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Grand Mix  (Tourcoing)  jeudi 29 octobre 2015

Grosse soirée belliqueuse en bonne intelligence au Grand Mix, le rythme dans la peau de bête tendue… et autres.

La bataille commence dès la première partie, dans l'esprit qui malgré lui accorde plus d'importance qu'il ne faudrait à l'aspect du bonhomme qui est sur scène.

Gary Gritness est un peu "trop" pour être honnête. Look 90's, gros blouson, casquette enfoncée, moustache à la Magnum, lunettes noires, "chaîne en or qui brille", keytare (cet instrument mi-clavier mi-guitare qu'on croyait oublié), vocoder à fond les ballons, il nous fait le rappeur west coast antique, nappes de synthés, "flow" de gangsta, poum-clap, la totale. Il est à noter quand même que le gars est de Nancy, et qu'il a signé sur le label néérlandais Clone.

En fait, c'est à Ali G qu'il fait un peu penser. Cet alter ego de Sacha Baron Cohen, faux chanteur boombastic mais vrai comédien manipulateur (le même Cohen fera le film Borat quelques années après). Bon ici, c'est un vrai musicos, clairement, mais l'enveloppe fausse pas mal la perception. Le public cela dit, entre scepticisme et hilarité a vite choisi la troisième voie du kif total et s'est pris au jeu du dance floor.

Parce que passé le recul face à cet anachronisme revendiqué, il faut bien avouer qu'il n'a rien à envier avec plein de DJ populaires dont on regrette qu'ils soient des hommes troncs en live. Là onregrette le contraire au début, mais au fond bien obligé de reconnaître que c'est un mélange rap / soul / electro / transe / bidule (le dernier titre étant possiblement une reprise de Helmet, ancien groupe de John Stanier, héraut des Battles à venir). Et une bête de scène. Et qui pousse à aller au-delà des apparences ; ce n'était pas gagné d'avance, mais ça marche.

Après la bataille dans le verre d'eau de l'esprit étriqué, la bataille navale énorme, ludique mais intraitable, évidente et super complexe, jouissive. Battles. Dave Konopka, bassiste et guitariste, look propret, s'installe accroupi devant ses pédales innombrables, loopse des petits machins tranquilou.

On commence à reconnaître un air, et Ian Williams, l'homme aux claviers penchés et à la guitare chewing-gum arrive et en fait autant, des ptits bouts d'trucs. Et ça monte, le rythme, ça monte, ahah ! Voilà "Ice Cream" ! Morceau bizarre et réjouissant, équivoque. Et enfin l'homme. John Stanier, la moelle épinière de Battles, le batteur. Que dis-je : Le Batteur. Et bim, le Grand Mix de se prendre dans la tête les fracas syncopés, les enchaînements presque illisibles et coulants de source, la Machine.

Bataille rangée. Une application et une précision qui font peur, ils ne sont pas là pour déconner même s'ils sont loin de paraître froids (un rigolo du premier rang se verra invité à prendre la parole…), les corps ramassés ou ondulants (Williams tel un Valentin le désossé), les yeux aux aguets, ils sont au cordeau, ne s'interpellant que pour finir de régler tel ou tel bouton à l'effet obscur mais décisif manifestement.

Bataille à mains nues. C'est à dégoûter quiconque a un jour caressé l'espoir de fricoter avec une batterie. Ce type la maltraite et elle aime ça, laissez tomber. Au troisième titre, il transpire à grosses gouttes, à la fin du concert sa chemise a tout simplement changé de couleur. Il doit avoir des épaules de buffle. Ils sont alignés tous trois, la batterie au milieu, et le pompon, la cymbale haute, au-dessus de tout, c'est la Lune.

Bataille des nerfs. Au fait, on appelle ça du math rock. Parce que c'est compliqué. C'est du "maths-appliqués-rock" plutôt. Surtout ne pas chercher à comprendre. Se laisser imaginer, "imager", parce que c'est plein d'images en plus de notes. Entre mélodies orientales, coups de massues industrielles et zigouigouis rigolos, on oscille entre pleins d'univers, mais beaucoup de jeux, c'est un peu la bande originale parfaite pour jeu vidéo pointu.

Alternant des titres du sommet Gloss Drop et du dernier La Di Da Di (produit par Warp comme le reste de leur discographie), l'heure et demi passe en un rien de temps et se termine sur "The Yabba". Bataille de cordées.

S'il y avait une cathédrale à Gotham City, il faudrait l'appeler Battles.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

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En savoir plus :
Le site officiel de Gary Gritness
Le Soundcloud de Gary Gritness
Le Facebook de Gary Gritness
Le site officiel de Battles
Le Soundcloud de Battles
Le Myspace de Battles
Le Facebook de Battles

Crédits photos : Cédric Chort (Toute la série sur Taste of Indie)


Marion Gleizes         
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