Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce The Slow Sliders
Glissade tranquille  (Kithibong)  septembre 2018

Le 24 janvier 2017, il faisait froid, je n'avais pas envie de sortir, je pensais rester au chaud, chez moi, dans mon canapé, sous un plaid, en regardant une trentième rediff d'un truc genre Jason Bourne sur une chaîne de fond de TNT. Pendant ce temps-là, de jeunes et valeureux musiciens s'étaient gelé les miches en traversant la France pour venir jouer à Paris, devant quelques soiffards avides de rock n'roll hivernal. Qui avait raison ? Pas moi. Je le savais.

Poussé par ma mauvaise conscience et l'envie de bousculer ma flemmardise, j'ai gogglé et c'est comme ça que je suis tombé sur eux : The Slow Sliders. Tombé amoureux, pour être plus exact, d'une vidéo postée sur l'event de leur concert du soir, au Supersonic, une salle qui se trouvait à une demi-heure de chez moi. Dans ce clip intitulé "Impalos", ils apparaissaient dans un blockhaus en pleine campagne Brestoise, dans le froid et les herbes sauvages, près d'une mer agitée et sous un ciel pluvieux, et j'aimais ça, comme on aime une escapade Finistérienne pour son charme mélancolique, à l'image de leur musique pleine d'envolées vocales et guitaristiques. Enchanté, j'étais conquis au Conquet.

J'entrais dans leur histoire, libre et passionnante, franche et insouciante, et j'ai tout de suite su qu'elle m'amènerait vers eux, ce soir-là. Adieu Jason Bourne. Ce concert a été un de mes préférés de toute l'année dernière. Je découvrais leurs chansons, leur style décontracté, pour ne pas dire désinvolte. "Ce groupe est indécemment doué", m'étais-je dit. Est-ce qu'ils s'en rendaient compte ? Si oui, ils s'en foutaient royalement.

Un an et demi plus tard, leur album, tant attendu, sort enfin. Un album court, de 8 chansons seulement, dont "Impalos" et d'autres merveilles. Il n'y a rien à jeter. Tout a un sens, dans le jeu, la production, le format. C'est un repas complet, un plateau varié et cohérent.

"It's hard to hate" et "I'm dead anyway" offrent des montées progressives emballantes, de quoi vous coller un frisson en plein vol. "Lesneu" pourrait vous faire danser, en fait non, elle vous fait danser. Et "Empty days", mon dieu, c'est roulage de pelles garanti.

Bien sûr, on pense à The Walkmen, The Smiths et à ce genre d'écorchés lumineux éclairant la brume de leurs mélodies solaires. Et aussi à Mac DeMarco pour certains choix d'accords et d'arrangements, pour ce groove lancinant typique de l'Atlantique, nuages noirs sur mer bleue-gris, éclaircie à midi...

Il y a de la maturité chez ces jeunes hommes, qui ravit le "vieux pas si con" que je prétends être, celui qui a toujours fui la médiocrité et qui trouve en eux un espoir vivifiant. Voilà un groupe que je suis sorti voir dans le froid, voilà un album que j'écouterai souvent.

 

En savoir plus :
Le Bandcamp de The Slow Sliders
Le Soundcloud de The Slow Sliders
Le Facebook de The Slow Sliders


Antoine "Zebra" Minne         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=