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puce Et si on ne se mentait plus ?
Théâtre Le Lucernaire  (Paris)  septembre 2018

Comédie de Emmanuel Gaury et Mathieu Rannou, mise en scène de Raphaëlle Cambray, avec Maxence Gaillard, Emmanuel Gaury, Guillaume d'Harcourt, Nicolas Poli et Mathieu Rannou.

Avec "Et si on ne se mentait plus ?", le quintet formant la jeune Compagnie Les Inspirés ayant pour devise théâtrale "Ils jouent ce qu’ils écrivent et ils écrivent ce qu’ils jouent" propose une intelligente et divertissante première création qui se révèle un très réussi "trois-en-un".

En premier lieu une immersion dans le Paris de la Belle Epoque et le cercle des beaux esprits à l'humour aussi délié que caustique qui composent le groupe "Les Mousquetaires" créé en 1897 par Alphonse Allais, alias Alphi le roi du calembour et de la facétie, avec ses amis hommes de lettres - Jules Renard surnommé "Poil de Carotte", Alfred Capus, le "Prince de l'esprit", le "bonhomme" Tristan Bernard - et Lucien Guitry, comédien et séducteur invétéré aka "Divan le terrible", avec lesquels il fait régulièrement bonne chère en l'appartement de ce dernier sis Place Vendôme.

Ainsi, l'opus emprunte au biopic par l'utilisation tempérée d'éléments historiques et biographiques avec une astucieuse et cocasse approche psychologique des personnages sur le mode du jeu littéraire et de la déclinaison du portrait chinois hybridé avec une fantaisie fictionnelle.

Ensuite, une pièce sur la vie et le paysage théâtral à la mi-temps de la IIIème République égayée des "bons mots" puisés dans le foisonnant thésaurus des protagonistes de ce cénacle qui jouaient et déjouaient leur lucidité fataliste quant à la finitude humaine.

Enfin, et surtout, une plaisante variation sur la fraternité masculine - entre des figures dissemblables tant par leur tempérament et leurs opinions que par leur notoriété conjoncturelle - placée sous l'auspice de l'essai sur l'amitié de Michel de Montaigne et sa fameuse sentence "Parce que c'était lui ; parce que c'était moi" - qui va donc au-delà de "des relations familières nouées par quelque circonstance ou par utilité", atténue le conflit des egos et érige les petits mensonges entre amis en civilité affectueuse.

A l'écriture, Emmanuel Gaury et Mathieu Rannou ont élaboré une excellente partition en mettant amour, amitié, ambition, argent et anicroches au menu thématique et alliant humour, satire et émotion dans des scènes dispensées de toutes manières, de la choralité à l'intermède monologal en passant par d'épatants duos.

Dans un décor de Catherine Bluwal combinant harmonieusement trois espaces scéniques qui reprend l'iconographie de l'illustration du 19ème siècle, et en costumes d'époque confectionnés par Margot Déon et Leslie Pauger, un joyeux et tonique "club des cinq" officie sous la houlette expérimentée de Raphaëlle Cambray misant sur un rythme soutenu, qui n'est pas sans évoquer celui du théâtre de boulevard, et assure une remarquable fluidité dans l'enchaînement des scènes tout en canalisant l'impétuosité de sa petite troupe.

La distribution s'avère judicieuse et l'interprétation sans faille et homogène. Amis à la scène et à la ville, Emmanuel Gaury et Mathieu Rannou en étonnant Allais lunaire, Nicolas Poli, le psychorigide Alfred Capus, Maxence Gaillard, soucieux Jules Renard, et Guillaume d’Harcourt en Tristan Bernard gouailleur campent des mousquetaires qui font assurément mouche auprès du public.

 

MM         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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- 15 mars 2020 : La culture sans bouillon de culture
- 8 mars 2020 : La vie en (mo) rose
           
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