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Interview  (PIAS, Paris)  jeudi 5 octobre 2017

Vamos A bailar Calypso

C’est elle, non pas la sauterelle du "Marcia baila" des Rita Mistsouko, mais le petit bonbon à croquer du single "A bailar Calypso" de… Pas de nom, je me suis fait la promesse de présenter Calypso Valois et non pas Calypso la fille de… Calypso a sorti cette semaine chez PIAS son premier album Cannibale, épaulée par Etienne Daho, son parrain. Froggy’s a rencontré cette jeune femme dynamique et surbookée, entre cinéma, pop et synthés. Un délicieux moment à vite croquer avant de se faire cannibaliser, tout est question de goût…

Calypso, quelques jours de la sortie de ton premier album, dans quel état d’esprit te trouves-tu ?

Calypso Valois : C’est une question que l’on me pose souvent en ce moment. Je me sens très simplement excitée. C’est une sensation étrange, ça fait un moment que l’album est fait et voilà, on va le donner aux gens et j’espère qu’ils l’aimeront.

Peux-tu nous parler de la génèse de "Cannibale" ?

Calypso Valois : J’avais un groupe qui s’appelait CINEMA que j’ai arrêté en 2014, j’ai continué à faire des morceaux, j’ai ce besoin de m’exprimer tout le temps. J’ai eu une année 2014 bien chargée, j’ai tourné dans un film, composé une musique pour un défilé. Quand quelque chose s’arrête, je reprends autre chose, du coup les premiers morceaux datent de cette époque. L’enregistrement s’est terminé en 2016. Certains morceaux datent de cette époque.

J’ai aussi ma manière de fonctionner. Contrairement à certains amis musiciens qui prennent deux mois pour boucler douze titres, moi je fais plein de morceaux et je choisis les meilleurs, tous ne sont pas bons, je fais dans la quantité et j’écrème. Je compose toujours les musiques en premier et ensuite, j’écris des textes sur les meilleures musiques. Ca, je le fais seule.

Pour cet album, j’ai propose à Yan Wagner (ndlr : auteur des albums "48 hours" et "This never happened") s'il serait intéressé pour produire un album autre que le sien, nous nous connaissions depuis longtemps mais n’avions jamais travaillé ensemble, l’idée lui a plu, il a écouté les maquettes et a commencé à proposer ses idées sur plusieurs morceaux que j’ai autoproduits, ensuite j’ai signé chez PIAS et on a terminé l’album.

Etant issue d’une famille de musiciens, faire de la musique était pour toi une étape naturelle ou cela représentait une liberté d’expression ?

Calypso Valois : La musique a toujours fait partie de ma vie. J’ai commencé le piano très jeune, j’avais ce désir de faire du piano, de la musique classique, c’était mon impulsion, ma demande. Ado, je n’ai jamais voulu en faire un travail, peut-être par contradiction. Quand on me demandait "tu veux faire quoi plus tard, comme tes parents ?", je répondais non. La musique est pour moi un plaisir, c’est à partir du moment où parallèlement à mes études de théâtre, que j’ai commencé pour me marrer à faire de la musique.

J’ai trouvé là une inattendue liberté d’expression et de créativité que je ne trouvais pas forcément ailleurs. J’avais l’impression de pouvoir exprimer des choses très personnelles. Au fur et à mesure, ça a pris de plus en plus de place. Je pense que mon travail est très différent de celui de mes parents, certes c'est de la chanson, c’est en français, mais j’ai l’impression que c’est très personnel et du coup je me sens assez bien par rapport à ça.

Tes textes sonnent très féminins,  "Vis à vie" évoque un homme mais avec beaucoup de féminité dans l’expression.

Calypso Valois : Je ne me sens pas très femme, je me suis toujours sentie très masculine. Quand j’écris il m’arrive de ne me sentir ni homme ni femme. Mes textes s’adressent parfois à un homme, parfois à une femme, parfois je dis "il" alors que je parle de moi, parfois je dis "je" alors que je pense à un homme, quand je fais mes morceaux je me sens souvent assez détachée de mon corps.

T’impliques-tu dans l’univers visuel de ton travail ?

Calypso Valois : Je suis très impliqué dans l’intégralité de l’environnement de "Cannibale", tout me paraît important et doit rester artistique. Un clip dans lequel on voit une fille très belle chanter il y en a pleins, moi je propose autre chose, c’est mon univers, je l’assume complètement. Les gens avec lesquels je travaille, quand je fais appel à eux, je leur laisse leur liberté, on parle beaucoup avant, je leur explique l’ambiance et les thématiques que je souhaite retrouver et je leur donne carte blanche.

Concernant la vidéo de la chanson "Le jour", j’ai eu la chance incroyable que Christophe Honore, me contacte pour réaliser le clip. J’ai proposé à Bertrand Mandico (ndlr : réalisateur à l’univers sombre et underground) de réaliser la vidéo de la chanson "Apprivoisé", je ne le connaissais pas, j’étais fan de son travail, je trouve ses films très beaux, très poétiques, très oniriques, toujours un peu dérangeants et étranges, avec en parallèle de l’esthétisme et de la folie. Je me trouve très proche de cet univers et j’ai pensé que ce serait merveilleux qu’il puisse illustrer un de mes morceaux avec son travail. Il m’a proposé des choses que j’ai à chaque fois adoré... Je suis très impliquée et en même temps je fais hyper confiance, je les laisse illustrer mon univers.

Tu tournes en en ce moment ?

Calypso Valois : Oui, dans un film réalisé par Ralph Fiennes... Il réalise actuellement un film sur la vie de Rudolf Noureev (danseur étoile disparu en 93) et j’ai un petit rôle dedans, c’est incroyable de travailler avec lui, une intelligence, une précision, tellement réfléchi, c'est passionnant...

Il y a des réalisateurs avec lesquels tu aimerais bosser ?

Calypso Valois : Pleins ! Déjà j’ai eu la chance de travailler avec des réalisateurs incroyables, Christophe Honore, Olivier Assayas, Catherine Corsini, Michel Gondry... Des réalisateurs avec des univers foutraques que j’adore mais complètement différents à chaque fois... J’aimerais beaucoup travailler avec Jacques Audiard, Benoit Jacquot, Andre Techine... après c’est en fonction des réalisateurs qui veulent bosser avec certains acteurs, on est moins pro actif. De toute manière, en ce moment c’est la musique qui prend le plus de place dans ma vie, qui me demande tellement de temps surtout quand on fait un peu toutes les étapes de la composition, l’écriture, la réalisation, l’enregistrement, le mixage, le visuel, le clip.

Etonnamment, certains de ces réalisateurs sont très impliqués dans la musique comme Gondry et Honore.

Calypso Valois : J’avais vu un concert de la reformation de Oui Oui (ndlr : groupe de Michel Gondry, auteur du cultissime LP "Chacun tout le monde") que j'avais adoré... Honore adore la musique,  "Les chansons d’amour", son travail avec Alex Beaupain... Un morceau de mon père (ndlr : Denis Quilliard alias Jacno) est repris dans un de ses films "Tes grands yeux bleus"  dans le film "17 fois Cecile Cassard", je me souviendrai toujours de cette scène, avec Beatrice Dalle dans une voiture... et ce morceau de mon père...

Depuis quelques temps, une génération de "jeunes gens môdernes contemporains"  dont toi, Clea Vincent, Lafayette, Aline, Fischbach... éclos et apporte de la fraîcheur ... Te reconnais-tu dans cette génération ?

Calypso Valois : Quand j'enregistrais mon disque, j’écoutais très peu de musiques actuelles, je ne voulais pas être influencée, j’écoutais plus de la musique classique... J’aime beaucoup ces artistes que tu cites et qui sont très différents les uns des autres. C’est ce truc que je trouve bien actuellement, il y a beaucoup d’artistes qui reviennent au français avec des univers très personnels, et du coup je trouve qu’il n’y a pas de parasitages, et que tout se ressemble. J’ai souvent entendu dire que ma musique était très connotée années 80 alors que je n’aime pas trop le revival.

Quand on réalisait "Cannibale", je ne voulais pas partir dans un son années 80 malgré la présence des synthés. Avec Yan, on a mélangé pas mal de choses, il y a le côté synthétique mais avec une vraie base guitare, batterie, et des violons, du saxo, des influences 70’s... J’espère avoir fait quelque chose d’assez moderne... Ca me ferait plaisir d’entendre des retours comme "c’est cool, c’est frais"... je n’aimerais pas que les gens se disent "ça me fait penser à tels trucs, telles choses".

Après la sortie de l’album ? Des dates en France, à l’étranger ? Londres collerait bien à ton style.

Calypso Valois : On va le jouer sur scène, les dates commencent à arriver. Je vais jouer dans le cadre du festival des inrocks en novembre. Il y a des dates en Belgique mais pas encore au Royaume Uni, mais j’aimerai trop... moi qui suis un peu nomade... j’aimerai toucher par ma musique des gens qui ne parlent pas ma langue... j’aimerai bien vivre cette expérience, voir les réactions à ma musique sans forcément la compréhension des paroles.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Cannibale de Calypso Valois

En savoir plus :
Le site officiel de Calypso Valois
Le Soundcloud de Calypso Valois
Le Facebook de Calypso Valois

Crédits photos : Thomy Keat (retrouvez toute la série sur Taste Of Indie)


Sébastien Dupressoir         
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