfort zone" de Hugo Lippi
"Hors l'amour" de Jean Felzine
"A ciel ouvert" de Kaori
Rencontre avec Lady Arlette, accompagnée d'une session live et acoustique
"Vinyles, suite" c'est le titre de l'émission #3 de Listen in Bed
"Déluge" c'est le troisième volume des Mix de Listen in Bed
"Hybrid" de Yosta
et toujours :
"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
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"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos

Au théâtre :

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"Un jardin de silence" à La Scala
"Frida jambe de bois" au Théâtre de l'Union à Limoges
"Fleur de peau" au Théâtre Essaion
"Habiter le temps" au Lavoir Moderne Parisien
"Wilde - Chopin" au Théâtre Le Ranelagh
"En ce temps là l'amour..." au Théâtre des Mathurins
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et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

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"Ordinary people" de Diana Evans
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"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
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"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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