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puce L'Homme hors de lui
Théâtre de la Colline  (Paris)  septembre 2017

Texte de Valère Novarina dit par Dominique Pinon dans une mise en scène de l'auteur.

Valère Novarina-Dominique Pinon, quatrième acte. Dans "L'homme hors de lui" , les deux hommes poursuivent leur aventure commune avec une délectation intacte, le plaisir des mots bien sûr, mais aussi celui de faire exploser les frontières artistiques.

C'est en effet entre les tableaux colorés de Valère Novarina qu'en quatre mouvements qu'on pourrait presque qualifier de musicaux, Dominique Pinon va se transformer.

D'abord "vivant malgré lui", puis "Bonhomme de terre" et "déséquilibriste", il finira "chanteur en perdition", avec un cri final qui veut tout dire : "Mort à la mort"

Dans le décor composé uniquement des tableaux de Valère Novarina qui sont rendus mobiles par "l'ouvrier du drame" (Richard Pierre) qui les dispose, redispose, entasse, désentasse, suivant une logique propre au metteur en scène Novarina, Dominique Pinon est une parole continuellement frottée à elle-même.

Circonvolutions nettes et précises, mots déformés jaillissant avec malice, accumulations, coq-à-l'âne, aphorismes, fulgurances infaillibles, tout ce qui est dit ne peut être retranché et concourt à l'attention extrême d'un spectateur que ce flot fascinera pendant une heure dix minutes, montre en main.

Ici on ne s'ennuie pas et Dominique Pinon porte cette parole avec une conviction sans emphase. Jamais il ne truque ni n'exagère. Jamais il n'a été aussi léger au point de pouvoir chantonner. Car la musique et l'accordéon de Christian Paccoud font beaucoup pour que la complainte de cet homme seul, de ce "Pinocchio" qui demande au final la "pitié" du public, touche les cœurs.

Ceux qui n'ont jamais pratiqué le théâtre de Valère Novarina découvriront avec bonheur qu'il n'est en rien "intellectuel". Tout au contraire, cet éloge incessant de la liberté d'assembler les mots a quelque chose de magique. Ce qui paraît un flot de paroles tumultueuses et décousues s'avère peu à peu un océan raisonné où les images frappent et pénètrent l'imagination.

Tel Raymond Roussel, naguère, Valère Novarina a l'excentricité généreuse. Sa foi dans l'écriture fait plaisir à voir et à entendre. A l'heure où le sens n'est que de l'ordre du discours, le non-sens roboratif de Novarina fait vraiment sens. On en redemande.

 

Philippe Person         
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