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Théâtre du Petit Montparnasse  (Paris)  janvier 2018

Comédie dramatique écrite et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre, avec Grégori Baquet (ou Charles Lelaure), Alexandre Bonstein, Julie Cavanna, Franck Desmedt et Charlotte Matzneff (ou Salomé Villiers).

Paris, 1942. En pleine montée de l’antisémitisme, un bijoutier juif, Joseph Haffmann, décide de céder la bijouterie à son meilleur employé Pierre Vigneau et sa femme Isabelle.

Joseph restera caché à la cave jusqu’à ce que la situation redevienne normale. Pierre, qui ne parvient pas à avoir d’enfant accepte mais propose en échange à Joseph Haffmann un étrange marché.

Quel bonheur de voir une pièce d’une aussi grande qualité qui, scène après scène, installe une tension et une émotion incroyablement palpables. Jean-Philippe Daguerre a écrit un texte d’une redoutable efficacité et terriblement sincère. L’histoire de Joseph et de Pierre est celle de toute la France de cette époque. C’est toute la réussite de Jean-Philippe Daguerre qui compose là une œuvre universelle.

La pièce décrit avec talent le contexte et les dérives d’une idéologie nauséabonde qui se répand sournoisement dans la population. Indispensable œuvre de mémoire en plus que travail d’orfèvre, "Adieu Monsieur Haffmann" saisit le spectateur qui accompagne les protagonistes et respire à leur rythme.

La fluidité des scènes qui s’enchaînent sur la formidable musique d’Hervé Haine le porte avec bonheur tout au long de cette comédie dramatique au suspens omniprésent.

Jean-Phlippe Daguerre dont on connait les qualités de mise en scène, dirige ici au cordeau et avec délicatesse une équipe de comédiens éblouissants.

Charles Lelaure (en alternance avec Grégori Baquet, tout aussi excellent) incarne un touchant Pierre, entier et humain. Julie Cavanna est une magnifique Isabelle dont chaque scène est un régal tant elle fait passer l’évolution de son personnage dans une sobriété infinie. Quelle comédienne…

Pour Joseph Haffmann, il fallait un comédien exceptionnel. Jean-Philippe Daguerre l’a trouvé en la personne d’Alexandre Bonstein, totalement bouleversant d’humanité, qui compose avec finesse un Haffmann racontant par son seul regard toutes les émotions qui traversent cet homme pour qui "le courage est plus fort que la peur".

Le brillant duo Charlotte Matzneff - Franck Desmedt (l’ambassadeur Otto Abetz et sa femme) dans la seconde partie est aussi drôle que glaçant. Ils forment un couple captivant et la scène du diner restera un moment culte, parcouru d’émotions contradictoires et d’une pesante intensité.

Bijou à tous les niveaux, de la belle et symbolique scénographie de Caroline Mexme aux costumes parfaits de Virginie H, en passant les lumières subtiles d’Aurélien Amsellem, "Adieu Monsieur Haffmann" est l’une de ces pièces qui trouvent place dans votre mémoire pour n’en plus sortir. Et qui réussit donc son indispensable mission d’utilité publique.

Un chef d’œuvre qu’on salue debout.

 

Nicolas Arnstam         
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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