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Patrick Wang  novembre 2018

Réalisé par Patrick Wang. Etats Unis. Comédie dramatique. 2h02 (Sortie le 28 novembre 2018). Avec Tyne Daly, James Marsters, Janeane Garofalo, Glynnis O'Connor, Jessica Pimentel, Amy Carlson, Trevor St. John et Janet Hsieh.

Il y a quelques années, ED Distribution a découvert un cinéaste américain hors normes, Patrick Wang. En voyant son premier film "In the Family (2011)", les choses étaient déjà claires : on avait devant les yeux les premières bobines d'un cinéaste qui comptait décrire avec un scalpel acéré l'état de la famille américaine.

Dans son second film, "Les Secrets des autres (2015)", on retrouvait la même acuité aigüe pour suivre des personnages une fois définis et les rendre les plus vrais possibles sans s'autoriser des facilités dans le récit. Le film était plus âpre que le précédent et si l'on avait la certitude d'être devant un grand moraliste comme il y en a eu si peu dans le cinéma américain.

Avec "A Bread Factory Part 1", film découpé en deux parties de deux heures, tout se qu'on pressentait sort de sa chrysalide et si l'on voulait définir le résultat, on pourrait écrire que Patrick Wang est le croisement de Robert Altman et de Wes Anderson avec une pincée de Todd Solondz.

Moraliste donc, comme Altman le fut, mais aussi fantaisiste "social" comme peut l'être l'auteur du "Grand Budapest Hotel" ou celui du "Teckel".

A la différence des trois cinéastes cités, Patrick Wang n'est sans doute pas un radical et il ne ressent pas le besoin de s'attaquer à l'Amérique frontalement. Donc pas de caricatures ni de personnages emblématiques pour alimenter sa critique des États-Unis.

Dans "A Bread Factory Part 1", chose rare depuis les temps fordiens, le héros est une communauté. Mais il ne s'agit pas d'une communauté d'individus se battant pour sa survie ou pour affirmer sa différence ethnique ou politique.

Non, "La Fabrique" est un lieu culturel un peu poussiéreux, animé et fréquenté par des êtres un peu ailleurs du monde consumériste, qui peuvent se passionner pour "Hécube" d'Euripide, faire découvrir aux habitants de la petite ville de Checkford la musique, le cinéma et la peinture, comme aider des étrangers à apprendre la langue anglaise.

"A Bread Factory Part 1" de Patrick Wang conte bien des histoires de ces personnages singuliers, tous légèrement toqués ou décalés, comme Dorothea et Greta, deux adorables vieilles dames, qui depuis quarante ans, animent ensemble cet espace à part.

Car soudain les voilà confrontés à la modernité : un centre culturel ultra moderne a été offert à la ville par deux artistes... performeurs et chinois.

Toute la problématique du film va consister à déterminer si les subventions publiques peuvent être allouées aux deux entités ou si la "Fabrique" ne doit pas se résigner à disparaître au profit de la nouvelle structure moderne... Un vaste débat va être organisé à l'issue duquel les citoyens devront voter...

"A Bread Factory Part 1" de Patrick Wang se déroule pendant ce moment crucial. Il s'agit d'une vision loufoque des conséquences de la mondialisation en pleine Amérique. Les gens du coin sauront-ils faire la part des choses, ne pas être attirés par ce qui brille et est soutenu par la vulgate publicitaire et médiatique ?

On ne racontera pas le résultat de cette consultation, surtout que le film comprend une deuxième partie dont on reparlera en 2019.

Franchement original, vraiment saugrenu, "A Bread Factory Part 1" de Patrick Wang fourmille d'histoires et d'anecdotes et, même si la menace est proche par l'intermédiaire d'un vote, c'est un plaidoyer pour une Amérique de proximité, aimable et chaleureuse, loin de Trump le bateleur et d'Obama le beau parleur...

On fera le pari qu'aucun de ceux qui auront choisi d'y séjourner ne manquera à l'appel de "A Bread Factory Part 2" : un petit coin de paradis" qui sera en salles le 2 janvier 2019.

 

Philippe Person         
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