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Nana Ekvtimishvili et Simon Groß  mai 2017

Réalisé par Nana Ekvtimishvili et Simon Groß. Géeorgie/Allemagne/. Comédie dramatique. 1h59 (Sortie le 10 mai 2017). Avec Ia Shugliashvili, Merab Ninidze, Berta Khapava, Tsisia Qumsishvili, Giorgi Khurtsilava, Giorgi Tabidze, Goven Cheishvili et Dimitri Oragvelidze.

Les Géorgiens étaient réputés pour être les "méridionaux", les "Marseillais" du bloc soviétique. Bons vivants, buveurs de vins dont ils sont de grands producteurs, on les connaît pour leur grand sens de la famille et souvent, dans leurs films, on les voit vivre en véritable tribu dans le même appartement.

C’est encore le cas dans "Une famille heureuse" de Nana et Simon. Manana, professeur dans un lycée de la capitale Tbilissi, est mariée depuis 25 ans avec Soso. Le couple cohabite avec les parents de Manana, leurs deux enfants et leur gendre.

Si l’on compte les nombreuses occasions de réunir le reste de la famille, on ne peut pas dire qu’ils aient eu beaucoup d’intimité depuis tout ce temps.

Cela ne semble pas trop gêné Soso, à l’inverse de Manana, qui, alors que tous ses proches viennent lui souhaiter son cinquante-deuxième anniversaire, comprend qu’elle a soudain besoin de solitude et d’espace vital. A la surprise générale, elle décide de quitter cette famille envahissante.

"Une famille heureuse" de Nana et Simon ne raconte rien d’autre que la prise de conscience de Manana, son besoin de calme, de pouvoir cuisiner toute seule, reprendre sa guitare, lire un livre sans un bruit de chamailleries. Car Dieu sait si les Géorgiens, ceux qu’on a jadis pu voir dans les premiers films d’Otar Ioaselliani, ont la voix forte et la propension à s’épancher l’alcool aidant.

En changeant de vie sans autre dessein que de profiter de sa belle cinquantaine, et sans arrière-pensées de démon de minuit, Manana va aller de surprises en surprises sur sa petite famille si tranquille.

A commencer par la découverte des petites incartades d’un mari dont elle ne sait plus quoi penser, mais qui reste quand même le père de ses enfants… Quant à ceux-ci, en s’éloignant d’eux, elle s’aperçoit qu’ils ont peut-être plus besoin d’elle qu’elle ne se l’imaginait.

"Une famille heureuse" de Nana et Simon propose une belle auto-analyse d’une femme au milieu de sa vie. Le pathos n’y a pas droit de cité. Le film est à la fois plein de charme et de petits faits qui font une vie. Les "fêtes" s’enchaînent entre les repas de famille et la réunion des anciens élèves de la classe de Manana, moment capital du film.

Mine de rien, "Une famille heureuse" décrit assez minutieusement comment vivent les habitants de Tbilissi pas encore totalement happés par le modèle consumériste occidental. Dans cette petite bourgeoisie ni riche ni pauvre, on bricole encore à l’intérieur d’appartements de famille pas encore saucissonnés pour que triomphe la cellule familiale nucléaire de base ne réunissant que parents et enfants.

A l’image de certains films roumains récents décrivant un mode de vie comparable, "Une famille heureuse" est une plongée agréable chez des voisins dont on ne sait pas grand-chose depuis qu’ils ont quitté l’orbite soviétique.

C’est avec plaisir qu’on partagera les plats appétissants dont regorgent leurs tables, qu’on s’immiscera sans être trop voyeurs dans leurs petites histoires intimes. "Une famille heureuse" de Nana et Simon, dominé par le beau personnage incarné subtilement par Ia Shugliashvli, a le goût tout simple du bonheur.

 

Philippe Person         
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