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Andrew Steggall  mai 2017

Réalisé par Andrew Steggall. Grande Bretagne/France. Drame. 1h49 (Sortie le 31 mai 2017). Avec Juliet Stevenson, Alex Lawther, Phénix Brossard, Finbar Lynch, Patrice Juiff, Niamh Cusack et Danielle Catalla.

Peu de films, qu'ils soient français ou anglais, ont pour cadre la population britannique qui vit ou réside régulièrement sur le territoire français, notamment dans le sud-ouest.

"Departure" d'Andrew Steggall aborde la question au moment où, son couple battant de l'aile, Beatrice, en compagnie de son fils Elliott, revient une dernière fois dans sa résidence secondaire pour la vider de son contenu avant la vente.

Andrew Stegggal a particulièrement bien choisi la maison et le village où se situe son histoire. Endroit vide et sauvage, en pleine forêt, à la fois beau et mystérieux, on sent tout de suite le crève-coeur que cela doit être pour la mère et le fils de le quitter.

Entre adolescence et post-adolescence, Elliott, qui revêt comme manteau un uniforme de soldat qui paraît sortir des années 1870, a quelque chose d'un Rimbaud moderne. Pour preuve, il a des visions et des velléités littéraires, un carnet toujours sur lui et des obsessions, comme l'idée fixe qu'en arrivant, lui et sa mère, ont percuté un grand cerf...

Mais c'est l'arrivée d'un jeune français de son âge, Clément, qui va faire de ce dernier séjour dans ce lieu que n'aurait pas dénigré le Grand Meaulnes, un événement capital de sa jeune existence...

Venant d'ordinaire pour les vacances, Elliott n'avait jamais croisé Clément, pourtant habitué des lieux, qui lui, vient toujours chez sa tante à cette période. L'amitié qui va naître prend une tournure inattendue : le jeune anglais tombe amoureux du jeune français, plus brut de décoffrage que lui, mais dont la sexualité paraît déjà orientée vers les filles...

Dans "Departure" d'Andrew Steggall, les choses avancent à pas comptés et ne sont pas toujours montrées. Ce film fragile et pudique n'a pas choisi la facilité car s'intéresser à l'instant précis où la vie est en train de bifurquer, sans que cela ne soit pas encore un total basculement, mérite beaucoup de maîtrise de la part du réalisateur et d'attention de la part du spectateur.

Si l'on accepte cette plongée dans un monde où il s'agit de capter soi-même des sensations sans qu'elles soient clairement définies par le cinéaste, on aimera cette proposition délicate, pleine d'une gravité sereine.

Observer l'éveil des sens d'Elliott, épier l'entrée de Beatrice dans une maturité solitaire, voilà ce que donne à voir "Departure" d'Andrew Steggall. Celui-ci cite comme l'une de ses références, "Les roseaux sauvages" d'André Téchiné et, pour une fois, on ne peut qu'acquiescer. A l'instar de ce qui reste le meilleur film du cinéaste français, "Departure" réussit à saisir comment la nature peut nourrir ou provoquer les pulsions humaines

Ce film serein, qu'on rangera du bout des lèvres dans la catégorie "LBGT", bénéficie d'une très belle distribution, avec en tête la composition parfaite de Juliet Stephenson, et celle des deux garçons.

Si Alex Lawther a quelque chose d'un Hugh Grant en gestation, Phénix Brossard a la singularité des grands acteurs, ceux qui, en un seul plan, portent déjà tout l'univers qu'ils vont construire et dont les contours sont encore totalement flous.

Pouvoir entrer dans "Departure" d'Andrew Steggall ne sera pas réserver à tous, mais ceux qui s'y trouveront bien ne regretteront pas d'avoir fait l'effort d'y pénétrer tout doucement et sans effraction.

 

Philippe Person         
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# 25 septembre 2022 : La culture n'est pas un luxe

8ème vague, confinement énergétique... rien de bien brillant pour le futur, heureusement il reste la curiosité et la culture. Gardons le cap et restons groupés. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Bobo playground" de Alexis HK
"Ca pixellise" de Dimoné
"The portable Herman Dune Vol 1" de Herman Dune
"La mélodie, le fleuve et la nuit" de Jérôme Minière
"Kramies" de Kramies
"Mémoires d'une femme" de Myriam Barbaux-Cohen
"The hardest part" de Noah Cyrus
"Dvorak : Quatuor américain, valses" de Quatuor Talich
"Fauré le dramaturge" de Takénori Némoto, Cécile Achille, Cyrille Dubois et Ensemble Musica Nigella
et toujours :
"J'ai vécu les étoiles" de Andoni Iturrioz
"Ornette Under the Repetitive Skies 3" de Clément Janinet
"Alan Hovhaness : oeuvres pour piano" de François Mardirossian
"Live in Paris" de Fred Nardin Trio
"Show AC/DC" de Ladies Ballbreakers
"Luigi Concone" de Mavroudes Troullos & Rachel Talitman
quelques clips avec Moundrag, Ottis Coeur et Madam
"Souvenirs" de Pale Blue Eyes
"Life and life only" de The Heavy Heavy

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Harvey" au Théâtre du Rond-Point
"Les Producteurs" au Théâtre de Paris
"Bérénice" à La Scala
"Les Filles aux mains jaunes" au Théâtre Rive Gauche
"Il n'y a pas d'Ajar" aux Plateaux Sauvages
"Echo" aux Plateaux Sauvages
"Le syndrome d'Hercule" au Théâtre Essaion
les reprises :
"Cahier d'un retour au pays natal" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Le dépôt amoureux" au Théâtre Les Déchargeurs
"Darius" au Théâtre Essaion
"A la recherche du temps perdu" au Théâtre de la Contrescarpe
"L'Autre fille" au Théâtre des Mathurins
"Les Divalala - C'est LaLamour !" au Grand Point Virgule
et les spectacles à l'affiche

Expositions :

"Frida Khalo, au-delà des apparences" au Palais Galliera
"Hyperréalisme - Ceci n'est mon corps" au Musée Maillol
'Miroir du monde - Chefs d'oeuvre du Cabinet d'art de Dresde" au Musée du Luxembourg
et les expositions à l'affiche

Cinéma :
en salle : "L'Ombre de Goya" de José Luis Lopez-Linares
en streaming gratuit :
"Qui vive" de Marianne TArdieu
"Big Fish" de Tim Burton
"Marguerite" de Xavier Giannoli
"Chained" de Yaron Shani

Lecture avec :

"Les masques éphémères" de Donna Leon
"La guerre de cent ans" de Amable Sablon du Corail
"D'où vient l'amour" de Yann Queffélec
et toujours :
"Combattre en dictacture" de Jean Luc Leleu
"Hideo Kojima, aux frontières du jeu" de Erwan Desbois
"Le cartographe des absences" de Mia Couto
"Le coeur ne cède pas" de Grégoire Bouillier
"Le tumulte" de Sélim Nassib
"Un profond sommeil" de Tiffany Quay Tyson

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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- 11 septembre 2022 : C'est reparti pour un tour
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